Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

samedi 23 avril 2011

Toi qui lis ceci, sois béni au nom de Jésus, le Christ !

Une fois pour toutes Pâques 2011 revêt pour moi un sens particulier que je place sous la lumière du Vivant: c’est en effet la seule fois de ma vie que la Résurrection du Seigneur tombe sur mon anniversaire. Pour un Pascal, ce n’est pas rien ! La prochaine conjonction de cet ordre tombera en 2095 et j’aurais éventuellement 122 ans. Bref, je serais là où l’âge n’a plus aucune importance. Pour l’heure, je rends grâce de pouvoir vivre ce temps comme il vient.

Sa Résurrection, c'est la NÔTRE !

Depuis plus de 2000 ans, tous les chrétiens s’écrient : « Jésus Christ est vivant, Alléluia ! » Mais combien vivent en-dehors d'eux-mêmes, les yeux rivés sur les choses qui passent ? Combien font comme s’il était mort et enterré définitivement ? Evidemment, en n’ayant pas foi en Lui ou en ignorant que la victoire du Christ sur la mort a un impact actuel, fondateur, essentiel, central et définitif sur la vie de chacun de nous, la fête peut bien battre son plein, mais ultimement, elle est vide, stupide, absurde et totalement vaine…

Elle est lumière féconde pour et en chacun de vous.

Ainsi, aujourd’hui et au nom de Jésus Christ, qui a été mort et qui est vivant à jamais avec le Père et dans l’Esprit Saint, je veux te bénir toi qui lit ceci. Bénir signifie invoquer l’Esprit Créateur sur une personne pour que sa fécondité, ses désirs profonds, ses projets, ses relations, son être même s’épanouissent de la plus large manière possible dans le plan de l’Eternité.

Evidemment, je pense en premier en tout particulier à toutes les personnes qui m'ont donné le plus de fil à retordre dans ma vie, à celles qui m'ont demandé de prier pour elles, à celles que j'accompagne secrètement et à celles que je côtoie au fil des ans. Et j'ajouterai : à celle qui voudra bien traverser la vie à mes côtés et que je ne connais pas ;-) encore...

Ainsi, que descende sur toi l’Esprit Créateur, qu’Il te donne cette lumière et cette joie pascale qui rempli le cœur de l’Homme des merveilles de Dieu. Que la toute-puissance d’amour du Seigneur dilate ton cœur aujourd’hui et à jamais pour que tu deviennes un être semblable Lui et que tu vives en sachant que tu es sa fille / son fils bien-aimé. Sois un vivant ! Alléluia !

"Allez dire à tous les hommes, le Seigneur est parmi nous,
Alléluia, Alléluia !"

Pascal Tornay
Dimanche de Pâque, 24 avril 2011

jeudi 7 avril 2011

Ballottés par du vent !


L’être humain cherche systématiquement à l’extérieur de lui – dans des conventions et des conformités avec les idées du temps – des raisons d’exister, des occasions de bonheur ! Tant que l’Homme en reste là, il est une coquille de noix ballottée par du vent ! Il en est ainsi des modes et de leur cohorte d’exigences ambigües. Ne dit-on pas de la dernière tendance, venue d’on ne sait où, qu’elle est « en vogue » ou « dans le vent ! »   «Vanité des vanités, tout est vanité ! » (1) disait le Sage de la Bible.

vendredi 11 mars 2011

Echos de la soirée autour de la Suisse et du Christ

Articles de La Voix de la Haute-Marne et du Journal de la Haute-Marne paru en décembre 2010 au sujet d'une soirée de l'Avent offerte aux gens de Genevrières-Tornay intéressés à connaître la Suisse, avec un angle de vue un peu original et lier ainsi la croix fédérale et la vie du Christ. S'ensuivait un apéro copieux et fort apprécié... Merci à tous les amis de Haute-Marne !

Enthousiasmant...

Article paru dans l'Echo des Dranses de mars 2011

jeudi 3 mars 2011

Honore ton père et ta mère !

Je fais l’expérience d’un dégagement de joie et de liberté extraordinaire quand je vois les fruits d’une relation renouvelée… "Comme c'est bon, j’ai osé la vérité ; j'ai osé lui dire ! J’ai été au-delà de mes peurs et de mes regrets. Je me demande ce qui avait été blessé dans mon image de lui/elle. J’ai cru que plus "rien" n’était possible dans ma relation avec elle/lui. J’ai osé réinventer une manière d’être avec."

Sûr que "ça" fait mal, mais quel est ce "ça" ? Quel est ce "rien" ? Ne puis-je plus être fier d’eux parce qu’ils "ne peuvent plus"… comme avant ? Dieu commande d’honorer ses parents, c'est-à-dire de reconnaître leur situation de géniteurs, leur posture de transmetteurs de ma vie ! Ils ont beau avoir été "monstrueux", ce sont mes parents. Evidemment, honorer n’est pas aimer. Mais c’est un premier et beau pas ! Serait-ce le seul, que ce serait déjà quelque chose. Au moins un lien existe et est reconnu… Le champ du possible est rouvert et la promesse de Dieu peut s'accomplir ! (1)

lundi 28 février 2011

Seigneur, me voici devant toi !

Ecrire une chanson pour celles et ceux qui peinent et qui pourtant gardent confiance dans le Nom du Seigneur, tel était l'objectif. Avec mon ami Pierre-Yves Dick, guitariste et ancien animateur pastoral neuchâtelois à l'origine de la musique, j'ai écrit les paroles très simples de cet air à fredonner en méditant. C'est notre troisième hymne chrétienne !

Le thème : Seigneur, tu es la source de la Paix. Dans les moments de houle et d’angoisse, je m’en remets à toi. Tu prends soin de tous les êtres que tu crées et, plus encore qu’une mère, tu ne m’abandonnes jamais. Tu es le Dieu fidèle en qui je mets toute ma confiance.

La construction : Le texte oscille entre parallélisme et nouveauté. Le parallélisme montre le visage du Dieu fidèle et miséricordieux. La nouveauté de Dieu, c’est son amour qui se renouvelle et son pardon sans cesse offert. Ce sont des merveilles à nos yeux, car dans les moments de doute ou de déroute, ce regard divin efface toute trace de crainte et de désespoir. Invitation à se tenir avec tout toi devant Lui !

dimanche 20 février 2011

Les médiums : tous des charlatans ?

Pour répondre à cette question en étant un tant soit peu éclairé, je crois qu’il faut d’emblée déplacer le débat. Le problème des médiums – plaçons les tous sous cette dénomination, puisque ce sont tous des intermédiaires – n’est pas de savoir si oui ou non, les pouvoirs qu’ils ont obtenus du monde spirituel sont réels ou pas. Ces personnes disposent dans l’immense majorité des cas des capacités extra-ordinaires. Il n’est donc pas question ici de mettre en doute leurs capacités et les effets réels de leur action sur le corps ou l’esprit de leurs clients. Chacun peut constater – et les témoignages ne manquent pas – que les effets a priori positifs sont souvent spectaculaires.

Non, le problème se situe ailleurs...

vendredi 4 février 2011

Manifestation estudiantine !

De mes études de sciences-po à Lausanne, j'ai gardé un souvenir inoubliable de joutes verbales avec des amis aussi avides que moi de décompresser après les heures de cours. Ainsi, voguant dans les eaux tumultueuses de l'absurdité absconse, nous badinions, contrefaisant tout à la fois les envolées politologiques de nos proies favorites – les grands manitous en tous genre, guides et maîtres, chefs et leaders charismatiques, nos grands frères en humanité – et les propos parfois pompeux de diverses autres personnalités en vue ayant succombés à la langue de bois. Nous élaborions des pensées insensées par le biais desquelles chacun des interlocuteurs – se pâmant de sérieux – faisait virevolter à tous vents les théories les plus fumeuses, nous renvoyant tour à tour concepts volages et chaînes causales débridées. Allant de mal en pis, chacun renchérissait à l’aide de stupidités toutes plus magnifiquement emballées les unes que les autres. A ces conversations de pince-sans-rire, se succédait une mise en acte de notre pensée enrubannée qui s’incarnerait dans une action patente et révolutionnaire qui allait, nous en étions pétris de certitude, apporter au monde un
mieux net et radical. Ainsi est née la manifestation suivante avec son cortège de revendications claires et précises, dont nous allions être les chantres.

Voyez plutôt...

jeudi 3 février 2011

La dépendance, source paradoxale de liberté !

La maladie rend fragile et met à nu un être humain. Elle confronte les proches au profond mystère de l’existence et la fragilité de la vie humaine. La maladie psychique rend le comportement de l’autre surprenant et mystérieux. Elle décontenance les interlocuteurs et les place eux aussi face à face avec leur propres fêlures. D’où ces relations brouillées et compliquées. Chacun est acculé à une quête d’une solidité plus grande, plus profonde et c’est là que la dimension spirituelle intervient avec force, car elle est source de sens et d’espérance.

Celles et ceux qui ont été un jour placé devant le choix de « devoir » placer ses parents dans une maison de soin ont déjà pressenti l’importance de fonder ses choix sur des critères plus solides, plus objectifs pour que ce ne soit pas seulement ma décision : mais ces critères, quels sont-ils ? Comment discerner ? Comment faire le bien de l’autre ? Malgré lui ? Sans oublier le mien ?
Regard renouvelé - L'être humain a cette impressionnante capacité de trouver sa force dans ses fragilités et ses dépendances dépassées en vérité au coeur de soi. Alors la nudité de l'autre n'est plus source d'effroi, mais de compassion et de fraternité.

mardi 1 février 2011

Pèlerinage à vélo : un voyage multidimensionnel

Depuis une vingtaine d’année, chaque été, l'Aumônerie Jeunesse de Bagnes organise un pèlerinage à vélo à travers une région différente. Ce fut tour à tour la Toscane et l’Ombrie en 2006, la Bavière et l’Autriche en2007, la traversée de la Belgique en 2008, la descente en Provence et Côte d'Azur en 2009, l’été dernier nous avons été à la rencontre de la vie du saint curé d'Ars Jean-Marie Vianney... En 2011, nous nous payonsle luxe du bord de mer croate, slovène et du lido vénitien en pédalant avec S. Marc avec comme somment la basilique qui lui est dédiée à Venise même !

Pourquoi multi-dimensionnel ? Parce que la vie de foi doit être connectée à la vie pour être vie ! Avec nos périples en groupe d’une vingtaine, nous expérimentons à la fois...

dimanche 30 janvier 2011

Tu m’as saisi

Un texte pour dire l'importance de "se recevoir" de l'autre. Accepter de se perdre pour se retrouver. Lâcher pour obtenir, désapprendre pour se laisser surprendre, laisser l'autre être un autre, laisser une distance réunir. Un défi quotidien non sans morts, mais qui conduit à un amour vivant en liberté. Un amour qui ne "prend" pas. Qui se reçoit. Avec les risques inhérents à toute aventure exceptionnelle. Un foi en l'autre et ses richesses. Se laisser envisager aussi dans ses failles et ses fêlures. Paradoxes, passages...


samedi 22 janvier 2011

Les Vollégeards d'autrefois IV

Retrouvons ici quelques personnalités qui ont marqué le quotidien des Vollégeards. Un merci à Marguerite Biolaz-Berguerand à qui je dois la plupart des photos et des coupures de presse, collectionnées minutieusement au long des décennies...

"Qui sait d'où il vient, puise dans ses racines la force et la sagesse de la mémoire pour savoir, un peu mieux, où aller ..." 



Antoine (1894-1970) et Thérèse Moulin (1901-1952)

mardi 18 janvier 2011

Images insolites glanées ici ou là ...


Clin d'oeil humoristique itinérant et parfois... grinçant !
En images...
Extraordinaire ironie...
Image rencontrée dans un journal de propagande contre la tyrannie policière
des Etats-Unis dans le monde lors de mes études à l'UNIL.

samedi 1 janvier 2011

Laurent Gbagbo : vacuité des vacuités... Une fois de plus...

http://fr.globalvoicesonline.org
Voici donc une Côte d'Ivoire étêtée et essoufflée par 10 ans de pouvoir sans bilan concret. Un pays comme tant d'autres à travers le monde qui souffre d'abord d'une élite politique qui se sert au lieu de servir le peuple qui l'a élu. Encore une fois, cet épisode tragique augmente le sentiment d'abandon de toute la population. s'accrocher de cette manière au pouvoir alors que des élections plus ou moins régulières ont eu lieu et qu'une écrasante majorité d'Etats et d'instances gouvernementales ou d'agences inter-gouvernementales s'accordent pour clamer l’illégitimité des prétentions de L. Gbagbo est un gigantesque caprice d'enfant gâté.

mardi 21 décembre 2010

Femmes, je vous aime !

Tableau de Claire Bracq, toile 55x46
visitez son site
Cette exclamation du chanteur français bien connu Julien Clerc manifeste l’émerveillement et la tendresse des hommes à l’égard des femmes. C’est une « ode à la joie » d’un être qui laisse son cœur s’épancher à propos
de celles qui tout à la fois sont pétries de la même chair et pourtant tellement autre… Cette « petite différence » – si j’ose dire – est dans le plan de Dieu depuis la Création, parce qu’elle est source de fécondité au sens le plus large du terme. Nous ne croissons pas sans le regard, la présence bienveillante de l’autre.

Dès le départ, Satan s’y est mis aussi. Il est parvenu à pervertir le regard de l’un sur l’autre. On passe en quelques lignes de la merveilleuse nudité originelle à la honte crasseuse ! Ce regard pervers (qui, au sens étymologique, signifie « retourner sans dessus dessous ») donne le ton à cette relation homme-femme retournée, tordue… compliquée ! Voici la merveilleuse union dans la complémentarité, voulue par Dieu, transformée en une abominable et honteuse relation de pouvoir, de domination et de soupçon mutuel. Quelle tragédie !

samedi 4 décembre 2010

Plus que du chocolat et du fromage : Découvrir la Suisse...

Soirée Cinéma franco-suisse à Genevrières (Haute-Marne, France). La famille Tornay venue du canton du Valais (Suisse) a fait connaissance avec le village du même nom les 22 et 23 octobre 2004. Depuis lors des liens d’amitié unissent les habitants de Tornay avec la famille helvète.

A l’occasion de l’Avent et du 6ème anniversaire de la rencontre des Tornay à Tornay, Pascal Tornay, animateur pastoral, invite tous ceux qui le souhaitent à une soirée cinéma à la (re)découverte de son pays sous un angle nouveau. Cette rencontre fraternelle et gratuite s’intitule « Plus que du chocolat et du fromage : Découvrir la Suisse, sa croix et la vie du Christ »

samedi 27 novembre 2010

Les chrétiens, « néo-moralisateurs » de la société

Comment se situer en tant que chrétien face au constat sévère – à juste titre d’ailleurs – de nombreuses personnalités, tels que des sociologues, des théologiens ou des psychothérapeutes reconnus au sujet du désarroi actuel d’une large couche de la population européenne ? Comment se situer aujourd’hui par rapport à notre société dont les repères éclatent dans les abysses du « tout est relatif » ? Que dire de ces normes morales qui ont forgé la « civilisation » de nos aînés et qui aujourd’hui explosent à l’aune de l’hyper-autonomie des individus ? D’abord, je pense que l’autonomie individuelle est un progrès moral et social inouï dans l’histoire de l’humanité. Jamais, le lien « individu-société » n’a été aussi distendu qu’actuellement. Je pose que cette évolution est avant tout positive. On connaît assez bien les conséquences des carcans d’une société qui fait de ses sujets des « moulés sur mesure ». J’admets évidemment aussi que cette autonomie est extrêmement difficile à contenir, à « socialiser » ou – mieux dit encore – à intégrer sur le plan du « vivre-ensemble », du lien communautaire. C’est une liberté nouvelle qu’il nous faut utiliser. Je crois qu’il nous faut pour cela un tissu de valeurs communes, sociales et humanisantes. Mais comment les chrétiens doivent-ils s’y prendre pour les insuffler dans la
société où il vivent ?

dimanche 14 novembre 2010

Au jour de célébrer l’amour


Rembrandt Van Rijn,
Tempête sur le lac de Galilée (huile) 1633
Isabella Stewart Gardner
Museum of Boston (USA)
Si le bonheur se construit patiemment dans le sans-bruit du quotidien, avouons qu’il ne prend franchement le large qu’à partir de l’instant où chacun est disposé à larguer les amarres. Il y a de la joie et de la fierté à partager un moment avec des couples qui ont osé hisser la grand’ voile et qui ont mis le cap sur le soleil levant il y a de cela 10, 20, 25, 30, 40, 50 ans et plus même… Au jour de fêter un jubilé, il est bon de savoir jeter l’ancre et se mettre à quai, l’espace d’une journée, le temps de partager, avec tous ceux qui ont été des jalons dans l’histoire d’un amour, le bonheur qu’il y a de s’aimer dans le mariage chrétien et dans la mouvance de l’Esprit Saint. Qu’Il souffle dans vos voiles et vous donne l’audace des grands navigateurs qui ont été des découvreurs en dépit des courants contraires.

vendredi 5 novembre 2010

L’art contemporain, entre vilenie et idiotie

« L’art contemporain, c’est nul ! », tel est le cri qui s’est échappé de moi en visitant l’exposition « elles » du célèbre centre Pompidou à Paris durant l’été 2009. En effet, je savais l’appel du vide et les décalages abscons qu’appellent l’art contemporain (AC), mais j’ai été stupéfait – entre mille autres abs-conneries - par les « œuvres » de Gina Pane. Elle expose en effet « une semaine de son sang menstruel ». En bref, il s’agit de coton imbibé de sang menstruel qui est exposé aux yeux hagards du public dans de petites boîtes translucides. Une pour chaque jour de la semaine. Exquis ! Cette exposition est complétée par un verbiage explicatif emphatique, par un jargon pompeux et intellectualisant qui donnent à l’œuvre son grandiose et sa superbe. Comme pour parer à une œuvre pauvre, muette et surtout sans la moindre beauté intrinsèque !