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Photo de Guy Leroy

jeudi 18 août 2016

Défis quotidiens pour engendrer une "Eglise-Communion" (koinonia)

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 ENGENDRER UNE « EGLISE-COMMUNION » (en grec : Koinonia) OU LES DEFIS QUOTIDIENS POUR ENGENDRER UN ESPACE DE COMMUNION

Chacun en a fait l’expérience douloureuse: pas de vie sur terre sans communion. Pas de développement humain et social sans cette adéquation, cette cohérence fondamentale, cette unité profonde – unité en nous, entre nous et ultimement avec l’humanité toute entière. Un être désuni à lui-même et aux autres est un être meurtri, blessé qui a besoin d’être restauré, relevé. C’est ce que fait le Christ avec les êtres possédés dans l’Evangile qui ne sont mêmes plus à eux-mêmes : il restaure l’unité de la personne. Prendre conscience de la nécessité d’être en communion avec soi-même est donc un premier pas pour un développement spirituel et intégral.

L’appel à vivre en communion est inscrit au plus profond de l’être : nous sommes conçus pour « exister en communion ». Cette inscription dans l’Esprit et dans la chair – tous deux formes une communion qu’on appelle « une personne » – fait que nous ressemblons à Dieu-Trinité. Nous en sommes l’ « image » dit la Genèse. Cet appel est d’autant plus fort que, lorsque cette communion est rompue en nous et/ou entre nous, nous souffrons… La souffrance n’est-elle pas le rappel douloureux que nous sommes conçus pour vivre en communion ?

Être en communion est directement lié à la vie sociale, mais aussi de manière corollaire à la liberté de chacun, à l’amour fraternel et à la miséricorde (pardon), sans quoi il n’y a pas de communion réelle possible.

La communauté, comme la maison, sont des lieux-sources, mais aussi des lieux d’épreuve, de croissance et de développement, des lieux d’appel et de témoignage. L’un ne va jamais sans l’autre.

Réaliser la communion est tout à la fois un don de Dieu, l’œuvre même de Dieu mais aussi un désir du cœur et un travail acharné de chacun.

1. Comme don de Dieu, la communion est d’abord à recevoir dans la Parole, dans l’Eucharistie, dans les sacrements, dans la formation, dans le lien au frère et à la sœur, là où Dieu est réellement présent.

2. Comme désir du cœur, la communion provient de plus profond en nous que le simple niveau de la volonté (faire montre de bonne volonté, être de bonne foi) et met en mouvement tout l’être.

3. Comme travail acharné, la communion est un fruit qui demande l’engagement de toute la personne (volonté, ouverture, désir, mise en pratique de la Parole dans les petites choses comme dans les grandes, etc.)

Prendre conscience qu’il s’agit d’un chemin toujours à faire est un déjà une belle avancée…

Saurons-nous être ces « premiers chrétiens du 21e siècle » dont on pourra dire : « Voyez comme ils s’aiment. »
Août 2016

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