Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

lundi 24 mars 2008

Le jargon numismatique : toute une affaire !

J'ai eu l'occasion, il y a quelques années lors d'une formation pour formateurs d'adultes, de proposer à mes collègues, un mini-cours qui s'intitulait : "Dans les coulisses de la monnaie..." En une demi-heure, j'ai pu partager ma passion de la numismatique. Pour cette occasion, j'ai mis au point quelques documents qui présente l'univers de la fabrication des pièces de monnaie à la frappe comme autrefois, ou au poinçon, comme actuellement. Les deux méthodes sont proches, mais tout un univers les sépare.

Vous retrouvez ici quelques documents qui permettent à des néophytes d'aborder le monde de la numismatique et son jargon.

Commençons par un exemple pratique : Vous voyez ici une pièce égyptienne d'une livre en argent au titre de 720 (= 720 pour mille ou 72% d'argent). A l'avers, on peut lire la date du calendrier musulman 1387 (de l'Hégire = les musulmans ont fait débuté leur calendrier à partir du départ du prophète Muhammad de Médine à la Mecque en 622) qui correspond à 1968.

Au revers, est représenté la station hydroélectrique du barrage d'Assouan en Haute-Egypte. La pièce pèse 25 gr. par rapport au titre de 720, on sait donc que la pièce contient 18 gr. d'argent. Elle a été tirée à 100'000 exemplaires. Elle a une valeur commerciale d'environ 10 à 15 CHF. Chaque pièce est répertoriée avec une numérotation internationale qui permet de les retrouver dans un catalogue aussi épais que cher. Sa cote est à "KM #415"

Un premier document présente une nomenclature détaillée d'une pièce de monnaie. Chaque champ a son nom et les indications présentent à l'avers ou au revers ne sont pas anodines et répondent à des règles précises en particulier quand il s'agit des abréviations latines.


J'ai aussi mis au point un petit vocabulaire numismatique que vous retrouvez en cliquant sur ce lien :

Vous y apprendrez plein de nouveaux mots. Ce qu'est le maillechort, la tranche et le cordonnage, un contorniate et des piéforts... entre autres ! Et tout cela en images, pardon ! Bonne lecture.

Pascal Tornay

dimanche 23 mars 2008

Le Christ est vivant, hier, aujourd'hui et à jamais !

Une grande nouvelle est annoncée au monde. Le Christ est ressuscité ! Cet événement est unique dans l'histoire, au sens où il s'est passé une fois pour toutes. Cependant, la résurrection de Jésus Christ dépasse le cadre de l'histoire. Elle a une implication concrète dans l'histoire de chaque être humain de tous les temps et dans l'histoire du monde. C'était un 7 avril de l'an 30, probablement. Divers récits bibliques et des recherches archéologiques attestent de cet événement extraordinaire. Ce ne sont pourtant pas des preuves, mais des témoignages. Pour nous, chrétiens, Pâques, ça change tout ! 

Elle touche tous les hommes de tous les temps ! Comme une radiation, une secousse d'une puissance inconnue pour les hommes, elle irradie le monde et le coeur de tout homme souhaitant accueillir la nouvelle de son salut et la vie de Dieu. Le cierge pascal marque ce retour triomphal de la lumière dans le monde. Dans un environnement pénétré par les ténèbres, une toute petite lumière suffit à irradier les moindres recoins d'une pièce. 

Bonne fête de Pâques !

mercredi 19 mars 2008

Historique de la paroisse et de l'Eglise de Vollèges

Eglise et clocher de Vollèges tout neuf !
Depuis que j'ai 15 ans, je nourris le secret espoir d'écrire une monographie sur ma commune. On m'a souvent encouragé en me disant, subtilement, qu'il faudrait probablement attendre un âge plus mur. Rien n'y fit.

Je me lançais, m'intéressant à toutes sortes de domaines que je triais, récoltant ici et là un témoignage, une photo, un article de la presse. Jusqu'à réunir environ 65 pages. Bien sûr à l'époque, le travailmanquait de profondeur, l'écriture devait encore prendre un peu de poids, mais j'avoue que le coeur y était. A ce propos, je sais que Guy Moulin est à pied d'oeuvre depuis longtemps. Il écrit beaucoup m'a-t-il dit, il se documente. Il a bien sûr un recul historique que je n'ai pas et une mémoire bien remplie. Je souhaiterais qu'il publie un jour pour nous faire partager toutes ses découvertes.

Pour le moment, voici un petit travail de recherche au sujet de la paroisse et de l'église paroissiale de Vollèges. Il ne prétend à rien, mais j'en suis assez content. Vous avez des griefs à formuler, des compléments à apporter... Volontiers.


Cliquez ici pour voir cette ébauche de recherche

Pascal Tornay

mardi 18 mars 2008

Restauration de l'église de Vollèges

L'Eglise de Vollèges a fait peau neuve. C'est le fruit du soutien financier de toute une population et de celui d'une collaboration au sein d'une commission de rénovation. Les premières réflexions datent du début des années 90. Un travail de longue haleine, mais quelle réussite. Un comité ad hoc est en pleine préparation pour faire de la kermesse des 2 et 3 juin 2012, la fête finale qui clora plus de 10 ans de réflexion et de travaux. Voici quelques photos triées. Elles ont été prises par mon père au fil de la restauration.


Vollèges, un coin de pays magnifique blotti
entre la plaine du Rhône et les contreforts du massif du Mont Blanc.



L'église paroissiale de Vollèges, dans son écrin naturel. (2007 )



Le clocher en tuf de la fin du XVè siècle
avec ces 5 cloches haut de 36 mètres env.



Après quelques coups de pioches des bénévoles, l'église perd... son Esprit ! Elle se meurt. Mais chez les chrétiens, la mort, traversée par l'amour du Christ, est vaincue. Une nouvelle vie émerge !



Ma famille et moi ne sommes pas peu fier d'avoir trouvé de moyen de redonner à nos bancs une nouvelle destinée. Des habitants de la commune de Tornay (Denis Raillard, Daniel Chantôme et Laurent Demange) sont venus de Haute-Marne pour les emporter pour Fr. 1.- symbolique. On va peut être les retrouver dans l'église de Tornay d'ici peu...


Des fouilles importantes ont permis de mettre à jour plusieurs édifices antérieur. Ici, on voit l'absyde d'une ancienne chapelle.


Enfin, voici notre église, battante neuve et éclatante de mille feux. Quel changement magnifique !

Photographies : © Daniel Tornay 
Pascal Tornay

dimanche 16 mars 2008

Je te connais !

Pour ceux qui connaissent bien Lise, ma petite soeur – et je vous assure que j’en suis – il est inutile de dire qu’elle est au bénéfice d’une imagination hors du commun, d’un caractère bien trempé, d’une redoutable vivacité d’esprit. (qualités ou défauts, à travers lesquels, par ailleurs, je me reconnais bien aussi : je vous laisse imaginer les étincelles !

Bref, un exemple : Lors de vacances en bateau sur les canaux du midi, tout énervée qu’elle était pour une peccadille, elle réussit le tour de force de se taper la tête au rebord de l’écoutille et se tordre la cheville en retombant dans le bas-fond du bateau en moins d’une seconde. De tels rebondissements mirent le feu à la créativité humoristique légendaire de papa qui l’appela désormais « Ressort ».

La vivacité d’esprit de Lise m’est bien connue. Pour n’en raconter qu’une des innombrables péripéties qui scellèrent notre bel amour fraternel, voici encore un épisode montrant la clarté d’esprit de la belle et sa répartie. Alors que Lise sortait soulagée d’une séjour aux latrines de la maison natale, je la croisais, entrant pour des besoins similaires. M’étant aperçu qu’elle avait omis de tirer la chasse d’eau, je lui renvoyais une belle vanne du genre « La chasse d’eau, c’est comme les cheveux, ça se tire. » La métaphore était parlante, car j’avais passé mon enfance à la maltraiter. J’ai honte ! De son côté, elle a passé la sienne à me narguer comme un malpropre. Elle répliqua donc fermement et immédiatement : « T’a qu’à tirer l’eau et puis ta gueule, c’est comme les fenêtres, ça se ferme. »

Pourtant, Lise est un être sensible et délicat. Je l’ai appris plus tard quand j’ai appris à mieux l’écouter et à la voir vivre. Elle et moi avons comme amie commune la peur. Plus tôt, Lise avait peur de tout. Mais, elle m’a montré par la suite, à bien des endroits, qu’elle peut se retourner très rapidement, à la manière d’un chat. Après ses difficultés avec la Migros d’Aigle au début de 2006, j’ai vu son courage et sa droiture. Voici un autre exemple de retournement rapide et extraordinaire. En très peu de mois, elle a passé de la poltronne : « Maman, moi j’habiterais toujours à Vollèges, comme ça, si y’a des orages, heu… » à la matrone : « C’est pas croyable ! Michaël, Tu restes ici maintenant ! ».

Voici enfin, chers amis, un poème que je lui avais dédié en février de l’an passé, ayant vu, justement, son courage face aux difficultés professionnelles et au chômage entre autres. Il s’intitule « Je te connais ».

samedi 15 mars 2008

La diplomatie

Bien sûr la diplomatie tire de vieilles casseroles. On l'a tour à tour décriée pour ses secrets desseins et ses procédures incontrôlables. Secrets d'alcôves. Manoeuvres fumeuses. Fumeuses ? Que pour le néophyte ; obscures ? Que pour le commun des mortels. Agir dans la discrétion pour obtenir un bien n'est pas pour autant illégitime. Tout au contraire, il s'agit de sagesse et de perspicacité. Mais ne confondons pas tout !

Toute fin n'est pas bonne en-soi. Et les moyens pour y arriver doivent leur être proportionnés. La diplomatie doit être subordonnée à une certaine éthique, une certaine noblesse du comportement. Il est dommage que cela doive s'acquérir. L'on peut feindre et être vrai, certes. L'on peut louvoyer sans en perdre son âme, peut-être. Le diplomate feint sur la forme : le ferait-il à tout crin qu'il n'irait pas bien loin. Mais il s'agit de sagesse, de grandeur intérieure et toute sagesse est affaire d'équilibre.Voici un très récent poème...

La diplomatie


La diplomatie est un art, entre autre l’art de feindre.
mais non seulement... Il s’agit d’un talent et pas des moindres.
On a pu dire de cet art qu’il avait l’air un peu narquois
ou quelque peu béat avec ses lumières et ses artefacts.

En réalité, ces guerriers encravatés jouent un jeu fantastique
Où il faut briser tous les fronts de manière pacifique.
Il se passe des heures de bla-bla où se livrent les destinées d’Etat.
Heures suivies de ces repas mondains qu’on dit d’affaires et où l’on rote gras.

Des nombreuses qualités du diplomate retenons la patience, maîtresse du temps.
Jamais heurtant, il sait qu’il peut avoir besoin de son adversaire à tout moment.
Sous couvert d’empathie, l’on geint et l’on tâte, faisant surgir les desseins.
L’important c’est l’image. Qu’importe que l’on ne soit ni un mage, ni un saint !

La diplomatie, c’est l’art de ceux qui ont compris
Que si le fond fait défaut, il faut parfois le confondre
Avec la forme pour parvenir à ses fins. Quel qu’en soit le prix,
Il faut accepter que le bien ne puisse pas à tous correspondre.

Pascal Tornay

mercredi 12 mars 2008

Poèmes : Tornay, le petit village... ami !

Juchée au creux de la vallée du Vanon au fond de la Haute-Marne, la petite Commune de Tornay porte mon patronyme. Découverte sur la toile en 2004, elle m'est devenue familière : et c'est peu dire. Voici trois petits textes qui manifeste une vision, une élan, un ressenti, une couleurs, un pays, mais surtout des gens à découvrir... Bonne lecture.

mardi 11 mars 2008

Voyage, quand tu nous tiens…

Créer des ponts. Un des plus longs d'Europe.
Le pont sur le Tage (Lisbonne)

« Voyager, c’est frotter et limer
notre cervelle contre celle d’autrui ! »

Montaigne


L’idée de partir en voyage en a fait frémir plus d’un, pourtant que peut-il bien se cacher derrière ce besoin de partir, de changer de ligne d’horizon ?

Rétroviseur !
Au début du siècle, le périmètre d’activité des gens était extrêmement réduit qu’aujourd’hui. J’entend ma grand-maman me dire quelle expédition c’était de se rendre à Lausanne ! Elle le fit pour la première fois avec son père à 9 ans en 1937 devant se rendre dans un atelier Peugeot pour faire réparer sa voiture, une des premières de la région. Elle avait été prévenue par son frère aîné que, arrivés vers Villeneuve, la « bleue » s’ouvrirait devant eux : le Léman ! Un océan… pour les yeux de l’époque !

Les moyens de parcourir le vaste monde étaient limités aux déplacements terrestres et maritimes et ils n’étaient pas vraiment rapides. Ensuite, les motifs des voyages n’avaient rien à voir avec les loisirs, où si c’était le cas, c’était le bonheur d’une élite. La culture – pour ne pas dire le culte – des loisirs s’est développé à la fin des années 60 avec la naissance de ce que l’on a appelé la société post-moderne. L’évolution de la mobilité a profondément modifié notre manière d’appréhender l’autre. Parallèlement au développement des voies de communications, on sait que les progrès des télécommunications ont eu des conséquences militaires, géopolitiques et culturelles gigantesques. A l’échelle de l’Histoire de la Terre, autant dire que ce phénomène est récent…

« Global village »
En effet, depuis les années 70, le pouvoir d’achat s’est considérablement accru et l’on a vu fleurir des agences de voyages, des compagnies de transports à tous les coins de rue répondant à une demande de personnes de tous les milieux sociaux. Cela a pris une ampleur croissante. Aujourd’hui, le monde occidental voyage, se déplace, vibre aux sons de musiques nouvelles et s’imprègne de cultures exotiques. C’est le « global village ». On sait tous ce qui se passe aux Antipodes… Heureusement ou malheureusement – c’est selon – le voyage reste encore un loisirs inatteignable pour l’immense majorité des êtres humains et quasiment un péché écologique et climatique dans certains cas !

Le visage de l’autre
La société occidentale s’est considérablement hétérogénéisée, c'est-à-dire qu’on trouve un peu partout des gens qui parlent des langues aux consonances multiples, qui agissent en fonction de mentalités différentes, et qui réagissent par rapport à des valeurs diverses. Cette masse de gens est souvent concentrée dans les villes et chacun doit tenter de cohabiter en face de l’autre. Ainsi se crée progressivement le « goût de l’autre », car on en fait l’expérience. Le fait de voir l’autre exister à nos côtés différemment de nous (inculturation) peut donc susciter soit beaucoup d’intérêt et de curiosité dans un climat de respect, soit un rejet plus ou moins furieux qui se retrouvent dans les attitudes racistes. (Certains auront pu y voir un terreau favorable à une remontée identitaire, mais c’est une autre histoire…)
Paris, vue de la tour Montparnasse (205 m.)

On retrouve ces différentes attitudes dans le fait même de voyager : une typologie facile. Il y a le touriste qui visite un pays avec ses yeux d’occidentaux embués et qui s’étonne que ce ne soit « pas comme chez nous ». Il vient prendre des vacances et souhaite évacuer son quotidien fumeux dans un milieu social occidental complètement et artificiellement recréé. Phuket, Tenerife, République Dominicaine, Hurghada et j’en passe. Régions qui, par ailleurs, sont fabuleuses. Son dernier souci est de savoir dans quelles conditions survit la population locale et quelles « pollutions collatérales » engendre un tel type de tourisme. C’est l’immense majorité des voyageurs qui se déplacent ainsi, pour le dépaysement, les horizons nouveaux. C’est le consommateur moyen.

A l’inverse, il y a les jeunes aventuriers de service qui s’aperçoivent, dès leur premier salaire empoché et l’été venu, qu’il fait plus frais ailleurs… On les voit dans les villes, souvent en couple, leur sac à dos les dépassant de deux têtes, tentant de faire baisser le prix d’une course en calèche de 2 sous pour ménager leurs maigres économies… ainsi que l’économie locale. Le soir venu, ils se contenteront d’un repas sur le pouce, s’entasseront dans un dortoir et dormiront peu…

Et il y a le globe-trotter qui privilégie l’aspect relationnel du voyage. Le plus souvent, il connaît des personnes sur place et s’est un peu documenté avant de partir. Averti, il sait comment se comporter dans une société avec des valeurs différentes voire opposées aux siennes. Il aime à se retrouver avec des autochtones et se fait une joie partager un repas avec eux, quand il n’est pas accueilli chez eux.

Et le sommet, c’est le voyageur-bénévole. Il s’intéresse à une partie du monde et après avoir pris des contacts sur place, il s’en va dans un coin de pays pour donner un coup de main dans une institution caritative quelconque ou chez des amis. Contrairement à certains voyageurs types qui partent riches et reviennent pauvres, ce dernier part généralement assez pauvre et revient très riche. Riche d’une richesse qui ne se négocie nulle part.

Loin de moi de critiquer telle ou telle type d’attitude. J’ai moi-même été membre actif de toutes ces catégories… Mais voyager est un luxe aberrant pour les trois-quarts de la planète et devient progressivement quasiment un péché écologique !

La mobilité pose des problèmes énormes.
La culture actuelle loue la mobilité, soit ! Mais elle a un prix qui va devenir exorbitant au vu du prix de l’énergie et de sa raréfaction. La mobilité des masses pose des problèmes gigantesques à bien des égards. Saurons-nous revivre sobrement ? solidairement ? Saurons-nous faire des choix et prendre notre part de responsabilité ? Rien n’est moins sûr.

Avec la mobilité des masses, les brassages de population ont permis d’intensifier les liens entre les peuples, de créer des ponts interculturels et d’abaisser les barrières de la peur de l’autre. Notre monde devient tout petit ! Nous ne pouvons plus guère ignorer ceux qui habitent autour de nous. Le monde arabe n’est qu’à un jet de pierre, de l’autre côté de la Méditerrannée. Il en faut plus de temps pour traverser la Suisse en voiture que pour se rendre à Alger en avion !

Parler pour avoir moins peur.
Je crois, mes amis, qu'il nous faut créer urgemment des liens intelligents avec nos frères de cultures différentes, d’abord et surtout ceux qui vivent tout autour de nous. On peut, en allant dans certains quartiers des grandes villes suisses, faire des voyages culturels d’une richesse inattendue. Je crois enfin fermement que la compréhension mutuelle passe par la parole échangée et donc la peur dépassée. J’espère que la peur de l’autre et l’enfermement culturel, en réponse à cette peur, justement, ne créera pas, en nous, de frontières indépassables.

Pascal Tornay

lundi 10 mars 2008

Un jour à l'Avenue des Chats... Souvenirs !

Retrouvez les plus grands amis du monde embarqué dans l'aventure d'une colocation et des études universitaires prolongées par des soirées inoubliables (1999-2003... déjà) !


Les soirées à l'Avenue des chats (Echallens) 74 ! Mémorables !



Trois hommes sans couffin !



Un accord d'amitié signé dans le plus grand secret!



Ci-dessus avec entre autres, Julien, Antoine, Barbara et Barbara, Anthony et Sonia.



Ici avec Anthony, Sébastien, Antoine, Pascal, Raphaël et Hélène.



Moments magnifiques de rires et de rencontres! La vraie vie !

Pascal Tornay

dimanche 9 mars 2008

Discrétion

Nature morte... sur l'île de Groix
(au large de la Bretagne sud
où j'ai marché cet été).
Un hymne à la discrétion ! Il y a dans la nature des milliards de vie qui jaillissent et qui meurent sous les yeux de personne. Indispensable et merveilleux cycle de la vie "éternelle" sans laquelle les Homme ne survivraient pas. Chaque jour, dans la banalité totale, le monde est créé... Alors que l'Homme se croit puissant parce qu'il peut aussi créer, il est aveuglé par son pouvoir, sa force. Ce qui pourtant crée et recrée le monde, c'est le don. Le don de soi, le don de Dieu. Il faut accepter la mort au sens le plus large pour que la vie soit victorieuse. Qu'elle règne ! Un papillon qui s'éteint dans un bois, en voilà une insignifiance ! Mais c'est dans l'infiniment petit que - paradoxalement - l'infiniment grand est rejoint. Un cycle de création, de recréation. Dieu crée le monde... Ouvrons les yeux ! Cela se passe aujourd'hui... sous les yeux de personne.

jeudi 6 mars 2008

Tes Yeux

Dans les yeux ... tout un monde se déploie ! La fenêtre de l'âme !

Ephémère comme une allumette enflammée,
Tes yeux venaient me faire leur cour obsédée.
Comme impuissant j’étais bercé, aveuglé à en perdre mine
par leur irrésistible profondeur et leur transparence marine.

Ils venaient m'emprunter un morceau des tréfonds de mon cœur,

Chaque fois, ils balançaient et me faisaient languir d'ardeur
Pour que l'histoire fut passionnante, ils y mettaient cette touche perverse.
Oh, qu’il ne faudrait que mes esprits tergiversent.

Si tu voulais m'estropier l'âme

Tu n'aurais eu qu'à laisser glisser sur moi quelques larmes
Tu n'aurais eu qu'à venir mirer tes yeux dans les miens
Pour que, sans plus de mots, je ne sois plus que rien.

Ne vois tu pas leur immense puissance,

Qu'ils ont le pouvoir de défier tous mes sens,
Bien que tu ne les invites pas toujours à le faire,
Tu aimes à exciter la faiblesse de leurs proies juste pour plaire.

Fais y grande attention, à ces belles nappes dentelées,

Ah tes yeux pourraient, et ce n'est point leur but,
t’attirer bien des maux
Ils ne savent jamais où leurs jeux s'arrêtent.
Un jour, ils pourraient se faner en pleine fête.

Mets y toute ta féminité à les asservir.

Pour qu’ils soient encore à ton service, dans les temps à venir.
Si tu acceptes de bon cœur leurs loyaux services, ceci contre bons soins,
Ils t'offrirons tout l'amour du monde, caché dans un petit coin.

Pascal Tornay

mardi 4 mars 2008

De l'essentiel ! (Suite et fin)

Branson-Fully, Vallée du Rhône (VS)
Continuons notre réflexion... Je ne peux plus aller plus loin sans parler maintenant d’un sentiment essentiel, une notion capitale : l’amour. Tu as sûrement déjà pris conscience de l’importance de l’amour dans nos relations avec les autres. Sans amour, il n’y a rien qui vaille. L’amour est à ce point essentiel qu’il instaure entre les hommes un climat favorable à l’échange de paroles, de sentiments, de relations de confiance qui nous met tous en interdépendance. C’est l’amour qui fait que notre monde imparfait est vivable et viable – si tu en sens la nuance. L’homme, même s’il est imparfait, ne peut se passer d’amour qu’il soit croyant ou non. Aimer et surtout être aimer est une condition sine qua non à l’existence d’un être humain. Imagine n’être plus aimée : à quoi bon vivre si tu n’es plus écouté, respecté, toléré ? Mais pouvons-nous aimer authentiquement ? Notre amour est-il toujours vrai, pur, simple et gratuit ? Non, bien sûr que non, car si nous aimions ainsi, nous serions Dieu. Seul Dieu est capable d’un tel Amour.

lundi 3 mars 2008

De l'essentiel !

Vue depuis Randogne,
la vallée du Rhône, Sierre, Chippis (VS)
Il y aurait tant de tendresse à donner, tant d’amitiés à conquérir, de petits bonheurs à transmettre et de sourires à offrir. Il y a tant de choses simples, si simples qu’elles sont délaissées, je ne sais pourquoi. Pourquoi est-ce qu’un sourire est parfois si difficile à esquisser ? C’est ma foi de ces choses si quotidiennes dont sont faites la vie quotidienne de la plupart des gens, comme nous, sans importance. Les gens sans importance, ceux qui ne disent rien, qui vivent leur existence, au milieu d’une famille, dans une ville, qui parfois sont heureux et sourient, simplement, vraiment, juste parce qu’ils aiment la vie.

C’est simple, c’est magnifique, il faut le reconnaître, mais on ne rencontre que peu de ces gens-là. Discrets. Il y aurait à remettre ici-bas les choses essentielles à la place qu’elles méritent. Certaines valeurs porteuses de sens ont passé de mode, il suffit désormais - pour être "in" - un pantalon de telle marque, une voiture de tel type, ne pas fréquenter - trop - les lieux de culte sous prétexte de passer pour un arriéré, un simple d’esprit,... pour un con ! Doit-on se restreindre à choisir de dire, de faire, d’acheter telle ou telle chose sous prétexte qu’on ne le dise, qu’on ne le fasse, nous ne serions plus considéré ! "Mais qu’est-ce que les gens vont dire ?"... Les valeurs que l’on attribue aux choses - aux êtres aussi – dérapent entre autres sous l’effet extraordinaire de la publicité et du marché des affaires - quelles qu’elles soient… Achetez ceci, cela et vous serez le roi, vous obtiendrez le pouvoir, vous serez regardé enfin à la hauteur de ce que vous valez... L’on vous rappelle d’ailleurs que « vous le valez bien » !

dimanche 2 mars 2008

Mieux vaut marcher sur ses deux pieds !

L’on arguera d’assez peu d’arguments face à ce titre, je l’espère. Et pourtant. Je rencontre encore l’illusion selon laquelle l’amour est seulement un sentiment volage.Il va et il vient sans qu’on en puisse rien. Un jour mon cœur tremble à la vue de l’être aimé, un jour « l’autre » m’agace prodigieusement ! Un couple ainsi fondé ne peut durer que le temps d’une rose. Et le temps de la romance prépare alors d’autant mieux les puissants orages qui vont s’ensuivre. Si l’amour n’est que ce tremblant ressenti si changeant, alors nous sommes ses plus beaux esclaves et la liberté n’existe pas. Serions-nous les marionnettes de nos émotions ? Les médias nous y poussent avec une force inouïe… Ouvrez un magazine tendance : Mensonges ! Bien sûr que l’amour est aussi un émotion, et pas la moins belle ! Mais comment stabiliser ce singe fou marchant sur une seule patte ?

Nous avons en nous-même une capacité de stabiliser la bestiole. Notre volonté fondée sur un choix adulte fait un jour et qu’il faut constamment refaire. L’amour humain est peut-être la « chose » la plus fragile que le monde porte. Comment alors faire scandale lorsque cela ne fonctionne pas parfaitement bien ? C’est normal ! Voilà donc ce deuxième pied qui donne sens au premier : la volonté ferme. Et j’ajoute la connexion à une force, une source qui n’est pas nous-mêmes : l’Esprit-Saint ! Serions-nous assez fous pour ne compter que sur notre « petit-moi » pour traverser la vie ? Bien sûr, si le choix de départ est mal posé, c’est ensuite plus difficile de tenir bon. Fondée sur un projet motivant, nourrie de dialogue, d’imprévu, d’activités communes, de silences et d’un soupçon de vide - il faut bien laisser une place aux surprises de la vie -, alors la vie à deux peut durer. La confiance : c’est tout ce que nous avons de toute façon. Parfois, encore, ça ne fonctionne pas, car dans tous les cas, on ne sait pas à quoi on s’engage vraiment lorsqu’on s’engage. C’est ça qui est beau (dur). Vous imaginez le piment d’une vie où tout se déroulerait comme prévu… bof ! Les êtres d’expérience que nous sommes ont souvent « besoin » aussi de se perdre… pour mieux se retrouver.

La vie est violente, elle est dure. Elle l’est dans la solitude déjà, comment serait-elle plus facile à deux ? Il s’agit, bien entendu, d’être à l’écoute de nos émotions. De là à être ses esclaves, il y a un pas que je ne franchis pas. Tout homme aspire à être libre. Travaillons à ne pas laisser nos émotions et nos envies nous conduire n’importe où. Pour cela, il faut être sacrément attentif à ce qui se passe là-dedans ! Je me le prêche à moi-même…

Pascal Tornay

samedi 1 mars 2008

Passionnée par le Maroc !

MAROC… Al Maghrib en arabe, c’est-à-dire « le couchant ou l’occident ». Al Maghrib est aussi le nom de la 4ème des 5 prières célébrées quotidiennement par le croyant. "Allah ou akbar" … Dieu est grand ! Ce sont les premiers mots de chaque adhan (appel à la prière). J’aime particulièrement l’adhan al Fajr, l’appel à la première prière de la journée, à cause d’une petite particularité : « …. Venez à la prière. Venez à la félicité. La prière est meilleure que le sommeil… »

Dieu est grand et le musulman le montre de diverses manières. Dans les dédales du souk, c’est la télé avec ses nombreux programmes religieux, ou la radio qui diffuse des versets du Coran. Soudain, vous ne pouvez plus rentrer dans une échoppe, une chaise ou tout autre objet vous barre l’entrée. Ici quelqu’un prie. Un soir à la gare routière, c’est un homme qui prie là, à même le trottoir, tourné face à un mur.

Dans le désert, l’un de nos chameliers faisait ses ablutions avec le sable avant de réciter dans un ordre bien précis, les sourates et autres zakats, apprises par cœur depuis son plus jeune âge.

L’espace d’un moment tout s’arrête. J’avoue avoir être touchée à chaque fois par tous ces gens qui se mettent à l’heure de Dieu par leur prière. Inlassablement, 5 fois par jour. Les femmes, elles, font leurs ablutions et prient plutôt à la maison. Elles ne sont pas tenues de se rendre à la Mosquée, sauf le vendredi à midi, pour la grande prière.

Mais le Maroc c’est aussi des chrétiens, des églises. A Marrakech c’est l’église des Saints Martyrs. Elle se situe dans le quartier de Gueliz, à 50m de l’avenue Mohammed V. (rue El Imam ali Gueliz). Mais celle que me tient le plus à cœur, là voici :

Eglise Notre-Dame de l’Assomption, à Essaouira, à 2 petites heures de Marrakech, à quelques centaines de mètres de l’océan. Jean-Claude, son curé, un homme à la grande barbe et cheveux longs attachés en queue de cheval, nous accueille. Il vient du Nord de la France et est ici en poste depuis 40 ans. A la question, y a-t-il des musulmans qui se convertissent au christianisme, il me répond en regardant le Touareg qui m’accompagne : "Mais un musulman est inconvertissable !"Je lui dis alors, "Je vous en présente un !" en lui désignant mon guide.

Et voilà que le ton change. Il parle. Oui, il y en a. A Marrakech, les protestants convertissent à tour de bras. Ils sont plus de 200 à se retrouver en cachette. Car ce n’est pas sans risque. En regardant mon guide, il lui dit : "Sais-tu que tu viens de t’engager dans un véritable chemin de croix ? Tu risques la prison." Oui, il le sait. Le prêtre nous explique que lui, il déconseille cette démarche à ceux qui s’approchent de lui. Il les encourage plutôt à rester au sein de leur communauté et à travailler pour l’ouverture, le dialogue. Car les islamistes essayent, ici aussi de gagner les foules à leur cause. Mais la grande joie de Jean-Claude, c’est qu’après de longues années de dialogue, d’esprit d’ouverture, il a réussi un exploit. Son église est la seule du Maroc dont les cloches sonnent tous les dimanches matin à 10h pour la messe. Le soir nous revenons à l’église. C’est l’Ascension. Une vingtaine de Chrétiens de différentes nationalités sont là. L’espace d’un moment, nous nous sommes aussi mis à l’heure de Dieu, nous avons fait une pause dans nos vacances pour la prière, pour la rencontre avec Dieu. Et les oiseaux, qui ont élu domicile dans la petite église, mêlent leur chant à nos chants de louange.

Sortie de la messe, un policier est là, assis sur un banc. Brusque retour à la réalité… oui, il y a quelques mois des attentats terroristes à Casablanca ont eu lieu. C’est pour notre protection.

Manuela

vendredi 29 février 2008

Elans

Un témoignage sur mon parcours de vie !  Paru dans "paroisses vivantes", oct. 2007.

Quand
j’étais un petit d’homme, mon père avait souhaité me faire connaître le
monde. J’aimais qu’il me montre les miracles de la techniques humaines,
les fragilités des dunes au bord de l’océan, les escarpements rocheux,
où les aigles bâtissent leurs aires. J’aimais le monde, j’apprenais par
cœur les noms des grandes villes du monde et chaque marques automobiles
m’était connue.


Papa et maman m’ont aussi
enseigné qu’il existe un Papa et une Maman dans le Ciel. Je me suis
senti proches de ces gens aussi. Plus tard, à l’adolescence, je
m’étonnais de ce que les jeunes de mon âge ne s’intéressent pas à eux.
Sans avoir vraiment réfléchi sur qui ils étaient vraiment pour moi, je
me sentais proche de « ces choses-là ». Elles avaient du sens. Je me
souviens d’avoir quasiment prêché dans les bistrots et les bals encore
en vogue à Vollèges.


Je m’étonnai du monde
et de ce qu’on pouvait y trouver. Je sentais bien qu’il y avait en moi
un désir de … plus ! Une attirance irrépressible pour plus loin, plus
beau, plus grand, plus vrai, plus pur… Comment faire sortir cela, en ne
sachant pas qui j’étais ? Un garçon « différent », un « beau-parleur »,
un type gonflé, un petit pénible qui ramène ses théories, un naïf
peut-être, un compliqué en tous cas !


L’histoire
s’est poursuivie. J’ai grandi. J’ai eu la chance d’étudier. Quelle joie
d’apprendre pour moi qui souhaite tant connaître le monde ! J’étudie
encore. M’arrêterais-je ? Dieu m’a appelé à son service. Il a traversé
avec moi l’abîme de la mort. Il a fait passer ma foi à l’épreuve du feu.
Tout a changé en moi, sauf moi-même. Seul l’Esprit de Dieu peut faire
ce délicat ménage. Quel affinage douloureux ça a été ! Il m’a donné ce
que je souhaitais sans pouvoir la nommer : la sagesse. Pas la mienne :
la sienne. Je la lui demande encore aujourd’hui. Parfois j’en ai peur,
car je connais le danger d’être sage. Mais cela vaut tellement la peine.
Avec Dieu, tout vaut la peine, car il est le sens ultime de mon
existence. Moi qui suis un assoiffé de sens et de beauté, je trouve tout
en lui.


Il me donne tout et je le
transmets plus loin, dans les actes les plus banals du quotidien. Je
rate la cible bien souvent. Mais, je me sais créature et je le sais
créateur. Il supplée, complète, arrange, peaufine, accompli. Moi, je
dégrossis.


Il donne un élan à ma vie et, par crainte de m’arrêter, je mets mes voiles à portée de son vent. Et Dieu sait qu’il souffle…

Pascal Tornay,
Octobre 2007

mercredi 27 février 2008

Les jongleurs

La cime de l'est au couchant,
vue de Morcles (VD)
L'écriture poétique est un pied de nez à sa propre structure intellectuelle. Il se peut qu'elle la transcende, non qu'elle la remplace. Indéniablement, un texte poétique est structuré. Il ne suit pas toujours pour autant la logique consciente du sujet. En laissant les mots se coucher sur la page, puis en faisant un minimum d'ordre (comme dans sa chambre) sur le plan de la syntaxe, l'on parvient à un texte intéressant sur le plan sémantique (le sens). Alors, il pourra parler au coeur de chacun et faire vibrer telle ou telle corde. Et je ne dis pas que j'y arrive, car personne n'y arrive. Même le plus grand des poètes n'a pas le pouvoir de faire vibrer les coeurs ! C'est merveilleux lorsqu'il y arrive, mais c'est un pouvoir qu'il ne fait que recevoir, ... parfois ! Bonne lecture !

mardi 26 février 2008

Ministre ou animateur pastoral ? Seigneur, je voudrais les deux !

Soif de vie, d’amour et de sagesse, chemins sinueux de croissance mais que de découvertes ! Voilà à peu près ma carte de vie jusqu’à aujourd’hui. J’ai toujours débordé de projets, de désirs et de curiosité. Un sinueux parcours... pour aller où ?

Avec mon Certificat Fédéral de Capacité d’employé de commerce en poche, j’étais content, mais sans plus. La vie professionnelle me semblait vraiment bien fade. Le chômage faisant rage au milieu des années 90 dans ce domaine, j’ai alors erré de petits boulots en petits boulots. Ce n’était pas pour me déplaire par certains côtés ! Manœuvre de bureau, plongeur, garçon de ferme, barman, déménageur : tout était bon à prendre.

Par contre, je n’aurais jamais pensé que je ferais un jour des études universitaires. Et pourtant, sous l’impulsion de mon père et après avoir travaillé en autodidacte durant un an, je me suis inscrit aux examens d’entrée à la faculté des sciences sociales et politiques de l’Université de Lausanne. Et, ça a passé ! Durant mes études et même après, se dégageaient des chemins qui vont devenir très rapidement des impasses : un poste de collaborateur scientifique dans un institut universitaire renommé puis un poste très intéressant de secrétaire politique dans une organisation nationale qui s’occupe de questions touchant l’enfance et la jeunesse. Tout cela n’a pas été concluant…

Je m’entends encore dire : « Je n’en peux plus. Et si je LUI laissais la main ? » Trop tard, Dieu avait entendu et je ne le savais pas encore. En quelques années, après beaucoup de souffrances et de difficultés de tous ordres, je me retrouve à négocier un poste de stagiaire en animation pastorale avec le clergé du Secteur pastoral de Bagnes. Après un temps de discernement avec les prêtres, « nous-mêmes et l’Esprit-Saint » avons décidé que je serais envoyé en formation à 50% sur 3 ans à l’IRFM et que les 50% restant seraient consacrés au travail en paroisse dans des domaines très variés.

Cette expérience de formation à Fribourg a été merveilleuse. J’ai trouvé des amis comme jamais ! Des gens que j’aime et qui m’aiment tel que je suis. Ensemble, nous avons formé une communauté avec un esprit familial et un humour extraordinaire. Notre communauté était formée de personnes de tout âge et de tout horizon. J’aime ça ! Durant trois ans, j’y ai donc passé deux jours par semaine en plus des sessions thématiques et des spécialisations…

Moi qui espérais un poste dans la diplomatie fédérale ou dans les affaires publiques, je n’aurais jamais pensé arriver si rapidement après mes études à un poste de niveau… « ministériel » ! Quel Dieu surprenant ! Je te rends grâces, Seigneur, de m’avoir appelé à servir tes « intérêts »…

Cela fait près de 6 ans que l’Evêque de Sion, Mgr Norbert Brunner m’a nommé à cet endroit pour mon plus grand bonheur. Il vient d'ailleurs de me renouveler sa confiance en me nommant pour 5 années supplémentaires.
Pascal Tornay
Décembre 2012

lundi 25 février 2008

Regarder à deux fois !

Un deuxième regard, neuf si possible, sur une personne, sur un objet, un paysage peut parfois sous offrir une nouvelle perspective... Encore faut-il re-garder ! N'avons-nous pas deux paires d'yeux (Dieu), une sur le visage, une dans le coeur ? Faisons-nous des contrôle de la vue pour nos yeux du coeur ? Je pense que nous sommes tous des handicapés du regard du coeur... Cette opinion n'engage que moi.

Un ami m'écrit :
Cher Pascal,
Merci pour ton invitation à ton blog "Mieux connaître, c'est aimer davantage !" qui reflète tes généreuses intelligences, en particulier celle du coeur ! Il y a quelques années, j'ai croisé sur une traverse de chemin de fer un zéro tracé par un ouvrier de l'entretien des voies. Au deuxième regard, il est devenu pour moi un Touareg visitant le Bas-Valais, longeant les voies du chemin de fer du Tonkin. Au fil des rencontres avec sa photo-souvenir, il m'a appris que regarder pour mieux CO-naître c'est effectivement l'aimer davantage... que davantage c'est possible entre Humains !!! A bientôt, j'espère, meilleures amitiés. Jean-Marcel
Merci pour ton mot Jean-Marcel.

dimanche 24 février 2008

Basic instinct ?

Il fut un temps où j'avais l'impression de subir la vie, même si pour une petite part je la guidais. Avec 7 années de recul, je relis certains textes avec un large sourire. Je dois même lutter pour ne pas corriger, ce qui me semble flagrant. Bon. Le texte dit quelque chose d'un état intérieur insatisfait. On l'aura compris, le "vous" cache un "moi" ! Depuis lors beaucoup d'eau à couler... Je suis très heureux ! Mon instinct s'est développé, je crois. Mais il a pris en compte tout mon être. C'est un développement intégral sous les auspices de l'Esprit-Saint... Un passage ! Et il y en aura d'autres. ... Quand on se prénomme Pascal... Bonne lecture !