Aimer - connaître

Aimer - connaître
Photo de Guy Leroy

mercredi 30 avril 2008

Accoudés au bar

Gabriel Bender,
Bistrots, ombres et lumières,
Ed. Monographic, 2000.
http://www.culturactif.ch/editions/monographic2000.htm
Une petite scène dans un bistrot de la région. Jeux de regards, connivences... Le bistrot n'est pas un lieu où l'on se rend seul, et, lorsqu'on y est seul... Difficile de garder sa contenance longtemps sans le journal ou le verre plein... Moi j'écris, je regarde ! Comme Gabriel Bender ou Georges Haldas l'on fait bien avant moi...

Une étude sociologique sur les bistrots aboutit, remaniée, à une publication édifiante et pleine de verve. Des brèves de comptoir et des photos d'ambiance de bistrot de Suisse romande font découvrir l'âme de nos pintes.

Textes : Gabriel Bender ; Photos : Jean-Yves Glassey
Préface : A.-C. Ménétrey 






Accoudés au bar

Ça discute et ça argumente.
Ça avance masqué,
Parce que ça joue des jeux.
Ça se montre et se démontre.

Ça partage et ça rigole.

C’est souvent enjoué.
Entre amis, souvent hommes,
Ça regarde et dévisage

Regards et gestes d’amitié

Posés ça et là, mais attention :
Il faut être initié et accepté.
Les règles terribles du groupe.

Les bars, hauts-lieux d’existence,

Temples de la raison populaire
Où la femme n’entre pas seule.
Les étiquettes volent

Et la colle y est tenace…


Pascal Tornay

mardi 29 avril 2008

A travers l'océan de la vie...

Port de l'île de Groix, Bretagne Sud
Partager ma vie pour la traverser de part en part... voici mon souhait ! Il n'est décidément "pas bon que l'Homme soit seul, dit Dieu. Il faut que je lui fasse lui une aide qui lui soit assortie !" (Gn 2, 18)

L'existence : Un océan à traverser, des vents contraire à faire face, un bateau qui prend l'eau, des voiles qui se déchirent : une image encore infidèle de la vie...

N'oublions-pas que c'est aussi un océan à traverser, des vents favorables qui gonflent largement les voiles, des terres nouvelles à découvrir, des îles qui sont tout autant des havres de paix et de repos, un fier navire avançant doucement sur des eaux turquoises, préparons ensemble l'équipée !

Allons, laissons les rivages de la peur !
Laisserons-nous notre barque aux flots violents ?
Inventons, créons de nouveaux horizons !
Nord ou midi, à n'importe quelle heure
Emmène-moi découvrir ce monde naissant !

Regardons ensemble vers le Levant, car

A mesure que le jour avancera,
Il nous faudra sans cesse maintenir le cap !
Les brumes et les tempêtes ne manqueront pas ;

Le feu de l’espérance palliera nos handicaps.
Avec au fond des yeux une joie profonde,
Recherchons, si tu le veux bien, ma Belle
Des espaces nouveaux, où recréer le monde.

Saint-Malo, Bretagne Nord : chemin recouvert
par la mer à marée haute au coucher du soleil
Pascal Tornay

lundi 28 avril 2008

Pérégrination d'un jeune homme en quête de sagesse !

De l’intimité de ma mère jusqu’à la Tienne,
J’ai tâtonné comme un vagabond en peine.
Jeté dans le monde, j’y trouvais mille chagrins ;
Ecrasé par mon Moi, j’errais sur le chemin.

Alors… éprouvé aux creusets de l’existence,

Brûlé vif au feu des défis des jours rances,
Je me suis retourné car je m’était perdu.
Je T’ai vu et je ne me suis pas confondu.


L'Esprit-Saint : vitrail de l'absyde de la basilique saint-Pierre de Rome


Tu m’as élevé à ta propre dignité
pour que T’embrasser me devienne possible,
Pour que je sois un procréateur de beauté.

Je Te donnes aujourd’hui ce que j’ai de meilleur :

Ta semence que je porte, et veux servir.
Connaissant mon désir, et sûr de Ton Amour, je vais…

Pascal Tornay

dimanche 27 avril 2008

La quête de la Sagesse

La quête de la sagesse est une recherche à la fois mystérieuse, passionnante et en quelque sorte dangereuse.
Laisser couler la vie en soi
Mystérieuse, parce qu'elle n'est pas le fruit de l'acquisition d'une connaissance pratique ou conceptuelle, mais au contraire d'une certaine démaîtrise de soi par rapport au dynamisme vital qui coule en soi-même. On a affaire ici à un laisser-couler-la-force-de-la-vie-en-soi. Cette sagesse fondamentale et créatrice, il s'agit de la demander à Dieu régulièrement et, si l'on y consent vraiment, il nous en fait le don gratuit et total. Mais, comme tous les dons de Dieu, ils sont au départ à l'état de graine. Il s’agira donc d'en prendre soin et d’en faire quelque chose. C'est une merveille en devenir, pour nous, par nous et en nous.

En route vers plus haut encore !
Passionnante ensuite, parce qu'elle amène à une connaissance, un amour de Dieu, de soi et des autres qui dépasse infiniment ce que l’on peut obtenir par exemple par les techniques de relaxation, de développement personnel, le yoga ou d’autres arts humains. Pour autant, je ne renie pas ces techniques qui, par ailleurs, peuvent être tout à fait complémentaires à la quête de la sagesse.

Passionnante, elle l’est en effet, car elle produit l'amour. Pour mieux connaître, ne faut-il pas d'abord apprendre à aimer ? Dans l'Evangile de St Jean, on apprend par exemple que l'apôtre Thomas a besoin de voir pour croire, l’évangéliste nous apprend en réalité qu'il s'agit d'abord de croire pour pouvoir voir. En effet, est-il possible de voir ce à quoi nous n'accordons aucun crédit d'existence ? Nous ne voyons que ce que nous voulons bien voir… C'est pourquoi, par exemple, nous devons croire ce que notre interlocuteur nous raconte pour pouvoir saisir sa pensée. Nous devons d’abord croire à la parole d’un professeur pour avancer dans la connaissance… Passionnante donc, parce qu'avec la sagesse, c'est notre rapport au monde, à Dieu qui se trouve transformé. Et quand le prof, c’est Dieu, là alors…

Des risques…
Enfin, elle est dangereuse, cette quête, parce que qui dit transformations dit risques et donc résistances et crispations. Je me suis souvent entendu monologuer en mon fort intérieur dans ce sens : « Vas-y lance toi ! » puis, « Non, arrête tu vas mourir… »

Bien sûr la Sagesse n'est pas dangereuse au sens où nous serions réellement mis en danger de mort, puisqu'elle est un chemin de vie, de développement et d'épanouissement de soi avec les autres et avec Dieu. Cependant, aucun développement ne se fait sans de profonds changements au fond de soi. Ce premier changement fondamental, ce retournement, n’est autre que la conversion… Un moment où l’on pense que l’on s’égare et que l’on va tout perdre ou « mourir », alors que c’est justement le moment de la résurrection !
La quête de la Sagesse appelle donc à la purification de notre regard, au détachement de nos fausses croyances et à l'abandon de tout ce qui sonne faux en nous. Tout ceci en vue d'un rapport à soi, à Dieu et au monde plus fin, plus profond, plus authentique et épuré de nos passions aveuglantes et dévorantes. En ce sens, c'est vrai, il y a un véritable danger, celui de risquer de "perdre" ce que nous étions pour devenir des êtres neufs. Il y a là un passage à franchir.

Si la Sagesse nous transforme en profondeur, elle ne change pas notre personnalité. L'Esprit de Dieu ne retire pas ce qu'il a donné. Il en est incapable. Non, au contraire, Dieu veut tout nous donner. Mais il attend notre contribution, parce qu'il ne veut rien faire sans nous, sans notre plein consentement, respectueux de la liberté qu'il nous offre.

Saurons-nous donc nous offrir nous-mêmes complètement à nous-mêmes, à Dieu, aux autres... Stade suprême de la Sagesse ...

Pascal Tornay
Avril 2008


jeudi 17 avril 2008

En juin 2007 disparaissait Sébastien !

De retour de Rome, où il effectuait son service comme hallebardier de la garde suisse pontificale,
Sébastien est décédé sur la route d'un alpage valaisan lors d'un
accident de la route en juin 2007. Je garde le souvenir d'un jeune homme
réservé, jovial, sensible et dévoué. Comme tous tes amis, je te
regrette. Mais la certitude de l'espérance en la promesse du Dieu fidèle
- certitude qui t'habitait aussi - me donne la joie de savoir que tu
goûtes à la plénitude de la joie dans le Paradis. Toi qui vois Dieu,
prie Le pour nous. Nous prions pour toi.

En souvenir ...

Sébastien et moi

D'autant
plus touché, que j'avais moi aussi signé un contrat de 2 ans à la garde
suisse en novembre 1997. A l'époque, j'étais encore à l'armée. Je n'ai
jamais terminé l'école de recrue et je ne sais pas encore pourquoi
aujourd'hui. Faiblesse psychologique, fatigue, perte de sens, déprime...
bref. Je ne sais pas trop. En tous cas, le contrat a été signé et
jamais personne ne s'est présenté à la porte Sainte-Anne du Vatican le 5
novembre 1997.

Quelques mois plus tard, le 4 mai 1998, Le jeune Cédric Tornay
décédait à Rome dans un cadre peu clair. Avec le recul, j'y ai toujours
vu une protection du Seigneur, "m'empêchant" par la force des choses de
prendre le chemin et de l'armée et de la Garde. Portant le même nom, au
sein de la même troupe, j'aurais peut-être été mêlé à cette fâcheuse
affaire qui attriste la famille et les amis. 

Nous
avions été te voir en été 2006. Nous avions eu beaucoup de joie à
partager ton quotidien. Quelle n'était pas notre fierté de poser avec
toi dans un cadre aussi somptueux que la Cité du Vatican. Bref, de près
ou de loin, cher Sébastien, il fallait bien que je dise un mot de toi,
sur ce bout de web.

 
En souvenir...

 Avec Flavien et moi.

 

Coupole de Saint-Pierre de Rome, toujours aussi majestueuse et extraordinaire ! 

 

Pascal Tornay
Avril 2008

 

dimanche 6 avril 2008

Une Suisse indépendante et neutre : OUI ! Mais surtout pas à la manière de l'UDC ou de l’ASIN (1) .

http//www.asin.ch
L’UDC s'illustre régulièrement en s'opposant aux idées des autres factions politiques. Ce parti a-t-il des idées ? Un projet de société à proposer ? Pourquoi continue-t-il à construire en déconstruisant ? Pourquoi avance-t-il d'un côté en regardant un passé mythique d'une Suisse indépendante et neutre qui ne l'a été que dans une certaine mesure - et surtout pas comme l'UDC entend le montrer.

Comme si l'UE ou l'ONU s'étaient entendues pour réduire à néant la souveraineté nationale... Comme si l'on souhaitait notre mort... On nage en plein délire.

Ce parti me donne constamment l'impression qu'il n'a rien à proposer, ou plutôt que ce qu'il propose c'est un retour illusoire à une société suisse qui n'a peut-être existé que dans la tête de quelques patriotes de la fin du XVIIIème siècle. Ce mythe de la suisse souveraine, indépendante et neutre que poursuit l'ASIN - bras patriotique et nationaliste de l'UDC - est une belle chimère qui fait plaisir au coeur des nostalgiques d'un Eldorado d'autrefois – nostalgiques qui n'échangeraient par ailleurs pas leur place actuelle de chefs d'entreprise pour retourner labourer les champs à la pioche –. Ce mythe, cet idéal décharné répond bien aux peurs d’une certaine couche de citoyens de voir la société suisse s'ouvrir au monde et perdre ainsi son âme.

vendredi 4 avril 2008

Musique et spiritualité : quels liens ?

D’un côté, il y a la musique. Je le crois, la musique nous met dans un autre rapport avec le monde. Elle permet d’élargir notre espace de pensée et par conséquent, d’action. Elle va bien au-delà de la parole verbale proprement dite en ne l’anéantissant pas, mais en la sublimant. Sublimer, signifie « faire passer le seuil » ou « être au-delà du seuil ».

D’un autre, il y a la spiritualité. Avoir la foi, ce n’est pas un corpus de croyances. C’est un rapport personnel au Dieu de Jésus-Christ. On n’ « a » pas la foi au sens où on ne possède pas définitivement un rapport de confiance avec une personne. Tout est à faire constamment, mais il y a un socle solide : l’expérience vécue avec ce Quelqu’un : Dieu.

mercredi 2 avril 2008

Découvrir Malte !

J'ai découvert Malte en ne voulant pas aller en Grande-Bretagne apprendre l'anglais. C'est ainsi que ça a commencé. C'était en août 1999 lors d'un séjour linguistique. J'y ai rencontré des personages assez atypiques. J'y retourne cet été à l'occasion de l'obtention (il faut encore voir) de mon diplôme en théologie pastorale avec mes amis de l'Institut romand de formation aux Ministères de Fribourg, anciennement dirigé par l'abbé François-Xavier Amherdt. Voici quelques photos, commentaires et idées pour voyager dans ce petit archipel grand comme la commune de Bagnes où saint Paul s'échoua lors de son voyage jusqu'à Rome en 60.

*** Photos pas terrible à cause du scannage... ***

Carte d'identité de Malte
Etat insulaire de la Méditerrannée à 80 km au sud de la Sicile. République autrefois sous la tutelle des britanniques.Indépendante et souveraine depuis 1974. Archipel comprenant neuf îles dont quatre dont habitées (Malte, Gozo, Comino et Manoel). Entrée dans l'UE en janvier 2004 et dans la zone Euro en janvier 2008. Avant, la monnaie était la livre. La Vallette est la capitale. Population : 395'000 habitants ; superficie : 316 km2. Le tourisme est une entrée financière essentielle pour les maltais. La langue maltaise est une langue d'origine sémitique, provenant probablement du phénicien, de l'italien et du latin. Les maltais sont catholiques pour 97% d'entre eux. Et ils le montrent... Pour plus de détails

1. Au nord-est. Falaises, terres arides, très peu de végétation et de culture, terre ocre.

2. Une des rares plages de Malte généralement engoncées
dans de petites criques peu connues des touristes.


3. Les falaises de calcaires sont majestueuses mais très dangereuses.
Elles sont souvent creusées de cavernes.

4. Le petit fort de Comino, un îlot entre Malte et Gozo.

5. "Azur Window", la fenêtre d'azur bien connue de tous les touristes, un endroit puissant et magique ! Ici avec mon amie Francesca, rencontrée à Malte. Une prof d'anglais très sympa, cultivée. Rien de tel que les autochtones pour découvrir un pays.

6. Quand je disais atypiques...

D'autres sites pour en voir plus :
Visitmalta : le site de l'office du tourisme maltais
Photographies de Malte

Pascal Tornay

dimanche 30 mars 2008

Quand l’Esprit de Dieu est à l’œuvre…

Un jour, un murmure au fond de moi a changé le cours de ma vie !  A l'époque, depuis 1998, j'étudiais à l'Université de Lausanne, j'avais de grands projets... Mais la vie est surprenante... bien plus qu'on ne le croit !
« Je veux en savoir beaucoup, le plus possible... », me disais-je. Ambitieux devant l’Eternel, le Pascal... Mais savoir quoi ? Et pour quoi faire ? C’était il y a quelques années, à l’arrêt des transports publics lausannois à Dorigny à Lausanne. Depuis longtemps, j’avais envie de travailler dans la diplomatie de la Confédération suisse, devenir un spécialiste, devenir grand, encore plus grand, connaître beaucoup de choses, d’idées, de gens.

Pourtant, un peu perdu dans ma tête et dans mon cœur, j'allais subir plus de 4 ans d'angoisses, de dépression et de crise personnelle et professionnelle sans précédent. Un jour, morose, attendant le métro à Lausanne, j'ai entendu dans mon cœur : « Et si pour une fois, je LUI laissais la main ? » J'aimais Dieu et pourtant, concrètement, je ne lui avais pas fait la moindre place dans ma vie. Paradoxe du pratiquant non croyant ! Mais là, le moment était venu !

Seigneur, je n’y avais pourtant pas pensé bien fort, ce jour-là, cependant le vent que Tu as fait se lever dans ma vie à partir de cet instant a été terriblement violent et délicat ! C’est vite vu : de tous mes projets et même de cet ancien moi-même, il n’en est pas resté pierre sur pierre... Je ne sais pas comment j'ai réussi à finir mes études avec la note maximale à mon travail de mémoire et à sa défense. Folie !

N'en est-il vraiment rien resté de l'ancien Pascal ? Si. Le goût de connaître, les choses en profondeur, le désir de m'épanouir et de développer les dons que Dieu m’a fait, au service des autres, l’amour de la beauté et de la vérité: ça, ça n’est pas parti !

Tu m'as permis, Seigneur, à travers la secousse sismique qui m'a « mis au monde », de me reconstruire plus en phase avec le Pascal profond que tu avais créé et qui étouffait ! Me mettre au service de LA Beauté et de LA Vérité... Employé de Dieu ! Tentant ? Prêtre... Hmm, je voudrais tant me marier un jour... Que faire ? « Tu peux être marié et me servir » m’a dit mon cœur... Le projet a mûri, j’ai réfléchi, puis les paroisses de ma région ont pu m’engager à mi-temps à côté de la formation à l’Institut Romand de Formation aux Ministères (IFM), l’école de suisse romande qui, sous la responsabilité de la Conférence des Ordinaires Romands (COR) forment les laïcs mandatés et engagés. Aujourd’hui, ressuscité – n'est-ce pas mon prénom ainsi que notre vocation à tous ? – je suis heureux. J’aime ce que je fais et qui je suis.

Une pensée particulière pour toi Colette ma femme, mes parents Daniel et Rose-Marie, mes sœurs Valérie et Lise, mes collègues, prêtres et laïcs de mon diocèse de Sion (Valais, Suisse) et à vous tous, mes amis, connus ou inconnus, qui ont été témoins de ma difficile évolution et qui, par le don de vous-mêmes, de manière visible ou invisible, m’ont mis au monde…

Pascal Tornay

Pascal Tornay

jeudi 27 mars 2008

Matins ...

Le matin, comme la feuille blanche. Tout est a créer. Des libertés à envisager sous l'angle de l'investissement. Des désirs à amener à bon port et des frustrations de ne pouvoir tout guider comme on voudrait. Les matins, chagrin de ceux qui voudraient tout faire, tout faire sans heurts. Bonheur de ceux qui savent travailler avec ce qui vient de bon, de moins bon. Sagesse que de savoir conjuguer à la fois le prévisible, le possible et l'impensable ! Parce qu'à l'impossible nul n'est tenu... dit-on du moins.

Un matin, je me suis retrouvé à Reims... 8h m'y voici ! Commencer une journée par la visite d'une des plus epoustouflantes cathédrales du monde ! C'était un grand moment ! Le sommet de la nef affleure les 40 mètres ! Tout pousse le regard vers le haut. Terrible ! Bonne lecture !

lundi 24 mars 2008

La fabrication des monnaies : pas si simple !

La fabrication des monnaies a fait l'objet d'une attention particulière. Les monarques qui les mettaient en circulation étaient attachés au fait que leur effigie soit la plus possible à leur avantage. La monnaie est objet de pouvoir c'est bien connu. Ne frappe pas monnaie qui veut ! Je vous présente ici les deux principales techniques : la frappe (autrefois) et le poinçon (actuellement).

Fabrication ancienne (dite à la frappe)

1. Fonderie
Les matières premières sont fondues, puis coulées en lames

2. Laminage
Les lames sont amenées à l'épaisseur adéquate

3. Découpage
Le découpage des lames se fait à l'aide de presses équipées de poinçons et de matrices et donne des flans de poids correct.

4. Cordonnage
Le cordonnage, qui s'effectue par roulage des flans entre deux outils rectilignes et parallèles, dont l'un a un mouvement rectiligne et alternatif, ou entre un tambour tournant et un coussinet fixe, a pour but de refouler le métal sur le pourtour afin de favoriser, à la frappe, la formation du listel.

5. Frappe
Après le recuit (rechauffe) et le brillantage, qui leur donne un aspect satisfaisant, les flans passent à la frappe, effectuée sur des presses monétaires, d'où les pièces sortent finies, tranche comprise. L'outillage de frappe comprend deux coins en acier trempé, présentant en creux les reliefs que doivent comporter la face et le revers de la pièce, et une virole de forme annulaire. Pour les pièces dont la tranche comporte une inscription, la virole est en trois secteurs, qui s'écartent au moment de l'extraction de la pièce : c'est le procédé de virole brisée.

Cf. illustration Histoire de la monnaie : Olivier Robin


Coulisses de la fabrication des monnaies suisses : Swissmint
Histoire de la monnaie : Olivier Robin