Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

mardi 17 mai 2011

Mon étoile et moi

Un soir de mélancolie,
Une étoile m’a séduit.
source - http://lysdesaron.over-blog.com



Je l’envisageais de l’extérieur.
Et en faisant comme si je regardais
Au-delà d’elle, au loin,
J’ai cru voir son intimité.

Il fallait le voir pour le croire
Elle était là, mais si loin.
Pour la voir vraiment,
Il me fallu la regarder longuement.

Elle me disait :

Tant de gens me regardent,
Mais ne voient pas pour autant…
Ils y voient bien pourtant.
Regardent-ils vraiment ?

Mon étoile à moi,

Il a fallu que je la voie,
Que je la voie lactée…
Ensuite, à force de se regarder,
On a failli ne plus pouvoir se voir.

Je l’ai crue, mon étoile !

Dur comme fer,
Comme faire se peut…
Et c’est ainsi que j’ai pu voir.
Qu’il était beau son intérieur !
En y regardant de plus près encore
Je n’ai plus vu que l’intérieur.
Obnubilé, c’est là que je vivais.

De l’intérieur de mon étoile,

Mon regard se fit plus perçant.
Je voyais enfin l’extérieur,
Mais à partir de l’intérieur…
Et ça, ça changeait tout.

Ayant ouvert mon cœur,

Mes yeux enfin s’ouvrirent !
Tant de gens pensent y voir,
Et tant sont des aveugles !

Aveuglés par leurs visions

Par leur télé-vision…
Embués par leurs visions
Par leurs pré-visions…

Mon étoile,

J'ai voulu la croire !
Voit-on vraiment lorsqu’on ne croit pas ?
Non ! On croit voir,
Ou mieux, on croit pouvoir voir.
Mais on ne voit rien !

Et quand on ne voit plus rien,

Alors il reste la foi pour être sûr !
Moi, j’ai eu foi en mon étoile
Et là, dans un rai de lumière, enfin


Je l’ai vue !



Oui, en croyant fermement,

On voit à l’intérieur.
On traverse l’extérieur
Parce qu’on accorde foi.

Alors de l’extérieur,

On vient à la lumière
L’extérieur ment,
mais intérieurement
Pas de mensonge.

On croit l’extérieur

Et l’on est dupe
Du peu à voir !
On croit voir l’intérieur
Et il se dérobe...
Sous les robes !

Alors, mon étoile et moi

Nous nous sommes regardés
En intérieurs croisés
Et nous nous voyons
Tel que nous sommes
Parce nous nous aimons.



(c) Pascal Tornay

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