Aimer - connaître

Aimer - connaître
Photo de Guy Leroy

jeudi 16 mai 2013

Le magnifique dessin d'Emilien 
représentant Colette et moi devant notre maison. 
MERCI Emilien !


mercredi 1 mai 2013

IMMENSE VOL PERPETRE AU CENTRE LIZIBA

LE CENTRE PASTORAL ET SOCIAL LIZIBA FERME SES PORTES

A la suite d'un IMMENSE VOL - l'intégralité des biens du Centre - organisé et perpétré par PASCAL KANKU TSHISEKEDI, notre ancien directeur ad interim, le Centre pastoral et social LIZIBA à Kinshasa (R.D. Congo) se voit contraint  de FERMER DEFINITIVEMENT ses portes.

Photo de Pascal Kanku Tshisekedi.
Le voleur impuni en question
au milieu des biens qu'il a emporté.
Quelle gigantesque trahison ! Malgré tout, nous renonçons à toute poursuite contre notre ancien collègue, sûrs que la Providence s'en chargera un jour ou l'autre. Il n'y aura donc pas de rentrée scolaire 2013. Les efforts de toute la "Famille Liziba" en Suisse et en R.D.C sont complètement ruinés par la folie, la rage et les ambitions démesurées d'un seul homme.

Nous remercions très fraternellement et très chaleureusement les membres du Conseil de direction, les enseignants, le personnel, nos superviseurs les C.P.C.R, avec une gratitude particulière aux donatrices et donateurs en Suisse et ailleurs. Nous souhaitons tout le bonheur du monde à toutes nos apprenantes qui, durant près de 10 ans, ont donné sens à notre mission et qui ont terminé brillamment leur cursus à Masina Sans Fil. Enfin, au nom de tous, nous demandons pardon à toutes les apprenantes qui voient leur cursus interrompu brusquement et qui, ainsi, ne pourront pas poursuivre leur formation dans nos murs.

Un communiqué officiel plus complet sera publié à fin août à tous nos donatrices et donateurs. Ils méritent bien quelques explications !

De son côté, l'Association LIZIBA SUISSE, disposant toujours d'un patrimoine important, poursuivra son travail et offrira son soutien à d'autres organismes oeuvrant dans le sens du défunt Centre LIZIBA en République Démocratique du Congo.

"Bien mal acquis ne profite jamais !" A bon entendeur.

Avec tous nos regrets et notre tristesse, bien à vous tous !

ASSOCIATION LIZIBA SUISSE
Daniel, Pascal, Colette et Christine

vendredi 26 avril 2013

Confucius ou l'homme de qualité



On peut avoir des idées bien arrêtées. Il n’en reste pas moins que la vie du monde, elle, poursuit sa route et que la réalité si mouvante nous échappe en large partie. L’homme de qualité est celui qui sait s’arrêter lui-même pour mettre sa pensée dans une subtile et continue écoute de son environnement. Ses idées s’arrêteront bien assez vite… Je parie que les hommes aux idées les mieux arrêtées, sont ceux qui, justement, ont le moins pris le temps de s’arrêter. Quel courage – ou quelle sagesse – il faut pour s’arrêter ! La distance de d'arrêt d'un être humain du 21ème siècle est certainement aussi courte que la longueur qu'il faut à un aéroplane lourdement chargé de décoller...


Quelques magnifiques maximes tirées de la pensée de Confucius (551-479 av. J.-C), le sage chinois, le plus connu (de nom) de la civilisation chinoise, donc le plus méconnu (de contenu)... Dans ses entretiens avec ses disciples, il est d'une redoutable autorité, non pas celle qui s'appuie sur elle-même, mais celle, exceptionnelle, qui s'appuie sur l'écoute des sages, comme de ceux qui ne mériteraient pas qu'on les écoute. Confucius oppose l' "homme de qualité" à l' "homme de peu" comme le traduit André Lévy. De là, jaillit une étrange pensée, l'homme de peu est source de sagesse pour l'homme de qualité en devenir... Magnifique école d'humilité et d'humanité, si chère à Confucius.

lundi 22 avril 2013

Restons jeune, c'est impératif !


Rester jeune ! La formule ne l’est pas, jeune, elle ! Si l’on en croit les niveaux de vente inégalés de crèmes, d’onguents, de dopants ou de pilules en tous genres, le monde sans Dieu n’a pas fini sa quête désespérée et désespérante d’immortalité ! S’ils savaient qu’un Dieu nous l’a déjà offerte sur un plateau ! Quel choc, le jour où certains apprendront qu’en plus, c’était gratuit…

Dans l’Evangile, Jésus se fait proche des petits-enfants. Il accueille affectueusement ceux-là mêmes que les apôtres rabrouent ! Jésus enseigne à ses amis qu’il leur faut rester jeune, très jeune même, puisqu’il les invite à ressembler aux petits-enfants !

Loin du bling-bling ronronnant et pompeux, Jésus fait prendre conscience à ses apôtres que la jeunesse de cœur est cruciale pour accéder au Royaume des Cieux. Tiens donc ! Jésus et le monde serait au diapason pour une fois ?

Evidemment, personne n’échappe aux rides et à la déchéance corporelle. Cela nous rappelle d’autant mieux que nous ne sommes pas qu’un corps. Cela nous rappelle tout aussi bien que nous avons besoin d’être sauvés dans notre chair ! Avez-vous déjà remarqué combien les personnes qui ont su garder une certaine fraîcheur de cœur, gardent une certaine fraîcheur dans leur présence physique ? Si l’Esprit commande, le corps suivra… comme il peut !

Il nous faut donc rester jeune dans la mouvance de la puissance de l’Esprit Saint. C’est un combat ! Un combat qui nous épure et nous allège des scories et des vanités mondaines que nous avons laissé pénétrer en nous au fil du temps ! Rester jeune selon le Christ, c’est impératif ! Mais ce n’est pas du « jeunisme » à base de potion de perlin-pin-pin… C’est une exigence d’amour liée à la grandeur du Royaume. Et ça commence avec son propre corps, dont nous devons prendre soin…

Voici une « recette » pour rester jeune à la façon de l’esprit en 7 points :

1.     Savoir s’arrêter ;
2.     Boire à la source vive dans la prière et les sacrements ;
3.     Repartir de l’exemple du Christ dans l’écoute régulière de la Parole ;
4.     Pratiquer l’amour et l’ouverture à l’autre ;
5.     Se laisser enseigner d’autrui ;
6.     Savourer la densité de la vie ici et maintenant ;
7.     Laisser l’imprévu exister au cœur de ma journée.

Astrid Lindgren est née en 1907 en Suède.
 Auteur à succès de livres pour enfants, et créatrice notamment du personnage de « Fifi Brindacier »,
elle a été aussi un important leader d’opinion dans son pays.
Son sens de l’autre, de la justice et son espièglerie tout à la fois restent vivant dans l’esprit des suédois...

Photo © www.sweden.se


jeudi 31 janvier 2013

Digne d'un homme


Ne croyez pas ces hommes qui,
Sous couvert de nuages
Fuient les heures d’orages
En essuyant des yeux
Les larmes qui les rendent humains.
Pleurer, est-ce digne pour un homme ?

Ne croyez pas ces femmes qui,
Sous de charmants artifices
Cachent leur peau ridée,
En fardant leurs paupières
De couleurs qu’elles possèdent déjà.
Vieillir, est-ce digne pour une femme ?

Ne croyez pas ces jeunes qui,
Pour de sourdes raisons
Roulent leurs épaules
En tapant dans leurs mains
Des rythmes qu’ils n’ont jamais aimés.
S’éclater, est-ce digne pour un jeune ?

Ne croyez pas ces gosses qui,
Pour des objets débiles
Harcèlent leurs parents
En hurlant qu’il les leur faut
Ces joujoux qui ne consolent pas.
Se plaindre, est-ce digne d’un enfant ?

Ne croyez pas ces vieux qui,
Clamant force et courage
S’effondrent en eux-mêmes
En affublant leur cœur
De nostalgie pour un temps dépassé…
Décliner, est-ce digne d’un homme ?

Croyez plutôt…
Les pleurs,
Les larmes
Les rides
Les mains
Les cris,
Les cœurs,
Qui rongés par les saisons
Se replient en eux-mêmes
En cherchant au-dedans
La dignité profonde
qui ne s’achète, ni ne se vole,
qui ne se donne, ni ne se prend.

Décliner, c’est digne d'un homme
Qui accepte que la Vie
Se reçoive et se vive
Et qu’enfin,
Elle sois plus GRANDE que lui.

Pascal Tornay
Janvier 2013 

mardi 25 décembre 2012

Peur de vivre

Je crois que toi, Seigneur, tu es la Vie ! Tu m’as toujours attiré vers Toi. Mais je ne sais pas comment. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai peur de la vie. Il me semble que tout est piège, tout est danger, tout est redoutable. Oui, il me semble qu’elle va m’avaler tout cru, comme un monstre affreux. A chaque aurore, je recommence et ne ménage pas mes forces pour chasser tout cela de mon chemin. J’ai pourtant l’étonnante impression que c’est la vie qui m’empêche de vivre. Vois-tu Seigneur, mon comportement garde parfois quelques traces de cette volonté de fuir. Pourtant, en y pensant, m’ôter la vie m’apparaît d’une terrible lâcheté et d’une absurde couardise quand je pense que, toi, mon Seigneur tout-puissant, mon Père du Ciel, tu m’accompagnes.

Or, Père, tu sais combien de fois j’ai choisi le chemin de la vie. Mais la vie, il me semble que ce n’est pas seulement être vivant sur la terre. C’est beaucoup plus grand et plus beau que cela. Je ne veux plus fuir la vie, la paix et le bonheur, je veux vivre, Seigneur ! Oui, je voudrais me blottir comme un enfant contre la Vie et me mettre dans son sillage. Je veux me laisser faire par elle, laisser la Vie me faire vivre.

Si souvent j’ai confondu la vie avec son contenu. Alors, croyant vivre plus, j’ai vécu trop vite ; croyant vivre mieux, j’ai mal vécu. J’ai cru que plus je ferai, plus je vivrai. Dieu, quelle méprise ! La Vie est paisible et douce. En fonçant, je fuis la vraie Vie. Non, je ne veux plus te fuir, Seigneur de la Vie. Je veux vivre avec toi dans ta paix et dans le rayonnement de ta joie. Seigneur, je t’en prie, aide-moi à croquer la vie à pleines dents et béni moi.

Père, je t’en supplie, viens en moi, permets que j’apprivoise la vie pour que cesse la peur de vivre, la peur du bonheur… la peur de Toi finalement. Je te bénis Seigneur, car j’ai une chance inouïe d’avoir près de moi une famille.

Père, je t’en supplie, arrache en moi cette peur de la vie pour qu’enfin je vive de Ta vie. Non, je ne veux plus croire que la vie est seulement danger, pièges redoutables, abîmes et difficultés. En réalité, je sais maintenant que, si je prends le temps d’arrêter ma course folle, elle sera surtout surprise, étonnement, légèreté, tranquillité, amour, partage et joie, car elle provient de Toi, Dieu-Amour, Père bienveillant et miséricordieux.

Prière confiante dans la tempête.
Pascal Tornay

Premiers élans...

Quand j’étais un petit d’homme, papa et maman aimaient et prenaient le temps de me faire connaître le monde. J’aimais qu’ils me montrent les miracles de la technique humaine, les fragilités des dunes au bord de l’océan, les escarpements rocheux, où les aigles bâtissent leurs aires. J’aimais le monde, j’apprenais par cœur les noms des grandes villes du monde. J’étais fasciné par « tout ce qu’il y a dans le monde ». Je rassemblais mes connaissances en des listes de plus en plus perfectionnées. Même les marques d’automobiles faisaient l’objet d’une liste particulière…

Papa et maman m’ont aussi enseigné qu’il existe un Papa et une Maman dans le Ciel. Je me suis senti proches d’eux aussi. Plus tard, à l’adolescence, je m’étonnais de ce que les jeunes de mon âge ne s’intéressaient pas à eux. Sans avoir vraiment réfléchi sur ces réalités d’en-haut, je me sentais proche de « ces choses-là ». Elles étaient présentes et existantes naturellement… Elles avaient du sens. Avec des amis, dans les bistrots ou dans les bals de mon village natal de Vollèges (Valais, Suisse), je me souviens d’avoir eu des discussions philosophiques et théologiques qui s’apparentaient parfois à des prédications !

Je m’étonnais de mes comportements et de moi-même. Je m’étonnais du monde et de ce qu’on pouvait y trouver. Je sentais bien qu’il y avait en moi un désir de… plus ! Une attirance irrépressible pour plus loin, plus beau, plus grand, plus vrai, plus pur… Mais comment faire sortir cela, en ne sachant pas encore véritablement qui j’étais ? Un garçon « différent », un « beau-parleur », un type gonflé, un « petit-pénible-qui-ramène-ses-théories », un naïf peut-être,… un type compliqué en tous cas !

L’histoire s’est poursuivie. J’ai grandi. J’ai souffert. J’ai eu la chance d’étudier. Quelle joie d’apprendre pour moi qui souhaite encore tant connaître le monde ! J’étudie encore. M’arrêterais-je ? A travers de multiples épreuves, j’ai entendu Dieu m’appeler à son service. Lui, il a traversé avec moi l’abîme de la mort. Il a fait passer ma foi à l’épreuve du feu. Tout a changé en moi,… sauf moi-même. Seul l’Esprit de Dieu a pu faire ce délicat ménage, je le sais. Quel affinage douloureux ça a été ! Il m’a donné ce que je souhaitais sans avoir pu la nommer : la Sagesse. Pas la mienne : la sienne ! Je la lui demande encore aujourd’hui. Parfois j’en ai peur, car je connais le danger d’être sage. Mais cela vaut tellement la peine. Avec Dieu, tout vaut la peine, car il est le sens ultime de mon existence. Moi qui suis un assoiffé de sens et de beauté, je trouve tout en lui.

Il me donne tout et je le transmets plus loin, dans les actes les plus banals du quotidien. Je rate la cible bien souvent. Mais, je me sais créature et je le sais créateur. Il supplée, complète, arrange, peaufine, accompli. Moi, je dégrossis. Il donne un élan à ma vie et, par crainte de m’arrêter, je mets mes voiles à portée de son vent. Et Dieu sait qu’il souffle…

Pascal Tornay

jeudi 6 décembre 2012

Qui nous fera croire en l'amour ?

« Qui nous fera croire en l’Amour, oui, qui ? » Avec toute l’Eglise, nous croyons que ce sont d’abord ceux qui portent le témoignage d’un pardon reçu et offert. Ceux-là qui, dans la vocation du mariage, ont traversé les tempêtes au cœur d’un monde égoïste, qui a peur de l’engagement et dont l’amour a tenu grâce au pardon ! Aimer, n’est-ce pas pardonner ? Un couple heureux sans pardon, cela existe-t-il ?

Alors, finalement, chers amis, « qui nous fera croire en l’Amour ? » N’est-ce pas ceux qui croient en la fidélité de l’amour et la mettent en pratique ? Dans leur dépendance de Dieu au cœur de leur faiblesse, des couples continuent de nous révéler Dieu comme réellement présent et agissant dans leur vie. Ainsi, ces témoins nous provoquent à la foi et à la confiance en Lui. Nos bons témoins, ici présents nous portent témoignage de leur fidélité réciproque et nous savons que cette fidélité est due évidemment au Seigneur mais aussi à la miséricorde mutuelle… Ce témoignage fait envie à ceux qui jusque là n’osaient pas espérer en la miséricorde. Ce témoignage de faiblesse dépassée redonne courage à d’autres dans l’impasse.

Oui, Dieu demande la fidélité aux couples, mais ce sont encore aussi leurs enfants, leurs familles, et toute la communauté qui la leur demandent, car ils en ont besoin. Les célibataires, les religieux-se et les prêtres en ont tout autant besoin dans la vocation qui leur est propre. Le monde attend ce témoignage de fidélité. C’est une pierre de taille essentielle, un trésor inestimable que le couple ne peut pas garder pour lui-même. Lorsqu’il a été comblé et protégé, il doit se faire un devoir et une joie de manifester sa tendresse autour de lui, là où les brèches de l’amour menacent de tout détruire. Ainsi, à leur contact ou à leur vue, les hésitants, les découragés et les blessés pourront-ils reprendre force et espérance…

St-Martin 2012
Pascal Tornay

mardi 4 décembre 2012

Vollèges : revue de presse d'une fin de siècle...


Voici Vollèges en émoi au fil d'une fin de vingtième siècle bien chargée en événements fort différents : Accueil de personnalités politiques natives du lieu, témoins du passé, soubresauts de la vie sociale, joies et peines, inaugurations... Vollèges a vécu, Vollèges vit encore.. Vollèges en verra d'autres. Quelques tranches de quotidien de nos communautés locales.

Mon MERCI va à MARGUERITE BIOLAZ d'Etiez, sans elle ces souvenirs n'auraient probablement pas ressurgi sous cette forme. En effet, elle découpe et archive méticuleusement et inlassablement les articles de notre cher Nouvelliste et Feuille d'Avis du Valais depuis des lustres. Elle et moi, nous faisons une joie de publier ces morceaux de vie dont nous aimons tous faire mémoire. Tout ceci ne fait-il pas partie de notre histoire commune ?

Cliquez sur les articles de presse pour les agrandir >>>

5 mai 1978

Arrivée d'André Abbet comme curé - 31 août 1997

Interview d'Antoine Berguerand - sans date

Exposition du Groupement des artistes et artisans de Vollèges - 14 juillet 1990

Luc Terrettaz et François Moulin à l'honneur - sans date

Juin 1990

Fête de chant des 1, 2 et 3 mai 1981

Pierre Joris et ses élèves en fête - 1980

Alors que nous venons de nous séparer de Clément Monnet,
voici un petit souvenir - 1977

Un bourdon pour le clocher de Vollèges - 23 octobre 1967

En souvenir d'Emile, dont le coeur n'était pas de pierre, lui..

Le FC Vollèges, première équipes 1966-1967 et 1979-1980

1975

Une belle aventure de chant avec les jeunes d'hier - Juin 1991

Un petit tour au Châble pour la Fête des Costumes.
On reconnaît notre préfet honoraire, Albert Monnet - 1980

Retours sur la vie à Etiez - 1974

Pas si nombreux que ça les nonagénaires vollégeards.
Ici Henriette Moulin-Zanoli - sans date

Une sacrée époque - sans date

25 mai 1990

Jour de grâce - 15 août 1988

Décès du curé Joseph Farquet - 8 avril 1968

Accueil de Joseph Moulin, comme nouvel élu aux chambres fédérales - sans date

1976

Certains souvenirs sont plus sombres - 23 juin 1983

Un président de la Confédération à Vollèges, c'est pas tous les jours... - juillet 1988

En souvenir de Pierrot qui nous a quitté cette année ! Chapeau Pierrot - sans date

Réception en l'honneur de Gaston Moulin - sans date

mardi 30 octobre 2012

Vollèges - 8 septembre 2012

"Moi et ma maison, nous servirons le Seigneur !" 
(Josué 24, 15)

MERCI A TOUS POUR VOTRE AMITIE ET VOTRE PRESENCE
AUJOURD'HUI ET TOUT AU LONG DE NOTRE ROUTE.
Colette et Pascal

Vollèges (CH) - Bulape (RDC), 8.IX.2012








lundi 29 octobre 2012

La géobiologie vibratoire : science ou illusion fumeuse ?

Nouveau paravent : il faut actuellement qu’une pensée ou une doctrine soit considérée comme scientifique pour avoir le crédit de l’opinion publique sinon elle a de grandes chances d’être jetée aux oubliettes avec le plus méprisant dédain par nos contemporains. Certains ne s’y sont pas trompés ! La pensée et les pratiques esotériques – comme tant d’autres pensées vaporeuses – se sont adroitement glissées dans la modernité sous un aspect scientifique. Ne nous y trompons pas nous non plus ! Affublé du suffixe « -logie » comme pour pouvoir s’asseoir sur un trône qu’elles usurpent en raison de gigantesques lacunes tant théoriques qu’empiriques, ces pseudos-sciences ne sont qu’un amas syncrétique de doctrines et de croyances agencées à la sauce académique. (1) 

vendredi 17 août 2012

Elle est là !


Il y avait d’abord eu un premier départ – fort improbable – en R. D. Congo en juillet 2011. Le séjour avait débuté –mystérieusement – par une forte crise d’angoisse. L’angoisse, c’est la porte étroite. C’est le lieu de l’annonce – si l’on sait en lire les traces – d’une nouvelle gestation. C’est ainsi que je l’ai interprété. Réconforté par la présence tendre de Colette et porté devant le Seigneur à qui j’avais confié ce voyage missionnaire, la porte s’était ouverte sans que je le sache. Mais elle était ouverte.

Il y a eu le retour. Le feu avait pris. Il restait à le reconnaître pour le laisser embras(s)er la réalité qu’il allait encore transformer. Cela a pris un temps. Je pesais maladroitement les conséquences d’un éventuel « oui » à Colette. Elle, confiante, sincère poussait à la reconnaissance de ce qui était déjà né en nous et qui demandait à grandir. D’abord ce fut un « non ». Pas un « non » à l’amour, mais un « non » à la souffrance. Cette réalité de l’attirance qui prenait chair en profondeur demandait à s’exprimer et prenait de plus en plus de place. C’est comme si c'était une demande extérieure à moi-même qui s’imposait à moi. Pressante, Colette poussait au « oui ». Le 2 août, je baissais la garde pour accueillir Colette dans un « oui » clair et décidé dans la nuit la plus totale. Le même jour où nous décidions de commencer notre histoire, nous décidâmes de nous marier. C’est tout.

Quelques jours de vacances en Suisse orientale. Ici à Triesenberg (Liechtenstein)

mercredi 1 août 2012

Trop de théories ...



Nous avons tous un jour ou l’autre entendu le terme « théorie » utilisé sous forme de subtil reproche… D’ailleurs, le terme engendre presque instantanément un flot véhément de moqueries chez ceux qui semblent les subir ! « Théories ! » renvoie le plus souvent aux discours pompeux et incompréhensibles de tel ou tel spécialiste ou, pire, aux propos sans nuances de madame ou monsieur « je-sais-tout » accoudé au bar et assénant à qui veut l’entendre la dernière explication sans faille sur tel ou tel sujet brûlant. Dans ce cas, la théorie peut effectivement être vécue comme une phase pénible d’un processus amical s’approfondissant…

Ainsi, « quand on parle aujourd’hui de « théories », c’est plus ou moins dans le sens d’ « abstractions », de choses très éloignées de la réalité, d’affaires « intellectuelles », etc. Goethe (?) a même écrit : « Grise est toute théorie, mais toujours vert est l’arbre éternel de la vie ». On est ici en présence d’une altération et d’un affaiblissement du sens originel. Pour les Grecs, « theoria » ne voulait pas dire intellectualité abstraite, mais bien plutôt vision réalisatrice, quelque chose de particulièrement actif, l’acte de ce qu’il y a de plus élevé chez l’être humain (…). » (Source >>>

dimanche 10 juin 2012

La musique du vivant


Une mélodie qui vous a fait frémir, ne vous a-t-elle jamais paru être vivante ? C'est ainsi qu'elle nous transporte. Elle nous conduit ailleurs. Là, peut-être, où jamais nous ne serions allés tout seuls. Avec elle, peut-être sommes-nous rassurés ? Peut-être est-elle cet homme solide qui, par un geste viril, a affermi notre confiance. N'est-elle pas cette femme aux formes accomplies qui parvient, par un sourire malicieux, à ouvrir une brèche dans notre habituelle surdité ? 

La musique nous apparaît parfois vraiment comme une personne à qui nous faisons face. Toute une communauté même ! Et, paradoxe, fut-ce à travers un vibrant unisson ! N'avez-vous jamais entendu les masses d'êtres cosmiques et mystérieux qui se mettent en branle en nous alors qu'une voix pure embrasse l'air ou que le hautbois entonne les premières notes dans un silence pesant ? Nous n'aurons jamais fini d'embrasser la musique, car elle ne se laisse pas saisir si facilement. Peut-être aurons-nous la joie d'en goûter quelques frémissements à l'orée d'une rentrée en soi ?
Il ne lui en faut pas plus pour qu'elle se laisser contempler...

La musique est une langue belle 
qui ouvre à l’univers intime
et dénude tendrement ceux et celles
qui lui offrent leur rimes.


La musique est une femme ronde.
Par ses courbes maternelles,
sa mélodie rassure et nous inonde
d’une douce confiance sensuelle.


La musique est un homme droit.
On le suit en le croyant cruel.

Mais ses beaux yeux clairs et béats
lui donnent un air doux et paternel


La musique est une famille unie.
Ses membres ne parviennent à façon

que quand à leur mission, ils ont obéi
ou quand chacun enfin surpasse sa raison.


La musique est comme une prière,
car elle est comme un germe, un ferment
reliant l’insondable mystère
de l’infiniment petit à l’infiniment grand.


La musique, ce sont des retrouvailles.
Rendez-vous subtil de nos élans cachés,
entrailles divines déployant la merveille
sans cesse nouvelle-née





Enfin, la musique la plus belle
est celle qu’en moi mon âme exhorte
quand je vibre au diapason éternel
de la beauté que je porte.


Pascal Tornay