Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

dimanche 4 mars 2012

Sacrifices sans dessus dessous !

Pourquoi lie-t-on si souvent le carême à la privation de chocolat ? En abordant le sens du carême, j’ai souvent remarqué que cette période était mal perçue. « En carême, on ne peut pas… En carême, il ne faut pas… En carême, on ne doit pas… » L’objectif du sacrifice est mis sans (sens !) dessus dessous… Retrouvons-en la source.

Le mot sacrifice a mauvaise presse car notre société considère comme fou de se refuser un plaisir. Mais voilà, en ne se refusant jamais rien, le cœur des hommes s’endurci ! C’est ainsi que vous, les parents, vous n’accédez pas – heureusement – à toutes les requêtes de vos enfants !

Sacrifice signifie « rendre sacré ». Faire un sacrifice est donc une démarche visant à rendre sacré  quelque chose ou quelqu’un ! Prenons un exemple. Pour pouvoir acheter l’objet dont ils rêvent, les parents apprennent aux enfants qu’ils vont devoir se priver de dépenser leur argent de poche à tort et à travers. Ceci pour déployer tous leurs efforts en vue d’obtenir l’objet tant désiré. Pour le carême c’est pareil, mais avec les choses invisibles ! Ces « choses » sans lesquelles nous mourrions comme le pardon, la joie, la paix, l’amour, le silence, la vérité, la justice, etc. En carême, nous nous privons de quelques bonnes choses de la terre parce que nous pressentons que, dans le Ciel, il en existe de bien supérieures.

Dieu est notre Père, le Créateur. Tout lui appartient et, comme nous sommes ses enfants, nous pouvons obtenir tout de lui. Ceux qui découvre cela, trouvent souvent bien dérisoires et sans goût leurs anciennes convoitises. C’est comme si elles ne valaient plus vraiment la peine. Vous avez déjà vu votre ordinateur vous consoler quand vous avez des ennuis ?

Faire un sacrifice, ce n’est pas se priver pour se priver… Qui donc arrive à un beau résultat en se privant pour rien ? Ce n’est pas motivant ! Mais se priver de bonnes – ou de mauvaises – choses pour en obtenir de bien meilleures : ça oui, ça vaut la peine !

Le jour viendra, lorsqu’il faudra passer sur l’autre rive, où il faudra accepter de perdre même sa vie… pour gagner celle du Ciel. C’est ainsi que chaque année, l’Eglise propose un temps de préparation pour qu’un jour nous puissons faire ce Grand Sacrifice. Ça a déjà commencé !

Pascal Tornay
Carême 2012

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