Aimer - connaître

Aimer - connaître
Photo de Guy Leroy

dimanche 25 mai 2008

Etude de cas...

Etudier à l'université n'est pas toujours une sinécure. Soumis à tous les quolibets, surtout dans nos régions, que n'ai-je pas entendu ? "Sciences politiques, des botcheries pareilles...", m'a-t-on asséné un jour ! On juge bien souvent nuisible ou stupide ce que l'on saisit mal, c'est pourtant bien dommage. On juge bien vite les étudiants comme des rongeurs d'impôts et des insectes à la carapace anti-professionnnelle bien solide. Bien sûr que cette race existe, mais en gens intelligents, allons-nous jeter le bébé avec l'eau du bain ?

Pour autant, lorsque j'ai fais mes études, j'ai d'abord été extrêmement bouleversé dans ma manière de penser par quelques cours de sociologie qui ont eut tôt fait de balayer mon petit univers intérieur si bien élaboré. Tout n'a pas passé la rampe... Loin s'en faut. Cet épisode m'a un peu perdu. Je ne savais plus très bien que garder et qu'évacuer. J'ai bien dû faire de la place et ordonner mon "petit monde". Lorsque ce fut fait, et cela prit du temps, j'en ai constaté le bienfait.

Auparavant, mes idées avaient de la peine à être exprimées clairement, de manière suivie. Ce processus de structuration de la pensée m'a amené par exemple à plus de clarté sur le plan de mes idées, m'a donné plus de finesse dans l'expression de mes réflexions, une capacité à construire une argumentation plus logique et laissant place à la nuance, à l'humilité. Cela m'a permis de pouvoir mieux distinguer une chose d'une autre et enfin de garder un certain recul critique face à la pensée d'autrui. Cela signifie aussi bien pouvoir entrer dans la pensée de l'autre que pouvoir s'en distancier. Bienfaits évidents - entre mille autres - des études universitaires, même si ce processus n'a pas le même impact chez chacun.

Ainsi donc ce sont les idées, dit-on, qui mènent le monde ! Si tel est le cas, alors prenons en main les nôtres et n'ayons crainte de les mettre en dispute et de les affiner comme on affine un métal. Ne laissons pas notre intellect à la seule merci des médias ou de l'esprit du monde. Bûchons, travaillons plutôt notre pensée, comme une carte géographique que l'on ne cesserait de mettre à jour. Puisque nous n'avons que nos idées, nos représentations du monde pour nous orienter, allons-nous nous laisser aller à abandonner la maîtrise de notre pensée. En effet, quel souverain laisserait ses généraux d'armée sous le joug d'autres
souverainetés que la sienne ?

Voici un petit texte qui date déjà de 2002 : en plein cours, berçé par les paroles d'un professeur à mes yeux totalement inintéressant, j'ai mis sur papier ma révolte. Dire les choses, c'est nettement insuffisant. Ne pas les dire, c'est encore pire. Bonne lecture !

dimanche 18 mai 2008

Changer ses blessures en perles ...

Mon curé et ami Gilles Roduit,
curé modérateur des paroisses
du Secteur de Bagnes (VS)
lors d'un voyage en Bretagne
en été 2007.
Voici un extrait du livre d'Anselm Grün dont les passages sont savoureux. J'en publierais trois autres encore ces prochains temps, en pensée particulièrement avec tous ceux qui souffrent de dépression, d'anxiété, de désespoir, de solitude, de blessures passées. Touché au coeur, parce que j'ai moi-même vécu ces profondes ténèbres, ma prière quotidienne et mes pensées amicales vont à chacune de ces personnes que j'ai pu croiser ici ou ailleurs et qui m'ont confié leur souffrance. Battons-nous, cela n'est pas vain, car avec la résurrection de Jésus Christ, le monde est déjà sauvé et la vie est déjà victorieuse de la mort. Nous en sommes certains, toute l'Eglise en témoigne avec les apôtres, eux qui ont vécu avec Celui qui est chemin, vérité et vie.
Extrait tiré de Anselm Grün, L'art de vivre en harmonie, Albin Michel, Paris, 2004, 310 p.


"Chacun d'entre nous a subi des blessures au cours de sa vie. Mais si j'en crois mon expérience, beaucoup semblent, aujourd'hui, ne plus voir qu'elles. Il existe une tendance maladive à ressortir toutes les blessures de l'enfance dans le but de pouvoir les surmonter. Derrière cette attitude se cache la volonté de perfection et de performance. Nous croyons qu'il nous faut tout faire pour supprimer nos blessures, que nous devons éradiquer en nous tout ce qui nous rend malades. Mais ce chemin est une impasse. La voie véritable est celle qui nous conduit à nous réconcilier avec nos blessures. Selon Hildegard de Bingen, devenir vraiment humain, c'est pouvoir transformer nos blessures en perles. Mais comment s'y prendre ?

jeudi 15 mai 2008

Un bel endroit !

J'ai été récemment me promener dans un bel endroit dont voici quelques photos... Vous voyez où c'est ? Un indice : un lieu charnière !





Réponse : Col de Weissenstein (1'395 m. alt.) au-dessus de Soleure. C'est le point le plus élevé du Jura alémanique. Un point de vue magnifique sur le plateau suisse.

Pascal Tornay

mardi 13 mai 2008

Bibliographie de la sagesse !

Comme promis, voici quelques ouvrages qui m'ont permis d'avancer sur le chemin de la sagesse et qui ont nourri ma quête du beau, du bon, de l'authentique :

JOLLIEN Alexandre,
La construction de soi,
un usage de la philosophie,
Seuil, Paris, 2006.
"Les lignes qui suivent entendent dépeindre un état d’esprit, glaner quelques outils spirituels pour s’avancer dans la joie. Je me plais à y convoquer les philosophes qui, en élargissant mon rapport au monde, jalonnent déjà ma vie. La philosophie antique proposait tout un attirail d’exercices pour se former, devenir à soi, se rejoindre. Cette conception de la philosophie comme thérapeutique de l’âme, heureusement ambitieuse, me séduit. Loin des gloses et du jargon, elle esquisse un art de vivre et nous aide à tenir debout. La fréquentation des penseurs qui me nourrissent a fait naître La Construction de soi, une sorte de manuel d’après-guerre qui essaie de délivrer l’esprit de ses entraves. L’auteur de ces lignes, plus accoutumé à l’adversité, peine à s’ouvrir à la douceur de vivre, à goûter la gratuité de l’existence. Souvent, le poids du passé, la culpabilité, la peur et les esclavages quotidiens l’empêchent de cheminer librement. C’est cette impuissance qui m’incline à m’interroger et à faire le point sur ce que la philosophie m’apporte, ce qu’elle représente à mes yeux." Alexandre Jollien.

Source : http://www.alexandre-jollien.ch/conctruction_de_soi.htm
BENSAID Catherine et LELOUP Jean-Yves,
Qui aime quand je t'aime ?
De l'amour qui souffre à l'amour qui s'offre
,
Ed. Pocket Evolution, Albin Michel, Paris, 2007.

On parle beaucoup d’amour, on le cherche, on l’attend, on le désire, on le fuit. On espère pouvoir dire un jour « je t’aime » à celle ou celui dont on rêve, ou on le murmure déjà à la compagne, au compagnon de sa vie. Mais sait-on vraiment ce que signifient ces mots : « je t’aime » ? Qui est ce « je » qui aime ? Et de quel amour s’agit-il ? Prenant tour à tour la parole, Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup portent un double regard, psychanalytique et philosophique, sur cette quête éternelle qui nous concerne tous. Ils nous invitent à grandir ensemble vers un amour qui ne se vit plus dans la demande et le manque, mais dans la plénitude du don.

Source : http://www.pocket.fr/evolution-fiche-livre-9782266166461.html



HOUZIAUX Alain & al.,
Entre sagesse et passions
,
Espaces livres, Albin Michel,
Paris, 2006.
La vérité de l'homme est-elle dans son coeur ou dans sa tête ? Pour nous aider à mieux cerner cette double nature, dans sa richesse et ses drames, le pasteur Alain Houziaux a réuni un panel impressionnant de philosophes, religieux, savants, penseurs et écrivains. Ensemble, ils explorent six dilemmes qui incarnent autant de facettes de l'aventure humaine : bonheur ou devoir, désir ou tendresse, humilité ou ambition, indépendance ou engagement, réussite ou renoncement, sagesse ou passion. Rarement auront été rassemblées autant de personnalités de ce niveau autour d'un programme aussi ambitieux. Un tour d'horizon profond et accessible des grands choix de l'esprit.


Source : http://www.evene.fr/livres/livre/sous-la-direction-d-alain-houziaux-entre-sagesse-et-passions-21256.php



DE MELLO Anthony,
Quand la conscience s’éveille
,
Albin Michel, Paris, 2002.

Le titre de l’ouvrage du jésuite révèle une œuvre consacrée à la libération intérieure. Le livre se présente comme une sorte de compilation d’histoires courtes, de fables ou de paraboles qui, influencées par les courants bouddhiste ou taoïste, tracent les voies d’une sagesse. C’est le psychothérapeute averti qui cherche à susciter ici, dans des entretiens au style vif et familier qui touchent à tous les thèmes éclairant les cœurs de ceux qui écoutent, l’éveil à soi, condition d’harmonie intérieure et de bonheur. Il poursuit son lecteur jusque dans ses derniers refuges avec une perspicacité teintée d’ironie et de tendresse. Ce livre deviendra un compagnon de route indispensable pour qui veut cheminer dans la connaissance de soi. Voici donc un « De Mello » du meilleur cru ! Il ne propose pas une méthode originale de méditation et de prière comme dans Sadh et Dieu est là dehors I et II C'est plutôt le psychothérapeute averti qui herche à susciter, dans des entretiens au style vif et familier, l'éveil à soi, condition d'harmonie intérieure et de bonheur. Il poursuit son lecteur jusque dans ses derniers refuges avec une perspicacité teintée d'ironie et de tendresse. Anthony De Mello, jésuite indien, a su harmoniser les influences ignatienne et hindouiste dans une spiritualité originale et efficace. Il était également psychologue et psychothérapeute professionnel.

Source : http://www.amazon.fr/Quand-conscience-s%C3%A9veille-Anthony-Mello/dp/2226116672


BASSET Lytta,
Au-delà du pardon,
le désir de tourner la page
,
Presses de la Renaissance,
Paris, 2006.
Professeur de théologie, philosophe et pasteur, Lytta Basset emmène le lecteur au-delà du pardon. Mais pour y aller, L. Basset sait de par expérience personnelle que le chemin de la vérité sur soi-même est rude et exigeant. Cette route vers l'au-delà du pardon commence souvent par un mal-être, une souffrance, une déstabilisation qui provoque un effondrement. Est-ce si fréquent ? « S'il y a bien quelque chose d'universel, c'est bien la souffrance qui accompagne toute existence, avant même la naissance. » (p. 8.) Il faut aussi se libérer de certains freins intérieurs pour pouvoir avancer : d'abord regarder en face ce qui fait mal avec un profond respect de soi-même. Ensuite, trouver quelqu'un à qui se confier. Autre frein : prendre au sérieux sa propre souffrance sans se dire qu'il y a plus malheureux que soi. Enfin, accepter que chacun ait droit à sa vérité. Les freins ainsi desserrés, le lecteur peut se poser la question : « Qu'est-ce que j'ai à pardonner pour vivre enfin libre ? » La route éclairée par la Bible que propose L. Basset comporte plusieurs étapes qui ne sont pas forcément chronologiques : Pourquoi avons-nous besoin de juger ? Pourquoi fonctionnons-nous souvent au mérite et à la faute ? Pourquoi prendre soin de ses blessures ? Que faire de la colère qui bouillonne en chacun ? Ces étapes permettront de goûter la joie d'être unifié, de laisser venir le pardon, enfin, de se réconcilier avec soi-même. Comment aimer l'autre si l'on n'est pas réconcilié avec soi-même ? Lytta Basset aide le lecteur à comprendre pourquoi Jésus n'a jamais appelé à « aimer les autres », mais à « s'aimer les uns les autres », à « aimer les autres comme soi-même ».
Source : http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=1914
VERGELY Bertrand,
Petit précis de morale,
Coll. Pause Philo,
Editions Milan,
Cahors, 2006.


La vie, la pratique doivent guider notre compréhension des choses. La compréhension, la théorie ne doivent pas tenir lieu de vie. Au cours de l’Antiquité, les premiers philosophes n’ont cessé de rappeler cette vérité. C’est la raison pour laquelle ils ont fait de la morale le cœur de toute sagesse. La vraie science est la science de la vie et non pas simplement la vie de la science. Mais comment vivre alors ? Qu’est-ce que bien vivre ? Faut-il vivre conformément à la nature, aux autres, à soi ? Que veulent dire « avoir des principes », « être responsable », « respecter autrui », « maîtriser ses passions » ? Que signifient le courage, la prudence ou la fidélité ?

Sources : http://www.editionsmilan.com/article.asp,art,2251,cat,2,gen,55,col,277.rwi.html


VERGELY Bertrand,
Petit précis de philosophie,
Coll. Pause Philo, Editions Milan,
Cahors, 2003

Habitués à vivre de façon souvent terre à terre, il arrive que l’esprit nous paraisse abstrait voire illusoire. De plus, comme un mauvais usage de lapensée conduit parfois à s’abstraire de la réalité, il n’est pas rare que l’on se mette à douter de la valeur de la pensée : le monde de l’esprit décrit par la pensée est-il un monde bien réel ?
Source : http://www.editionsmilan.com/article.asp,art,2252,cat,2,gen,55,col,277.rwi.html










VERGELY Bertrand,
La foi ou la nostalgie de l'admirable
,
Seuil, Paris, 2002.
Le petit livre de B. VERGELY est une méditation philosophique sur la foi. Le mot foi est entendu dans le sens le plus général, celui qui correspond à l'acte de tenir pour vrai ce qui est affirmé par quelqu'un en qui on a confiance. Une première étape de la méditation consiste à montrer que cette attitude est fondamentale pour l'humanité dans l'acquisition des connaissances et qu'elle n'est pas réservée au monde religieux. Une deuxième étape de la méditation consiste à reconnaître que l'accès à la vérité n'en reste pas au stade infantile du savoir ; il grandit par une prise de distance critique qui suscite un attachement radical à ce que l'on croit. Ainsi, le sujet qui croit accède à la certitude qui permet de vivre. VERGELY invite son lecteur à être attentif à sa vie intérieure ; il entre ainsi dans la suite de sa méditation qui préfère le mot foi au mot croyance pour parler de la relation de l'homme à Dieu. La notion de foi a « quelque chose de tranchant, de net, de défini. La croyance quelque chose de fluide, de doux, de vague » (p. 40). La foi est lien avec Dieu. La méditation philosophique se poursuit. B. VERGELY considère l'action et les éléments psychoaffectifs de l'acte de foi au fondement de ce que l'homme fait. Plus radicalement, la foi est ainsi source de la vie, entendue dans toutes ses dimensions, non réduite à ce qu'en saisissent les sciences. VERGELY introduit ensuite un nouveau thème, celui de l'inouï, où il puise dans la tradition de la philosophie de l'existence pour valoriser la vie intérieure. Il introduit ainsi la notion qui achève son parcours :la filiation qui est ici référée au mystère trinitaire. L'ouvrage reste philosophique. Pas de référence à quelque texte biblique faisant autorité, mais un chemin de pensée et d'intériorité qui permet d'accéder à un vision de l'homme qui s'épanouit dans la vérité.
Source : http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=411

GRÜN Anselm,
L'art de vivre en harmonie,
Albin Michel, Paris, 2004.
Comme il paraît loin le temps où l'on pouvait concilier vie personnelle et activité professionnelle, avec des rythmes de travail apaisés et des moments en famille ! Aujourd'hui, remarque Anselm Grün, l'écart se creuse entre ces deux dimensions de la vie quotidienne. La vie professionnelle dévore une très large part de notre temps au détriment de la vie privée. Ceux qui en souffrent le plus sont surtout les cadres,qui assument des responsabilités et peinent à se libérer du surmenage. Et puis, les pressions au travail sont multiples : peur du chômage, présence de la concurrence, poids des clients ou des supérieurs hiérarchiques, urgence des délais... Comment trouver u équilibre humain et spirituel à travers une telle réalité ? Anselm Grün décrit au départ les ressentis éprouvés dans ce cadre : la pression, le souci, la frustration, le manque de temps, l'oubli de soi, l'emprise des autres, le sentiment de culpabilité, jusqu'à l'épuisement. Il examine ensuite les difficultés de la prise de décision et de l'exercice des responsabilités : comment décider, trancher, gérer l'échec ou le succès, pratiquer la collégialité et le travail en équipe, vivre les conflits. Reste enfin à fournir des repères pour vivre la spiritualité chrétienne dans la vie professionnelle, en valorisant la confiance, l'attention aux autres, l'équilibre entre la famille et le travail, le sens de la parole juste et des valeurs. A la justesse des observations s'ajoutent des conseils pratiques judicieux pour réagir face à des situations concrètes.

Source : http://www.amazon.fr/Vie-priv%C3%A9e-vie-professionnelle-concilier/dp/2220056465
SAINTE-MARIE Alain,
La quête de la sagesse

coll. Points sagesse, Seuil,
Paris, 2004.

LORRAIN Monique, Discerner, Que se passe-t-il en nous ?, Vie chrétienne, Paris, 2003.

Pour mieux saisir les pensées qui nous traversent, nos états spirituels intérieurs. Auteur anonyme. Cet ouvrage comprend six lettres qui tentent d'amener leur destinataire, le lecteur, à une union mystique avec Dieu. Ecrites dans l'Angleterre du 14e siècle, elles permettent d'appréhender la mystique chrétienne en général et l'école anglaise en particulier.


Source : http://www.librairie-7ici.com/detail.php?article=2163&voir=rech



Pourtant la sagesse ne se trouve pas dans les livres... Mais dans le cœur de Dieu, de celui qui écoute et qui met Cette Parole en pratique ! 
Pascal Tornay

dimanche 11 mai 2008

La Pentecôte : un big bang spirituel !

Vitrail de la chapelle de Sarreyer (Val de Bagnes / Suisse).
La colombe est un des trois symboles de l'Esprit Saint
dans la Bible avec le souffle et le feu.
50 jours après Pâques, c’est ce que signifie le mot « Pentecôte », un véritable séisme se produit dans le cœur des apôtres cloîtrés dans leur baraque depuis le départ de Jésus 10 jours auparavant.

Ce tremblement de « cœur » a changé le visage de l’Eglise. Au lieu de se recroqueviller, les disciples se sont ouverts à l’Esprit Saint, et ont eu le courage de sortir pour proclamer d’abord à Jérusalem puis au monde entier la Bonne Nouvelle. Quelle est cette Bonne Nouvelle ? Quelle est cette "Pentecôte attitude"?

Si l’on peut considérer la Pentecôte comme un « big bang » spirituel, c’est parce que la venue de l’Esprit de Dieu en nous est une secousse mystérieuse qui est à l’origine d’un dynamisme humain hors normes. Quel est cet Esprit qui a poussé Pierre et Paul – entre autres – à passer leur vie sur les routes et les chemins, étant sans cesse dans le besoin et en danger de mort et à proclamer une Bonne Nouvelle qui tient, pour les humains, de la folie pure ?
 
Le feu du ciel.
Photo prise par une amie,
Agnès Telley, près d'Onnens (FR).
Et la Bonne Nouvelle ? Elle est tellement simple mais tellement folle que souvent on n’en revient pas... La vie est déjà victorieuse. Dieu s’est acquis définitivement la victoire sur la mort en donnant son Fils bien-aimé pour que le Ciel et la Terre soient réconciliés. Ainsi, nous ne mourrons plus. Nous passons par la mort, mais elle devient passage vers la VIE pleine et éternelle ! Nous nous retrouverons donc tous dans la maison du Père, où Jésus affirme qu’il y a beaucoup de place ! (Jn 14)

Je constate dans ma vie, qu’il m’a été impossible d’adopter cette « Pentecôte attitude » jusqu’au jour où j’ai vraiment rencontré le Dieu de Jésus Christ au fond de mon être. Ce jour-là (ç’a été progressif), j’ai vu la réalité de sa promesse de vie, la réalité de Sa présence, la vérité de son action en moi et autour de moi. Je témoigne que cette rencontre ne nous fait pas raconter des salades et ne nous fait pas avoir une spiritualité nébuleuse. Elle m’a poussé à travailler dans le monde pour tous ceux à qui le Christ m’enverrait. Dieu, pour moi, à cause de la Pentecôte, c’est du concret, c’est aujourd’hui, c’est maintenant. Bonne fête à tous et en particulier aux confirmés que j’ai accompagnés.

Pascal Tornay

mercredi 30 avril 2008

Accoudés au bar

Gabriel Bender,
Bistrots, ombres et lumières,
Ed. Monographic, 2000.
http://www.culturactif.ch/editions/monographic2000.htm
Une petite scène dans un bistrot de la région. Jeux de regards, connivences... Le bistrot n'est pas un lieu où l'on se rend seul, et, lorsqu'on y est seul... Difficile de garder sa contenance longtemps sans le journal ou le verre plein... Moi j'écris, je regarde ! Comme Gabriel Bender ou Georges Haldas l'on fait bien avant moi...

Une étude sociologique sur les bistrots aboutit, remaniée, à une publication édifiante et pleine de verve. Des brèves de comptoir et des photos d'ambiance de bistrot de Suisse romande font découvrir l'âme de nos pintes.

Textes : Gabriel Bender ; Photos : Jean-Yves Glassey
Préface : A.-C. Ménétrey 






Accoudés au bar

Ça discute et ça argumente.
Ça avance masqué,
Parce que ça joue des jeux.
Ça se montre et se démontre.

Ça partage et ça rigole.

C’est souvent enjoué.
Entre amis, souvent hommes,
Ça regarde et dévisage

Regards et gestes d’amitié

Posés ça et là, mais attention :
Il faut être initié et accepté.
Les règles terribles du groupe.

Les bars, hauts-lieux d’existence,

Temples de la raison populaire
Où la femme n’entre pas seule.
Les étiquettes volent

Et la colle y est tenace…


Pascal Tornay

mardi 29 avril 2008

A travers l'océan de la vie...

Port de l'île de Groix, Bretagne Sud
Partager ma vie pour la traverser de part en part... voici mon souhait ! Il n'est décidément "pas bon que l'Homme soit seul, dit Dieu. Il faut que je lui fasse lui une aide qui lui soit assortie !" (Gn 2, 18)

L'existence : Un océan à traverser, des vents contraire à faire face, un bateau qui prend l'eau, des voiles qui se déchirent : une image encore infidèle de la vie...

N'oublions-pas que c'est aussi un océan à traverser, des vents favorables qui gonflent largement les voiles, des terres nouvelles à découvrir, des îles qui sont tout autant des havres de paix et de repos, un fier navire avançant doucement sur des eaux turquoises, préparons ensemble l'équipée !

Allons, laissons les rivages de la peur !
Laisserons-nous notre barque aux flots violents ?
Inventons, créons de nouveaux horizons !
Nord ou midi, à n'importe quelle heure
Emmène-moi découvrir ce monde naissant !

Regardons ensemble vers le Levant, car

A mesure que le jour avancera,
Il nous faudra sans cesse maintenir le cap !
Les brumes et les tempêtes ne manqueront pas ;

Le feu de l’espérance palliera nos handicaps.
Avec au fond des yeux une joie profonde,
Recherchons, si tu le veux bien, ma Belle
Des espaces nouveaux, où recréer le monde.

Saint-Malo, Bretagne Nord : chemin recouvert
par la mer à marée haute au coucher du soleil
Pascal Tornay

lundi 28 avril 2008

Pérégrination d'un jeune homme en quête de sagesse !

De l’intimité de ma mère jusqu’à la Tienne,
J’ai tâtonné comme un vagabond en peine.
Jeté dans le monde, j’y trouvais mille chagrins ;
Ecrasé par mon Moi, j’errais sur le chemin.

Alors… éprouvé aux creusets de l’existence,

Brûlé vif au feu des défis des jours rances,
Je me suis retourné car je m’était perdu.
Je T’ai vu et je ne me suis pas confondu.


L'Esprit-Saint : vitrail de l'absyde de la basilique saint-Pierre de Rome


Tu m’as élevé à ta propre dignité
pour que T’embrasser me devienne possible,
Pour que je sois un procréateur de beauté.

Je Te donnes aujourd’hui ce que j’ai de meilleur :

Ta semence que je porte, et veux servir.
Connaissant mon désir, et sûr de Ton Amour, je vais…

Pascal Tornay

dimanche 27 avril 2008

La quête de la Sagesse

La quête de la sagesse est une recherche à la fois mystérieuse, passionnante et en quelque sorte dangereuse.
Laisser couler la vie en soi
Mystérieuse, parce qu'elle n'est pas le fruit de l'acquisition d'une connaissance pratique ou conceptuelle, mais au contraire d'une certaine démaîtrise de soi par rapport au dynamisme vital qui coule en soi-même. On a affaire ici à un laisser-couler-la-force-de-la-vie-en-soi. Cette sagesse fondamentale et créatrice, il s'agit de la demander à Dieu régulièrement et, si l'on y consent vraiment, il nous en fait le don gratuit et total. Mais, comme tous les dons de Dieu, ils sont au départ à l'état de graine. Il s’agira donc d'en prendre soin et d’en faire quelque chose. C'est une merveille en devenir, pour nous, par nous et en nous.

En route vers plus haut encore !
Passionnante ensuite, parce qu'elle amène à une connaissance, un amour de Dieu, de soi et des autres qui dépasse infiniment ce que l’on peut obtenir par exemple par les techniques de relaxation, de développement personnel, le yoga ou d’autres arts humains. Pour autant, je ne renie pas ces techniques qui, par ailleurs, peuvent être tout à fait complémentaires à la quête de la sagesse.

Passionnante, elle l’est en effet, car elle produit l'amour. Pour mieux connaître, ne faut-il pas d'abord apprendre à aimer ? Dans l'Evangile de St Jean, on apprend par exemple que l'apôtre Thomas a besoin de voir pour croire, l’évangéliste nous apprend en réalité qu'il s'agit d'abord de croire pour pouvoir voir. En effet, est-il possible de voir ce à quoi nous n'accordons aucun crédit d'existence ? Nous ne voyons que ce que nous voulons bien voir… C'est pourquoi, par exemple, nous devons croire ce que notre interlocuteur nous raconte pour pouvoir saisir sa pensée. Nous devons d’abord croire à la parole d’un professeur pour avancer dans la connaissance… Passionnante donc, parce qu'avec la sagesse, c'est notre rapport au monde, à Dieu qui se trouve transformé. Et quand le prof, c’est Dieu, là alors…

Des risques…
Enfin, elle est dangereuse, cette quête, parce que qui dit transformations dit risques et donc résistances et crispations. Je me suis souvent entendu monologuer en mon fort intérieur dans ce sens : « Vas-y lance toi ! » puis, « Non, arrête tu vas mourir… »

Bien sûr la Sagesse n'est pas dangereuse au sens où nous serions réellement mis en danger de mort, puisqu'elle est un chemin de vie, de développement et d'épanouissement de soi avec les autres et avec Dieu. Cependant, aucun développement ne se fait sans de profonds changements au fond de soi. Ce premier changement fondamental, ce retournement, n’est autre que la conversion… Un moment où l’on pense que l’on s’égare et que l’on va tout perdre ou « mourir », alors que c’est justement le moment de la résurrection !
La quête de la Sagesse appelle donc à la purification de notre regard, au détachement de nos fausses croyances et à l'abandon de tout ce qui sonne faux en nous. Tout ceci en vue d'un rapport à soi, à Dieu et au monde plus fin, plus profond, plus authentique et épuré de nos passions aveuglantes et dévorantes. En ce sens, c'est vrai, il y a un véritable danger, celui de risquer de "perdre" ce que nous étions pour devenir des êtres neufs. Il y a là un passage à franchir.

Si la Sagesse nous transforme en profondeur, elle ne change pas notre personnalité. L'Esprit de Dieu ne retire pas ce qu'il a donné. Il en est incapable. Non, au contraire, Dieu veut tout nous donner. Mais il attend notre contribution, parce qu'il ne veut rien faire sans nous, sans notre plein consentement, respectueux de la liberté qu'il nous offre.

Saurons-nous donc nous offrir nous-mêmes complètement à nous-mêmes, à Dieu, aux autres... Stade suprême de la Sagesse ...

Pascal Tornay
Avril 2008


jeudi 17 avril 2008

En juin 2007 disparaissait Sébastien !

De retour de Rome, où il effectuait son service comme hallebardier de la garde suisse pontificale,
Sébastien est décédé sur la route d'un alpage valaisan lors d'un
accident de la route en juin 2007. Je garde le souvenir d'un jeune homme
réservé, jovial, sensible et dévoué. Comme tous tes amis, je te
regrette. Mais la certitude de l'espérance en la promesse du Dieu fidèle
- certitude qui t'habitait aussi - me donne la joie de savoir que tu
goûtes à la plénitude de la joie dans le Paradis. Toi qui vois Dieu,
prie Le pour nous. Nous prions pour toi.

En souvenir ...

Sébastien et moi

D'autant
plus touché, que j'avais moi aussi signé un contrat de 2 ans à la garde
suisse en novembre 1997. A l'époque, j'étais encore à l'armée. Je n'ai
jamais terminé l'école de recrue et je ne sais pas encore pourquoi
aujourd'hui. Faiblesse psychologique, fatigue, perte de sens, déprime...
bref. Je ne sais pas trop. En tous cas, le contrat a été signé et
jamais personne ne s'est présenté à la porte Sainte-Anne du Vatican le 5
novembre 1997.

Quelques mois plus tard, le 4 mai 1998, Le jeune Cédric Tornay
décédait à Rome dans un cadre peu clair. Avec le recul, j'y ai toujours
vu une protection du Seigneur, "m'empêchant" par la force des choses de
prendre le chemin et de l'armée et de la Garde. Portant le même nom, au
sein de la même troupe, j'aurais peut-être été mêlé à cette fâcheuse
affaire qui attriste la famille et les amis. 

Nous
avions été te voir en été 2006. Nous avions eu beaucoup de joie à
partager ton quotidien. Quelle n'était pas notre fierté de poser avec
toi dans un cadre aussi somptueux que la Cité du Vatican. Bref, de près
ou de loin, cher Sébastien, il fallait bien que je dise un mot de toi,
sur ce bout de web.

 
En souvenir...

 Avec Flavien et moi.

 

Coupole de Saint-Pierre de Rome, toujours aussi majestueuse et extraordinaire ! 

 

Pascal Tornay
Avril 2008

 

dimanche 6 avril 2008

Une Suisse indépendante et neutre : OUI ! Mais surtout pas à la manière de l'UDC ou de l’ASIN (1) .

http//www.asin.ch
L’UDC s'illustre régulièrement en s'opposant aux idées des autres factions politiques. Ce parti a-t-il des idées ? Un projet de société à proposer ? Pourquoi continue-t-il à construire en déconstruisant ? Pourquoi avance-t-il d'un côté en regardant un passé mythique d'une Suisse indépendante et neutre qui ne l'a été que dans une certaine mesure - et surtout pas comme l'UDC entend le montrer.

Comme si l'UE ou l'ONU s'étaient entendues pour réduire à néant la souveraineté nationale... Comme si l'on souhaitait notre mort... On nage en plein délire.

Ce parti me donne constamment l'impression qu'il n'a rien à proposer, ou plutôt que ce qu'il propose c'est un retour illusoire à une société suisse qui n'a peut-être existé que dans la tête de quelques patriotes de la fin du XVIIIème siècle. Ce mythe de la suisse souveraine, indépendante et neutre que poursuit l'ASIN - bras patriotique et nationaliste de l'UDC - est une belle chimère qui fait plaisir au coeur des nostalgiques d'un Eldorado d'autrefois – nostalgiques qui n'échangeraient par ailleurs pas leur place actuelle de chefs d'entreprise pour retourner labourer les champs à la pioche –. Ce mythe, cet idéal décharné répond bien aux peurs d’une certaine couche de citoyens de voir la société suisse s'ouvrir au monde et perdre ainsi son âme.

vendredi 4 avril 2008

Musique et spiritualité : quels liens ?

D’un côté, il y a la musique. Je le crois, la musique nous met dans un autre rapport avec le monde. Elle permet d’élargir notre espace de pensée et par conséquent, d’action. Elle va bien au-delà de la parole verbale proprement dite en ne l’anéantissant pas, mais en la sublimant. Sublimer, signifie « faire passer le seuil » ou « être au-delà du seuil ».

D’un autre, il y a la spiritualité. Avoir la foi, ce n’est pas un corpus de croyances. C’est un rapport personnel au Dieu de Jésus-Christ. On n’ « a » pas la foi au sens où on ne possède pas définitivement un rapport de confiance avec une personne. Tout est à faire constamment, mais il y a un socle solide : l’expérience vécue avec ce Quelqu’un : Dieu.

mercredi 2 avril 2008

Découvrir Malte !

J'ai découvert Malte en ne voulant pas aller en Grande-Bretagne apprendre l'anglais. C'est ainsi que ça a commencé. C'était en août 1999 lors d'un séjour linguistique. J'y ai rencontré des personages assez atypiques. J'y retourne cet été à l'occasion de l'obtention (il faut encore voir) de mon diplôme en théologie pastorale avec mes amis de l'Institut romand de formation aux Ministères de Fribourg, anciennement dirigé par l'abbé François-Xavier Amherdt. Voici quelques photos, commentaires et idées pour voyager dans ce petit archipel grand comme la commune de Bagnes où saint Paul s'échoua lors de son voyage jusqu'à Rome en 60.

*** Photos pas terrible à cause du scannage... ***

Carte d'identité de Malte
Etat insulaire de la Méditerrannée à 80 km au sud de la Sicile. République autrefois sous la tutelle des britanniques.Indépendante et souveraine depuis 1974. Archipel comprenant neuf îles dont quatre dont habitées (Malte, Gozo, Comino et Manoel). Entrée dans l'UE en janvier 2004 et dans la zone Euro en janvier 2008. Avant, la monnaie était la livre. La Vallette est la capitale. Population : 395'000 habitants ; superficie : 316 km2. Le tourisme est une entrée financière essentielle pour les maltais. La langue maltaise est une langue d'origine sémitique, provenant probablement du phénicien, de l'italien et du latin. Les maltais sont catholiques pour 97% d'entre eux. Et ils le montrent... Pour plus de détails

1. Au nord-est. Falaises, terres arides, très peu de végétation et de culture, terre ocre.

2. Une des rares plages de Malte généralement engoncées
dans de petites criques peu connues des touristes.


3. Les falaises de calcaires sont majestueuses mais très dangereuses.
Elles sont souvent creusées de cavernes.

4. Le petit fort de Comino, un îlot entre Malte et Gozo.

5. "Azur Window", la fenêtre d'azur bien connue de tous les touristes, un endroit puissant et magique ! Ici avec mon amie Francesca, rencontrée à Malte. Une prof d'anglais très sympa, cultivée. Rien de tel que les autochtones pour découvrir un pays.

6. Quand je disais atypiques...

D'autres sites pour en voir plus :
Visitmalta : le site de l'office du tourisme maltais
Photographies de Malte

Pascal Tornay

dimanche 30 mars 2008

Quand l’Esprit de Dieu est à l’œuvre…

Un jour, un murmure au fond de moi a changé le cours de ma vie !  A l'époque, depuis 1998, j'étudiais à l'Université de Lausanne, j'avais de grands projets... Mais la vie est surprenante... bien plus qu'on ne le croit !
« Je veux en savoir beaucoup, le plus possible... », me disais-je. Ambitieux devant l’Eternel, le Pascal... Mais savoir quoi ? Et pour quoi faire ? C’était il y a quelques années, à l’arrêt des transports publics lausannois à Dorigny à Lausanne. Depuis longtemps, j’avais envie de travailler dans la diplomatie de la Confédération suisse, devenir un spécialiste, devenir grand, encore plus grand, connaître beaucoup de choses, d’idées, de gens.

Pourtant, un peu perdu dans ma tête et dans mon cœur, j'allais subir plus de 4 ans d'angoisses, de dépression et de crise personnelle et professionnelle sans précédent. Un jour, morose, attendant le métro à Lausanne, j'ai entendu dans mon cœur : « Et si pour une fois, je LUI laissais la main ? » J'aimais Dieu et pourtant, concrètement, je ne lui avais pas fait la moindre place dans ma vie. Paradoxe du pratiquant non croyant ! Mais là, le moment était venu !

Seigneur, je n’y avais pourtant pas pensé bien fort, ce jour-là, cependant le vent que Tu as fait se lever dans ma vie à partir de cet instant a été terriblement violent et délicat ! C’est vite vu : de tous mes projets et même de cet ancien moi-même, il n’en est pas resté pierre sur pierre... Je ne sais pas comment j'ai réussi à finir mes études avec la note maximale à mon travail de mémoire et à sa défense. Folie !

N'en est-il vraiment rien resté de l'ancien Pascal ? Si. Le goût de connaître, les choses en profondeur, le désir de m'épanouir et de développer les dons que Dieu m’a fait, au service des autres, l’amour de la beauté et de la vérité: ça, ça n’est pas parti !

Tu m'as permis, Seigneur, à travers la secousse sismique qui m'a « mis au monde », de me reconstruire plus en phase avec le Pascal profond que tu avais créé et qui étouffait ! Me mettre au service de LA Beauté et de LA Vérité... Employé de Dieu ! Tentant ? Prêtre... Hmm, je voudrais tant me marier un jour... Que faire ? « Tu peux être marié et me servir » m’a dit mon cœur... Le projet a mûri, j’ai réfléchi, puis les paroisses de ma région ont pu m’engager à mi-temps à côté de la formation à l’Institut Romand de Formation aux Ministères (IFM), l’école de suisse romande qui, sous la responsabilité de la Conférence des Ordinaires Romands (COR) forment les laïcs mandatés et engagés. Aujourd’hui, ressuscité – n'est-ce pas mon prénom ainsi que notre vocation à tous ? – je suis heureux. J’aime ce que je fais et qui je suis.

Une pensée particulière pour toi Colette ma femme, mes parents Daniel et Rose-Marie, mes sœurs Valérie et Lise, mes collègues, prêtres et laïcs de mon diocèse de Sion (Valais, Suisse) et à vous tous, mes amis, connus ou inconnus, qui ont été témoins de ma difficile évolution et qui, par le don de vous-mêmes, de manière visible ou invisible, m’ont mis au monde…

Pascal Tornay

Pascal Tornay

jeudi 27 mars 2008

Matins ...

Le matin, comme la feuille blanche. Tout est a créer. Des libertés à envisager sous l'angle de l'investissement. Des désirs à amener à bon port et des frustrations de ne pouvoir tout guider comme on voudrait. Les matins, chagrin de ceux qui voudraient tout faire, tout faire sans heurts. Bonheur de ceux qui savent travailler avec ce qui vient de bon, de moins bon. Sagesse que de savoir conjuguer à la fois le prévisible, le possible et l'impensable ! Parce qu'à l'impossible nul n'est tenu... dit-on du moins.

Un matin, je me suis retrouvé à Reims... 8h m'y voici ! Commencer une journée par la visite d'une des plus epoustouflantes cathédrales du monde ! C'était un grand moment ! Le sommet de la nef affleure les 40 mètres ! Tout pousse le regard vers le haut. Terrible ! Bonne lecture !

lundi 24 mars 2008

La fabrication des monnaies : pas si simple !

La fabrication des monnaies a fait l'objet d'une attention particulière. Les monarques qui les mettaient en circulation étaient attachés au fait que leur effigie soit la plus possible à leur avantage. La monnaie est objet de pouvoir c'est bien connu. Ne frappe pas monnaie qui veut ! Je vous présente ici les deux principales techniques : la frappe (autrefois) et le poinçon (actuellement).

Fabrication ancienne (dite à la frappe)

1. Fonderie
Les matières premières sont fondues, puis coulées en lames

2. Laminage
Les lames sont amenées à l'épaisseur adéquate

3. Découpage
Le découpage des lames se fait à l'aide de presses équipées de poinçons et de matrices et donne des flans de poids correct.

4. Cordonnage
Le cordonnage, qui s'effectue par roulage des flans entre deux outils rectilignes et parallèles, dont l'un a un mouvement rectiligne et alternatif, ou entre un tambour tournant et un coussinet fixe, a pour but de refouler le métal sur le pourtour afin de favoriser, à la frappe, la formation du listel.

5. Frappe
Après le recuit (rechauffe) et le brillantage, qui leur donne un aspect satisfaisant, les flans passent à la frappe, effectuée sur des presses monétaires, d'où les pièces sortent finies, tranche comprise. L'outillage de frappe comprend deux coins en acier trempé, présentant en creux les reliefs que doivent comporter la face et le revers de la pièce, et une virole de forme annulaire. Pour les pièces dont la tranche comporte une inscription, la virole est en trois secteurs, qui s'écartent au moment de l'extraction de la pièce : c'est le procédé de virole brisée.

Cf. illustration Histoire de la monnaie : Olivier Robin


Coulisses de la fabrication des monnaies suisses : Swissmint
Histoire de la monnaie : Olivier Robin