Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

samedi 15 mars 2008

La diplomatie

Bien sûr la diplomatie tire de vieilles casseroles. On l'a tour à tour décriée pour ses secrets desseins et ses procédures incontrôlables. Secrets d'alcôves. Manoeuvres fumeuses. Fumeuses ? Que pour le néophyte ; obscures ? Que pour le commun des mortels. Agir dans la discrétion pour obtenir un bien n'est pas pour autant illégitime. Tout au contraire, il s'agit de sagesse et de perspicacité. Mais ne confondons pas tout !

Toute fin n'est pas bonne en-soi. Et les moyens pour y arriver doivent leur être proportionnés. La diplomatie doit être subordonnée à une certaine éthique, une certaine noblesse du comportement. Il est dommage que cela doive s'acquérir. L'on peut feindre et être vrai, certes. L'on peut louvoyer sans en perdre son âme, peut-être. Le diplomate feint sur la forme : le ferait-il à tout crin qu'il n'irait pas bien loin. Mais il s'agit de sagesse, de grandeur intérieure et toute sagesse est affaire d'équilibre.Voici un très récent poème...

La diplomatie


La diplomatie est un art, entre autre l’art de feindre.
mais non seulement... Il s’agit d’un talent et pas des moindres.
On a pu dire de cet art qu’il avait l’air un peu narquois
ou quelque peu béat avec ses lumières et ses artefacts.

En réalité, ces guerriers encravatés jouent un jeu fantastique
Où il faut briser tous les fronts de manière pacifique.
Il se passe des heures de bla-bla où se livrent les destinées d’Etat.
Heures suivies de ces repas mondains qu’on dit d’affaires et où l’on rote gras.

Des nombreuses qualités du diplomate retenons la patience, maîtresse du temps.
Jamais heurtant, il sait qu’il peut avoir besoin de son adversaire à tout moment.
Sous couvert d’empathie, l’on geint et l’on tâte, faisant surgir les desseins.
L’important c’est l’image. Qu’importe que l’on ne soit ni un mage, ni un saint !

La diplomatie, c’est l’art de ceux qui ont compris
Que si le fond fait défaut, il faut parfois le confondre
Avec la forme pour parvenir à ses fins. Quel qu’en soit le prix,
Il faut accepter que le bien ne puisse pas à tous correspondre.

Pascal Tornay

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