Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

dimanche 14 novembre 2010

Au jour de célébrer l’amour


Rembrandt Van Rijn,
Tempête sur le lac de Galilée (huile) 1633
Isabella Stewart Gardner
Museum of Boston (USA)
Si le bonheur se construit patiemment dans le sans-bruit du quotidien, avouons qu’il ne prend franchement le large qu’à partir de l’instant où chacun est disposé à larguer les amarres. Il y a de la joie et de la fierté à partager un moment avec des couples qui ont osé hisser la grand’ voile et qui ont mis le cap sur le soleil levant il y a de cela 10, 20, 25, 30, 40, 50 ans et plus même… Au jour de fêter un jubilé, il est bon de savoir jeter l’ancre et se mettre à quai, l’espace d’une journée, le temps de partager, avec tous ceux qui ont été des jalons dans l’histoire d’un amour, le bonheur qu’il y a de s’aimer dans le mariage chrétien et dans la mouvance de l’Esprit Saint. Qu’Il souffle dans vos voiles et vous donne l’audace des grands navigateurs qui ont été des découvreurs en dépit des courants contraires.
Jubilaires, nous le sommes tous un peu, chacun à sa façon, selon son état de vie ! Et pour l’être, il faut avoir tenu ! Avoir su ramer fermement, contre vents et marées ! A tous les couples qui ont su avancer au large, en eaux profondes, comme dit l’Ecriture, je dis : vous avez du crédit auprès de celles et ceux qui se lancent. Vous êtes des témoins véridiques de la puissance de Dieu et du souffle de son Esprit dans votre vie, puisque, par la durée de votre vie conjugale, vous dites au monde : « Avec la foi en Dieu, cela se peut ! Et cela rend heureux ! » C’est beau ! Merci pour votre témoignage.


http://grandquebec.com/upl-files/tempete_nord.jpg
Et quelle parole puis-je adresser à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas su…, pas pu… celles et ceux pour qui le navire s’est abîmé en pleine tempête ; celles et ceux qui ont vu les vagues submerger leur bateau jusqu’à faire rouiller les fonds de cales ? Prêtres à la débâcle ou couples en état d’alerte, chacun selon son état de vie. Ayons donc une pensée pour toutes celles et tous ceux qui souffrent d’avaries ! Accompagnons-les et encourageons-les de tout notre cœur à poursuivre leur route selon leur conscience ! Soyons des amis fidèles prêts à l’écoute – et pour les navigateurs, l’écoute, c’est la corde qui tend le foc, la voile avant qui donne la direction du bateau, comparaison parlante ! –  En effet, la déroute guette chacun et personne ne peut crier victoire avant la fin de cette « grande épreuve » ! Cela devrait nous aider à garder notre langue du jugement… Alors avec l’Esprit, cap au large, en avant toute !

Pascal Tornay 
 Novembre 2010




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