Aimer - connaître

Aimer - connaître
Photo de Guy Leroy

dimanche 4 décembre 2011

Il était une fois…

Le conte est une manière extraordinaire de faire résonner (= sonner de nouveau) à tous nos sens une réalité cachée. Réalité pas si cachée d’ailleurs pour celles et ceux qui ont gardé cette capacité de la conscience humaine à s’ouvrir à la profondeur de sa propre existence.

Les histoires que les enfants aiment tant nous transportent au-delà de la réalité. Non pas dans la fiction, mais dans une sorte d’hyper-réalité ! Un lieu spirituel, mystérieux et bien souvent criant de vérité. Tellement vrai qu’on aime y rester. Paradoxe ! Les adultes aussi aiment les histoires. Ils finissent toujours par s’en raconter eux aussi beaucoup, mais ça c’en est une autre… Il y la belle histoire et les histoires…

dimanche 27 novembre 2011

Les pouvoirs de l’Homme


Un jour en cours d’Enseignement religieux scolaire (ERS) à l’école primaire, parlant de la puissance de Dieu, un élève s’exclama : « Dieu est un salaud. Il n’a pas voulu partager ses pouvoirs avec nous. Il n’a tout donné qu’à Jésus ! » J’ai trouvé cette exclamation très enfantine au premier abord. Elle est très pertinente en réalité, car son interpellation m’a obligé à réfléchir là-dessus. En effet, il y a du vrai dans sa perspective.

Du point de vue de l’enfant, Dieu n’a partagé sa toute-puissance qu’à Jésus Christ, son Fils. En ce sens, il n’avait pas tort. Il faut pourtant affiner et élargir cette vision pour plus de justesse…

dimanche 6 novembre 2011

Laisse ta place !

Qui veut essayer le nouveau
siège éjectable" ?

En dehors de toute prétention politologique, je pose l’hypothèse suivante : Le fait qu’un politique ne parvienne pas à laisser sa place à d’autres personnes est une preuve formelle que sa manière d’aborder le travail politique est (était) mauvaise. N’ayant pas (eu) cette humilité fondamentale en face de l’immensité de la tâche publique, il est fort à craindre qu’il l’aie mal faite ou qu’il s’apprête à en être profondément indigne ! S’accrocher à son fauteuil d’élu, quel orgueil ! Muhammar Kadhafi ? Laurent Gbagbo ? Abdoulaye Wade ? Mais est-ce là un problème africain ? Certes non.

Un exemple : « A 86 ans pourquoi WADE s’accroche t-il autant au pouvoir ? » 

"Mais pourquoi donc le Chef de l’Etat s’accroche-il autant à son fauteuil ? Cette question aurait pu paraître saugrenue si elle était suffisamment assumée au Sénégal où la politique est devenue, malheureusement, la seule échelle d’ascension sociale. Au lieu d’être la voie royale pour se mettre au service de son peuple, servir l’intérêt général, le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) s’apparente plutôt à se servir du peuple pour des intérêts personnels et égoïstes. Dans ces conditions, il est tout à fait logique et légitime de suspecter la bonne foi du camp présidentiel qui ne veut pas céder la place, surtout que la loi fondamentale de notre pays le lui exige. Pire, il en trouve même qui ne veulent pas organiser des élections propres. Le président aurait dû attribuer le poste de ministère chargé des élections à un militaire neutre ou lorsqu’il consente à le faire, sous la pression des bailleurs de fonds occidentaux, il semble y aller seul et dans des conditions catastrophiques.

Au Togo et au Burkina, l’ambiance qui a précédé les dernières élections qui se sont déroulées dans ces pays n’est-elle pas la preuve d’un « triomphe sans gloire » qui finit par ronger l’intérêt même des consultations électorales ? A quoi sert d’organiser des élections si on connaît, à l’avance, celui qui va les remporter ?

Onze années après le lancement au forceps du processus de l’alternance démocratiques dans notre  pays, on n’est pas sorti de l’auberge. A chaque fois que la période électorale s’approche, tout se passe comme si le train de l’Etat abordait un virage dangereux. Lorsque le président sortant use de tous les subterfuges pour demeurer l’éternel maître à bord, il faut craindre nécessairement le pire. Pendant ce temps, le désenchantement politique est garanti."

Qu’en pensez-vous ? Et nos indéboulonables ? Cela vaut dans les sphères de l’Etat ou de l'économie comme pour une société culturelle ou une fête de famille… Vous êtes accro ? Alors c’est fini : vous vous servez… Vous ne servez plus !

Pascal Tornay

samedi 5 novembre 2011

Laissez-(Le)-faire !

La prière, c'est-à-dire la relation avec Dieu, est paradoxale. Ce n’est pas d’abord une action, c’est un état d’être ou de conscience dont je dois prendre soin et que je laisse progressivement m’envahir. Il s’agit là avant tout d’un acte de foi et de volonté à très grand potentiel. Il se joue ici rien moins que notre naissance. Naissance chaque jour à qui je suis. La prière n’est donc pas en premier lieu un état de parole mais un état de disponibilité à moi-même et, plus loin à un autre-(que)-moi. Un état de d’éveil dans la somnolence ! C’est en fait l’être extérieur qui semble somnoler… mais l’intérieur est en éveil, en veille, à l’affût. Je ne me suis jamais senti autant en vie que dans cet état de prière. Comme Georges Haldas aimait à dire qu’il vivait en état de poésie, le croyant, lui, vit en état de prière. Lorsque S. Paul exhorte les croyants à prier sans cesse, il ne demande évidemment pas de parler à Dieu sans cesse, mais de placer notre être en état de relation permanente avec le Seigneur.

Prenez les amoureux, ils n’ont pas besoin de parole pour rester en relation. Il leur suffit d’être là ! (des heures et des heures, inlassablement). Leur relation n’est pas d’abord faite de paroles, mais de présence ! Prier, c’est aimer être en présence de la Présence. L’état de prière, c’est d’abord un laisser-faire. Une descente en moi-même où je vais pouvoir me découvrir, prendre conscience de mes monologues quotidiens, des couches plus enfouies de ma personne. C’est moi qui descend, mais un autre-(que)-moi va surgir que je connais peut-être moins bien. C’est moi, mais une autre facette de moi. Ici, faisons d’abord halte, un moment, un bon moment. Aller plus loin ? Peut-être pas tout de suite. Comme un palier de décompression, mais en descendant… Qu’y a-t-il plus loin ou, mieux dit encore, qui y a-t-il plus loin ? Moi, encore moi, certes. Mais quelqu’un d’autre frappe…

Il y aurait donc quelqu’un en moi ? Vais-je ouvrir la grande muraille de ma ville intérieure ? Cela ne nécessite finalement aucune condition particulière, si ce n’est le temps. Il faut du temps, de la patience, le temps d’y venir, d’y revenir... L’état de prière s’acquiert lentement. C’est la persévérance qui permettra d’aller assez bas en nous pour parvenir à ce lieu secret où est niché mon être profond : mon centre diraient d’autres. C’est là que Dieu me rejoindra. C’est là, le lieu du rendez-vous. Un lieu sacré et inviolable que si peu de gens visite. Ont-ils peur d’y aller ?

Oui, beaucoup se méfient de la prière et du silence – ils ont raison – car ils sentent bien sa capacité d’engendrement et de transformation. Alors même qu’ils pensent se posséder eux-mêmes et maîtriser leur vie, beaucoup seraient surpris de voir, dans le silence de la prière, combien ils sont extérieurs à eux-mêmes, éclatés, désunis et combien ils subissent la plupart des événements de leur existence. C’est ainsi que la prière peut être perçue comme étant dangereuse. Affirmons-le : le lien régulier avec Dieu dans l’état de prière est subversif, comme l’est toute relation humaine en fin de compte. N’est-il pas vrai que deux amis qui se côtoient régulièrement deviennent un peu semblables ? Ne devenons-nous pas un peu comme ceux que nous fréquentons ? Il en va de même avec Dieu. Si vous osez le côtoyer pour le mieux connaître, vous verrez combien nous lui ressemblons déjà. Sa lumière et sa vérité font toute chose nouvelle. Elles purifient, réajustent, recréent ce qui était mort. Même si rien de sensible ne s’est passé, si vous vous confiez à lui. Il saura prendre grand soin de vous, puisqu’il est l’Amour.
Pascal Tornay

samedi 8 octobre 2011

Fuite de la vie

Seul, submergé !
Voici le dialogue d'un homme qui tente une traversée périlleuse, une de ces traversées qui fait de la vie une aventure à la fois terrible et merveilleuse. Chaque fois qu'un être parvient sur l'autre rive, c'est l'amour, le don de soi, la vie qui l'emporte sur le repli et la mort. Histoire de passages...

Entendre le texte dit >>>

Je crois que toi, Seigneur, tu es la Vie ! Tu m’as toujours attiré vers Toi. Mais je ne sais pas comment. Je m’aperçois aujourd’hui que j’ai peur de la vie. Il me semble que tout est piège, tout est danger, tout est redoutable. Oui, il me semble qu’elle va m’avaler tout cru, comme un monstre affreux. A chaque aurore, je recommence et ne ménage pas mes forces pour chasser tout cela de mon chemin. J’ai pourtant l’étonnante impression que c’est la vie qui m’empêche de vivre. Vois-tu Seigneur, j’ai aussi peur de la vie et mon comportement garde parfois quelques traces de cette volonté de fuir. Pourtant, en y pendant, me supprimer m’apparaît d’une terrible lâcheté et d’une absurde couardise quand je pense que, toi, mon Seigneur tout-puissant, mon Père du Ciel, tu m’accompagnes.

samedi 24 septembre 2011

Prière d'élire les bons candidats svp !

Madame, Monsieur, élisez les bons candidats svp ! Elisez ceux qui vous sont proches humainement, sentimen-talement. Cependant, faites aussi un choix plus mûr, plus fondé en testant votre proximité politique avec celles et ceux dont vous vous croyez proches !


Essayer SMARTVOTE !
 

L’acte d’amour du citoyen : "Lève-toi et vote !"

D’entre toutes les démocraties de ce monde, la Suisse occupe une place de choix. Nulle part ailleurs en effet, on ne retrouve autant d’implications possibles des citoyens dans le processus législatif. Certes, des mécanismes similaires se retrouvent ailleurs aux Etats-Unis et en Europe en particulier (1). Dans le droit à l’initiative, les citoyens ont en main – s’ils savent s’organiser – un outils constitutionnel de première importance. En effet, ils sont là au premier échelon du processus législatif et ont toute largeur possible pour initier leur projet.

Pourtant, les choses sont complexes ! Chacun ne peut pas déposer « sa petite initiative ». C’est toujours à l’orée des dépôts officiels de listes de signatures que chacun comprend – en voyant le travail de fourmi accompli pour la récolte – que l’affaire n’est pas si aisée (2). Quelle motivation exceptionnelle il faut pour entrer dans ce combat ! J’admire cette persévérance et – j’allais dire cette véritable foi en les institutions, en la justice, en la solidarité, en la capacité de réussir ! C’est dans ce contexte que me revient le mot du Cardinal G. Danneels (3) que je pourrais paraphraser en disant : « Un citoyen seul est un citoyen mort ! » Et l’on pourrait adapter encore cette maxime à la sphère économique sans altérer sa pertinence : « Un employé seul ou un consommateur seul est un employé ou un consommateur mort ! » (4)

samedi 17 septembre 2011

Être chrétien un "plus" dans la vie ! Et en politique, comment ?

Vous vous rappelez peut-être de la conférence-débat que l'Intermouvement m'avait demandé d'animer en juin dernier au Collège des Creusets à Sion ? La soirée rassemblait quelques personnalités du monde politique Christophe Darbellay, Damien Revaz (président de S. Maurice), Michelle Granjean-Böhm (Députée) et l'abbé Hervé Clavien. Grâce à Mme Chantal Maillard, responsable, j'ai le plaisir de vous en donner le résumé.


Pascal Tornay

La vie sur l’Alpe

Le samedi 1er octobre 2011, j'étais à Tornay (Haute-Marne, F) où j’ai eu le plaisir de donner une soirée pour gens de la région : une soirée ciné-rencontre. Nul autre enjeu dans ces soirées ciné que la rencontre et la fraternité. Je me rappelle avoir eu l’idée proposer à mes amis de la région de Tornay des soirées ciné alors que je recevais un jour à la maison un DVD réalisé par les Eglises évangéliques. Ce DVD présentait la Suisse sous un jour très particulier avec de belles images et des aspects très réalistes. Il débouchait sur une proposition curieuse. Vu le passé chrétien de la Suisse, vu la croix sur son drapeau, pourquoi ne pas visionner la vie du Christ qui lui est liée. La soirée intitulée « La Suisse, sa croix et la vie du Christ » avait beaucoup plu. Elle avait rassemblé près de 70 personnes et avait été suivie par une dégustation de produit locaux.

Cette fois-ci, ç'a été un peu différent. Par hasard, j’ai eu contact avec René Fellay, paysan de Prarreyer (Bagnes, VS) que j’ai mieux connu lorsqu’il enseignait au Cycle d’Orientation de Bagnes-Vollèges dans les années 90. René Fellay a réalisé trois documentaires amateur de 60 minutes. Il tourne et commente sobrement. Il le fait avec poésie, réalisme et avec un amour débordant pour ce coin de terre – le Val de Bagnes – qu’il affectionne où il a de nombreux amis. Ayant vu ses trois documentaires, j’ai eu le sentiment qu’il serait plaisant de les présenter à mes amis français.

Les scènes sont tournées dans un alpage des Alpes valaisanne, à Sery au fond du Val de Bagnes. Il relate une saison d’alpage de l’« inalpe » (juin) à la « désalpe » (septembre) jalonnée entre autres par les combats incessants des vaches de la race d’Hérens forgeant ainsi leur hiérarchie. Il montre la nature, la traite matin et soir et le transport du lait, la vie quotidienne et la rigueur du climat et la vie chiche en haute montagne là où les bergers sont rois et les vaches reines… Un moment de communion avec la vie simple.

La présentation a eu lieu samedi 1er octobre 2011 à la Salle des Fêtes de Belmont à 20h30. Entrée libre et verre de l’amitié.

Pascal Tornay


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Notes :
Documentaires réalisé par René Fellay : « Bagnes autrefois » ; « L’alpage de Sery » et, dernier en date « La chasse ». La soirée de Belmont a lieu, évidemment, avec son accord.

jeudi 25 août 2011

Se retrouver ?

Durant 2 jours, un stand "présence d'Eglise" s'est tenu à la Bonafiesta, rendez-vous musical bien connu des hauteurs du Val de Bagnes. Une présence réelle qui se voulait discrète. Quelques paroles bibliques choisies et mises en valeur ont fait le reste. « Mais qu’est-ce que vous faites ici ? » me disaient-ils. « Je suis là, avec vous ! » rétorquais-je à chaque fois simplement. Des prières et des pensées de paix, de bonheur, d'épanouissement se sont envolées vers ces jeunes en foire (sans accent, j'insiste !). Je les pensais souvent un peu perdus. Perdus en eux-mêmes, alcoolisés, drogués même (j'en ai rencontré). Mes entrailles ont frémis à l'écoute de leurs témoignages. Je les ai senti étrangers en eux-mêmes, mais assoifés (oui !) de rencontre avec Celui qui restaure l'Homme ! Une première à réitérer. Un grand merci au comité qui l’a permis. Les mots sourds ont jailli en un petit poème...

jeudi 11 août 2011

Les Frères Bogdanov ou l’effleurement de la physique quantique et… spirituellee

L’ouvrage des frères Igor et Grichka Bogdanov « Avant le Big Bang » est un ouvrage de vulgarisation de physiciens (et d’écrivains !) hors pairs. Sans entrer dans les détails, je trouve que cet ouvrage est un chef d’œuvre au plan de la capacité des auteurs à parvenir à faire cheminer le lecteur dans un univers mathématique totalement abstrait. Il faut, en effet, pour parvenir à conceptualiser les alentours de ce fameux moment « 0 », mobiliser un sacré (!) arsenal pédagogique de concepts fleuris.

La substance de leur quête c’est ceci. Que se passait-il avant le Big Bang ? A-t-il existé un « instant zéro » marquant le commencement du temps et de l’espace ? Comment l’univers a été créé ? N’y aurait-il pas à l’origine de cet univers, une sorte d’ADN cosmologique qui en règlerait sa vie propre ?

Evidemment, Igor et Grichka Bogdanov sont des docteurs en physique théoriques et en mathématiques de renom et leur domaine d’activité et de réflexion reste la physique quantique. Ils y tiennent. On les comprend : c’est une question de sérieux scientifique et c’est ainsi qu’ils gagnent leur crédibilité. On ne mélange pas les carottes et les choux-fleurs. Pour autant, chacun peut remarquer que le vocabulaire choisit, le ton même de leur ouvrage est spirituel et rappel constamment l’entrelacs du champ de la physique et de la métaphysique... Ne fut-ce que le sous-titre du livre : « La création du monde » ! Leur manière d’aborder la problématique éminemment complexe de l’ « instant zéro » est à la fois profondément mathématique et profondément spirituelle. J’ai été vraiment très interpelé par ce double aspect dans la forme du texte, dans son épaisseur syntaxique et sémantique.

mercredi 10 août 2011

Devenir les "parents" de ses parents âgés : les enjeux d'une relation filiale

S'agissant de leur état de santé, faut-il "ouvrir les yeux" d'un parent malade ou déficient qui s'entête à penser que tout est pour le mieux ? La question est piégée car un point de vue n’est qu’une vérité parmi d’autres. En ne fondant le lien et la communication qu’à partir de leur approche logique (rationnelle ou émotionnelle), les partenaires s’apprêtent à entrer dans un affrontement stérile parce que le lien ne peut pas être une seule suite d’arguments/positions et de contre-arguments pour/contre tel ou tel objet. Il ne peut pas non plus être limité à une discussion sur fond émotionnel (je veux/je ne veux pas). Il faut pouvoir déplacer son point de vue pour entrer dans un climat relationnel plus large. Du point de vue spirituel, la solution solide ne se trouve pas dans un compromis, mais dans une conversion...

mercredi 1 juin 2011

La foi apporte-t-elle un "plus" à la vie quotidienne ? Despersonnalités politiques témoignent !

Dans le cadre d'une série de rencontres mises sur pied par l’Action catholique valaisanne, j'ai eu le grand plaisir d'animer un débat intitulé : « La foi apporte-t-elle un plus dans la vie au quotidien ? »

Ce débat a eu lieu vendredi 3 juin 2011 à 20h à l’Aula du Collège des Creusets à Sion. Ont été invité Christophe Darbellay (PDC), conseiller national et président du PDC Suisse - Michelle Grandjean-Böhm (PCS), députée au Gd-Conseil valaisan - Damien Revaz (PLR), président de St-Maurice et l’abbé Hervé Clavien, prêtre à Sion.

Christophe Darbellay a présenté tout d’abord son point de vue, puis une Table Ronde a permis de donner la parole à l’expérience et au témoignage de chaque invité. Les responsables de l'Action catholique ont souhaité que le thème du débat soit exploré avec comme arrière fond le champ de l’action politique. En effet, le domaine politique est un champ de tension important où la foi d’une personne est mise en question et les valeurs chrétiennes mises en concurrence avec les valeurs du monde. Evidemment, la discussion ne sera pas proprement politique, mais spirituelle. Il s’agira, à partir de l’expérience et du témoignage des personnalités politiques présentes de dégager des réponses pertinentes et concrètes à la question de savoir si la foi rend l’Homme porteur d’un substantiel « plus » ! Et si oui,... lequel ! 
 

mardi 24 mai 2011

Fi de la mobilité !

On nous bassine que le pied, c’est d’aller se reposer de l’autre côté de la planète. Il semblerait que le repos y soit plus rassérénant et le « lâcher prise » plus aisé ! La vue de palmiers penchés sur du sable blanc bordant des eaux turquoises fait frémir plus d’un parent las de la pénible routine du jour. Demandez à qui doit se rendre régulièrement Outre-Atlantique si 10h d’avion est revigorant ! En classe économique évidemment ! J’ose à peine vous dire combien le voyage est chose plaisante, moi qui mesure à peine moins qu’1.90 m. et dont la tête et les jambes sont de trop ! Vivent les Maldives et les Antilles ! Iles aux parfums de misère, aux quotas de touristes et aux rues pleines d’yeux mendiants ! A croire qu’il faut un sacré courage pour « avouer » que cet été, finalement, on restera chez soi, tout au plus ira-t-on au mayen quelques jours pour se changer les idées…

Et si ce n’était que cela. Le monde professionnel aussi vient agacer nos consciences : « Soit t’es mobile, soit t’es sénile ! » Telle est la douce mélopée des temps de crise. Dans les écoles récemment, même, « la Suisse bouge ! » Mouvements infernaux. La publicité nous serine de rester mobile, d’acheter « new », de n’avoir de cesse de vivre l’éveil, la croissance, l’extase personnelle, professionnelle ou spirituelle. Comme sur une photo ratée, la vie devient un grand flou qu’encore, on voudrait artistique ! Le sens de la mobilité et du repos est
brinqueballé, dévoyé, extérieur, destructeur, perverti.

Il nous faut retrouver le sens tonique de la mobilité et du repos : deux éléments essentiels dont nous avons besoin pour vivre et être heureux. Etonnamment, la sagesse biblique et le SEIGNEUR lui aussi nous invite à une mobilité incessante qui, sur le long terme constitue un bien long voyage. Cependant – toujours plus fou – DIEU promet à l’être humain qui accepte cette incessante mobilité – intérieure – un repos réel et constant. Je sais, vous ne me croyez pas ! Pourtant, je vous assure que je vis ce que je vous dis : Avec JÉSUS CHRIST, on est jamais plus tranquille parce qu’on est remis sans cesse en selle à tous points de vue. Cela fait d’une vie, une expérience savoureuse et sensationnelle, évidemment dénuée ni de défis, ni de difficultés. Dans ce cadre-là, la mobilité et le repos sont au service de la croissance de l’Homme… et plus des investisseurs ! C’est de cette manière qu’avec le CHRIST, je vous invite au voyage et à une reposante mobilité. « Jésus leur dit : Venez vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu. » (Mc 6, 31)

Bon été.
Source image : http://funimages.free.fr  

Pascal Tornay


mardi 17 mai 2011

Mon étoile et moi

Un soir de mélancolie,
Une étoile m’a séduit.
source - http://lysdesaron.over-blog.com



Je l’envisageais de l’extérieur.
Et en faisant comme si je regardais
Au-delà d’elle, au loin,
J’ai cru voir son intimité.

dimanche 15 mai 2011

Du bon usage de la lenteur…

Un monde pressé est un univers sous pression. Pression des boutons et des bouchons, pression près de Sion et Pressons, pressons ! Pression de démons et ascension des dépressions, pressions bidons d’une presse qui s’empresse de nous compresser dans son étau. Métaux précieux pressant : infos dépecées et désinfos en compresse. Dans son empressement, le monde entier nous presse paradoxalement de décompresser à langueur de week-end. Parons-donc aux dépressions du temps présent! Faisons-donc prestement usage de la lenteur ! Mais comment ? Voici 10 pistes pour déjouer les méfaits de la surpression. Elles devraient pousser chacun dans ses retranchements et presser les pressés dans une envie pressante de cesser de se presser. On apprécie…

samedi 23 avril 2011

Toi qui lis ceci, sois béni au nom de Jésus, le Christ !

Une fois pour toutes Pâques 2011 revêt pour moi un sens particulier que je place sous la lumière du Vivant: c’est en effet la seule fois de ma vie que la Résurrection du Seigneur tombe sur mon anniversaire. Pour un Pascal, ce n’est pas rien ! La prochaine conjonction de cet ordre tombera en 2095 et j’aurais éventuellement 122 ans. Bref, je serais là où l’âge n’a plus aucune importance. Pour l’heure, je rends grâce de pouvoir vivre ce temps comme il vient.

Sa Résurrection, c'est la NÔTRE !

Depuis plus de 2000 ans, tous les chrétiens s’écrient : « Jésus Christ est vivant, Alléluia ! » Mais combien vivent en-dehors d'eux-mêmes, les yeux rivés sur les choses qui passent ? Combien font comme s’il était mort et enterré définitivement ? Evidemment, en n’ayant pas foi en Lui ou en ignorant que la victoire du Christ sur la mort a un impact actuel, fondateur, essentiel, central et définitif sur la vie de chacun de nous, la fête peut bien battre son plein, mais ultimement, elle est vide, stupide, absurde et totalement vaine…

Elle est lumière féconde pour et en chacun de vous.

Ainsi, aujourd’hui et au nom de Jésus Christ, qui a été mort et qui est vivant à jamais avec le Père et dans l’Esprit Saint, je veux te bénir toi qui lit ceci. Bénir signifie invoquer l’Esprit Créateur sur une personne pour que sa fécondité, ses désirs profonds, ses projets, ses relations, son être même s’épanouissent de la plus large manière possible dans le plan de l’Eternité.

Evidemment, je pense en premier en tout particulier à toutes les personnes qui m'ont donné le plus de fil à retordre dans ma vie, à celles qui m'ont demandé de prier pour elles, à celles que j'accompagne secrètement et à celles que je côtoie au fil des ans. Et j'ajouterai : à celle qui voudra bien traverser la vie à mes côtés et que je ne connais pas ;-) encore...

Ainsi, que descende sur toi l’Esprit Créateur, qu’Il te donne cette lumière et cette joie pascale qui rempli le cœur de l’Homme des merveilles de Dieu. Que la toute-puissance d’amour du Seigneur dilate ton cœur aujourd’hui et à jamais pour que tu deviennes un être semblable Lui et que tu vives en sachant que tu es sa fille / son fils bien-aimé. Sois un vivant ! Alléluia !

"Allez dire à tous les hommes, le Seigneur est parmi nous,
Alléluia, Alléluia !"

Pascal Tornay
Dimanche de Pâque, 24 avril 2011

jeudi 7 avril 2011

Ballottés par du vent !


L’être humain cherche systématiquement à l’extérieur de lui – dans des conventions et des conformités avec les idées du temps – des raisons d’exister, des occasions de bonheur ! Tant que l’Homme en reste là, il est une coquille de noix ballottée par du vent ! Il en est ainsi des modes et de leur cohorte d’exigences ambigües. Ne dit-on pas de la dernière tendance, venue d’on ne sait où, qu’elle est « en vogue » ou « dans le vent ! »   «Vanité des vanités, tout est vanité ! » (1) disait le Sage de la Bible.

vendredi 11 mars 2011

Echos de la soirée autour de la Suisse et du Christ

Articles de La Voix de la Haute-Marne et du Journal de la Haute-Marne paru en décembre 2010 au sujet d'une soirée de l'Avent offerte aux gens de Genevrières-Tornay intéressés à connaître la Suisse, avec un angle de vue un peu original et lier ainsi la croix fédérale et la vie du Christ. S'ensuivait un apéro copieux et fort apprécié... Merci à tous les amis de Haute-Marne !

Enthousiasmant...

Article paru dans l'Echo des Dranses de mars 2011

jeudi 3 mars 2011

Honore ton père et ta mère !

Je fais l’expérience d’un dégagement de joie et de liberté extraordinaire quand je vois les fruits d’une relation renouvelée… "Comme c'est bon, j’ai osé la vérité ; j'ai osé lui dire ! J’ai été au-delà de mes peurs et de mes regrets. Je me demande ce qui avait été blessé dans mon image de lui/elle. J’ai cru que plus "rien" n’était possible dans ma relation avec elle/lui. J’ai osé réinventer une manière d’être avec."

Sûr que "ça" fait mal, mais quel est ce "ça" ? Quel est ce "rien" ? Ne puis-je plus être fier d’eux parce qu’ils "ne peuvent plus"… comme avant ? Dieu commande d’honorer ses parents, c'est-à-dire de reconnaître leur situation de géniteurs, leur posture de transmetteurs de ma vie ! Ils ont beau avoir été "monstrueux", ce sont mes parents. Evidemment, honorer n’est pas aimer. Mais c’est un premier et beau pas ! Serait-ce le seul, que ce serait déjà quelque chose. Au moins un lien existe et est reconnu… Le champ du possible est rouvert et la promesse de Dieu peut s'accomplir ! (1)

mardi 1 mars 2011

Nos doyens

Pour avoir 90 ans en 2019, un bref calcul s'impose : il faut être né en 1929 ! Quels sont les concitoyens habitant la Commune de Vollèges qui auraient atteint cet âge honorable cette année ? 

lundi 28 février 2011

Seigneur, me voici devant toi !

Ecrire une chanson pour celles et ceux qui peinent et qui pourtant gardent confiance dans le Nom du Seigneur, tel était l'objectif. Avec mon ami Pierre-Yves Dick, guitariste et ancien animateur pastoral neuchâtelois à l'origine de la musique, j'ai écrit les paroles très simples de cet air à fredonner en méditant. C'est notre troisième hymne chrétienne !

Le thème : Seigneur, tu es la source de la Paix. Dans les moments de houle et d’angoisse, je m’en remets à toi. Tu prends soin de tous les êtres que tu crées et, plus encore qu’une mère, tu ne m’abandonnes jamais. Tu es le Dieu fidèle en qui je mets toute ma confiance.

La construction : Le texte oscille entre parallélisme et nouveauté. Le parallélisme montre le visage du Dieu fidèle et miséricordieux. La nouveauté de Dieu, c’est son amour qui se renouvelle et son pardon sans cesse offert. Ce sont des merveilles à nos yeux, car dans les moments de doute ou de déroute, ce regard divin efface toute trace de crainte et de désespoir. Invitation à se tenir avec tout toi devant Lui !

dimanche 20 février 2011

Les médiums : tous des charlatans ?

Pour répondre à cette question en étant un tant soit peu éclairé, je crois qu’il faut d’emblée déplacer le débat. Le problème des médiums – plaçons les tous sous cette dénomination, puisque ce sont tous des intermédiaires – n’est pas de savoir si oui ou non, les pouvoirs qu’ils ont obtenus du monde spirituel sont réels ou pas. Ces personnes disposent dans l’immense majorité des cas des capacités extra-ordinaires. Il n’est donc pas question ici de mettre en doute leurs capacités et les effets réels de leur action sur le corps ou l’esprit de leurs clients. Chacun peut constater – et les témoignages ne manquent pas – que les effets a priori positifs sont souvent spectaculaires.

Non, le problème se situe ailleurs...

vendredi 4 février 2011

Manifestation estudiantine !

De mes études de sciences-po à Lausanne, j'ai gardé un souvenir inoubliable de joutes verbales avec des amis aussi avides que moi de décompresser après les heures de cours. Ainsi, voguant dans les eaux tumultueuses de l'absurdité absconse, nous badinions, contrefaisant tout à la fois les envolées politologiques de nos proies favorites – les grands manitous en tous genre, guides et maîtres, chefs et leaders charismatiques, nos grands frères en humanité – et les propos parfois pompeux de diverses autres personnalités en vue ayant succombés à la langue de bois. Nous élaborions des pensées insensées par le biais desquelles chacun des interlocuteurs – se pâmant de sérieux – faisait virevolter à tous vents les théories les plus fumeuses, nous renvoyant tour à tour concepts volages et chaînes causales débridées. Allant de mal en pis, chacun renchérissait à l’aide de stupidités toutes plus magnifiquement emballées les unes que les autres. A ces conversations de pince-sans-rire, se succédait une mise en acte de notre pensée enrubannée qui s’incarnerait dans une action patente et révolutionnaire qui allait, nous en étions pétris de certitude, apporter au monde un
mieux net et radical. Ainsi est née la manifestation suivante avec son cortège de revendications claires et précises, dont nous allions être les chantres.

Voyez plutôt...

jeudi 3 février 2011

La dépendance, source paradoxale de liberté !

La maladie rend fragile et met à nu un être humain. Elle confronte les proches au profond mystère de l’existence et la fragilité de la vie humaine. La maladie psychique rend le comportement de l’autre surprenant et mystérieux. Elle décontenance les interlocuteurs et les place eux aussi face à face avec leur propres fêlures. D’où ces relations brouillées et compliquées. Chacun est acculé à une quête d’une solidité plus grande, plus profonde et c’est là que la dimension spirituelle intervient avec force, car elle est source de sens et d’espérance.

Celles et ceux qui ont été un jour placé devant le choix de « devoir » placer ses parents dans une maison de soin ont déjà pressenti l’importance de fonder ses choix sur des critères plus solides, plus objectifs pour que ce ne soit pas seulement ma décision : mais ces critères, quels sont-ils ? Comment discerner ? Comment faire le bien de l’autre ? Malgré lui ? Sans oublier le mien ?
Regard renouvelé - L'être humain a cette impressionnante capacité de trouver sa force dans ses fragilités et ses dépendances dépassées en vérité au coeur de soi. Alors la nudité de l'autre n'est plus source d'effroi, mais de compassion et de fraternité.

mardi 1 février 2011

Pèlerinage à vélo : un voyage multidimensionnel

Depuis une vingtaine d’année, chaque été, l'Aumônerie Jeunesse de Bagnes organise un pèlerinage à vélo à travers une région différente. Ce fut tour à tour la Toscane et l’Ombrie en 2006, la Bavière et l’Autriche en2007, la traversée de la Belgique en 2008, la descente en Provence et Côte d'Azur en 2009, l’été dernier nous avons été à la rencontre de la vie du saint curé d'Ars Jean-Marie Vianney... En 2011, nous nous payonsle luxe du bord de mer croate, slovène et du lido vénitien en pédalant avec S. Marc avec comme somment la basilique qui lui est dédiée à Venise même !

Pourquoi multi-dimensionnel ? Parce que la vie de foi doit être connectée à la vie pour être vie ! Avec nos périples en groupe d’une vingtaine, nous expérimentons à la fois...

dimanche 30 janvier 2011

Tu m’as saisi

Un texte pour dire l'importance de "se recevoir" de l'autre. Accepter de se perdre pour se retrouver. Lâcher pour obtenir, désapprendre pour se laisser surprendre, laisser l'autre être un autre, laisser une distance réunir. Un défi quotidien non sans morts, mais qui conduit à un amour vivant en liberté. Un amour qui ne "prend" pas. Qui se reçoit. Avec les risques inhérents à toute aventure exceptionnelle. Un foi en l'autre et ses richesses. Se laisser envisager aussi dans ses failles et ses fêlures. Paradoxes, passages...


samedi 22 janvier 2011

Les Vollégeards d'autrefois IV

Retrouvons ici quelques personnalités qui ont marqué le quotidien des Vollégeards. Un merci à Marguerite Biolaz-Berguerand à qui je dois la plupart des photos et des coupures de presse, collectionnées minutieusement au long des décennies...

"Qui sait d'où il vient, puise dans ses racines la force et la sagesse de la mémoire pour savoir, un peu mieux, où aller ..." 



Antoine (1894-1970) et Thérèse Moulin (1901-1952)

mardi 18 janvier 2011

Images insolites glanées ici ou là ...


Clin d'oeil humoristique itinérant et parfois... grinçant !
En images...
Extraordinaire ironie...
Image rencontrée dans un journal de propagande contre la tyrannie policière
des Etats-Unis dans le monde lors de mes études à l'UNIL.

samedi 1 janvier 2011

Laurent Gbagbo : vacuité des vacuités... Une fois de plus...

http://fr.globalvoicesonline.org
Voici donc une Côte d'Ivoire étêtée et essoufflée par 10 ans de pouvoir sans bilan concret. Un pays comme tant d'autres à travers le monde qui souffre d'abord d'une élite politique qui se sert au lieu de servir le peuple qui l'a élu. Encore une fois, cet épisode tragique augmente le sentiment d'abandon de toute la population. s'accrocher de cette manière au pouvoir alors que des élections plus ou moins régulières ont eu lieu et qu'une écrasante majorité d'Etats et d'instances gouvernementales ou d'agences inter-gouvernementales s'accordent pour clamer l’illégitimité des prétentions de L. Gbagbo est un gigantesque caprice d'enfant gâté.