Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

mardi 21 décembre 2010

Femmes, je vous aime !

Tableau de Claire Bracq, toile 55x46
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Cette exclamation du chanteur français bien connu Julien Clerc manifeste l’émerveillement et la tendresse des hommes à l’égard des femmes. C’est une « ode à la joie » d’un être qui laisse son cœur s’épancher à propos
de celles qui tout à la fois sont pétries de la même chair et pourtant tellement autre… Cette « petite différence » – si j’ose dire – est dans le plan de Dieu depuis la Création, parce qu’elle est source de fécondité au sens le plus large du terme. Nous ne croissons pas sans le regard, la présence bienveillante de l’autre.

Dès le départ, Satan s’y est mis aussi. Il est parvenu à pervertir le regard de l’un sur l’autre. On passe en quelques lignes de la merveilleuse nudité originelle à la honte crasseuse ! Ce regard pervers (qui, au sens étymologique, signifie « retourner sans dessus dessous ») donne le ton à cette relation homme-femme retournée, tordue… compliquée ! Voici la merveilleuse union dans la complémentarité, voulue par Dieu, transformée en une abominable et honteuse relation de pouvoir, de domination et de soupçon mutuel. Quelle tragédie !


Lequel d’entre-nous n’a pas expérimenté cette lutte intestine et destructrice de l’homme contre la femme ou l’inverse ? Chacun voulant rétablir une égalité mal fondée et/ou mal comprise. Qui n’a jamais constaté l’impasse à laquelle mènent les discours et théories féministes ou macho ? Et pourtant, bien souvent – avouons-le – nous retombons dans cette fameuse et subtile ornière qui consiste, par un doux mélange d’humour et de sarcasme, à opposer les genres… à les monter l’un contre l’autre…

Voulons-nous faire justice tout seul ? Alors nous croupirons dans le malheur ! Hommes et femmes, nous avons à vivre une tension, une différence qui est mystérieusement une source inouïe de fécondité. Vivre la différence, c’est d’abord vivre l’unité avec soi-même où Dieu habite ! Si nous sommes éloignés de notre propore colonne vertébrale d’homme ou de femme, comment alors parviendrons-nous à nous tenir « côtes à côtes » ?

Pascal Tornay

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