Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

lundi 22 décembre 2008

A vin nouveau, outres neuves ! (Mc 2, 22)

N’est-il pas vrai que notre coeur est plus à l’affût du moindre manque, de la moindre frustration et que ce biais l’empêche bien souvent de remarquer ce que justement ce manque est en train de faire naître ? On nous bassine avec le manque croissant de prêtres et l’on se crispe en ne voyant les défis à relever qu’à partir de ce fait. Je propose de changer de perspective… en compagnie de Mgr Albert Rouet, évêque de Poitiers.

Un prêtre au service d’une communauté est une très grande richesse. Il est le principe d’unité et de communion de la vie paroissiale, le signe incarné de la présence du Christ et de son Esprit au cœur de notre monde. Sans prêtre, pas de fête de l’Eucharistie… de la friture sur la ligne directe entre Ciel et Terre. C’est vrai. Mais allons plus loin. J’entends beaucoup de gens parler. Je les entend se reposer entièrement sur ces hommes “à notre service”… Ils semblent dire que le prêtre est une figure tellement centrale qu’en des temps où il y en aurait moins, toute la vie communautaire et notre foi en Jésus-Christ pourrait s’écrouler. Ce pessimisme ambiant, cette résignation, ce manque de créativité - ce manque de foi en somme - montre que nos communautés, sous pression, sont en train de vivre une “Passion”. Il faudra passer la mort. Il nous faudra espérer, et surtout s’engager. Car bien des communautés, aujourd’hui, sont esclaves de la figure du prêtre. C’est un terrible esclavage.

mercredi 17 décembre 2008

Ecrire c'est...

Visitez le monde de Susie !
Un vol au-dessus du monde. Pour moi, lorsque le feu de l'inspiration me prend, l'écriture est comme une puissante secousse sismique, une irrémédiable vibration charnelle, intellectuelle et spirituelle. Elle me prend en entier.

C’est une sorte d’appel à l’immortalité d’un mot, d’un ressenti qui, couché sur le papier engendre un autre sentiment de pouvoir, de transcendance du monde qui passe. L’écriture me permet de communier avec un monde enfoui – un autre monde – celui auquel, paradoxalement, les mots n’accèdent pas. Les mots seuls sont incapables d’appréhender, de qualifier, d’aborder même cet univers qui a besoin de l’homme pour le faire vivre.

L’inspiration est la fausse source de l’écrivain, la vraie en est le talent, le travail acharné, la sensibilité, la profondeur et l’enracinement de son être en Celui qui est la Vie, Dieu lui-même. J’ai le sentiment que plus l’écriture d’un texte est contraint par différentes règles formelles, plus il a été travaillé et plus il va en sortir allégé de toutes sortes de scories, plus il va s’en trouver alourdi de ce qui fait qu’il vit.

Ce sentiment est probablement faux, car ce qui fait vivre un texte n’est pas dans le texte lui-même. Cette vie ne peut pas se trouver ailleurs que dans un être vivant capable de le faire résonner avec sa proprehistoire… Impossible de dire qui du texte ou de l’être est à la source de la beauté de l’écriture, de sa force. Ils sont vie ensemble.

Saint Martin partageant son manteau.
(Bibliothèque nationale de France, ROTH 2529)
fol. 403 Bréviaire de Martin d'Aragon
Espagne, Catalogne, fin du XIVe s.
(60 x 60 mm)
Pascal Tornay

lundi 15 décembre 2008

Le chant et la liturgie.

De tous temps, la musique et le chant ont été des porte-voix vers le sacré. C'est d'ailleurs dans l'objectif du sacré, de Dieu - des dieux - que l'on faisait de la musique et que l'on chantait. Le jeune David ne ravissait-il pas le roi Saül au son de sa harpe ? Ne parvenait-il pas à dissiper ses soucis ! Des milliers d'années ont passé et l'Eglise est héritière d'une tradition de musique sacrée extraordinaire. D'œuvres monumentales aux modestes pièces, les chants des chorales et des groupes d'animation de la région embaument nos célébrations liturgiques. La musique accompagne la prière des croyants et les conduit au Seigneur notre Dieu, par leur beauté, par leur cohérence avec Sa Parole. Ils sont un onguent provenant du fond de l'âme des êtres humains. Ils sont un cri touchant, un hymne à l'amour de notre Dieu. Ils Le séduisent, comme Il nous a séduit par sa Parole et son Amour. Cherchons toujours mieux à mettre la musique et les chants à l'honneur dans nos célébrations ! Une place juste, un hymne vrai, des cœurs unis, d'une même voix dans un seul Esprit, celui du Christ.

Pascal Tornay

lundi 8 décembre 2008

La violence nous déshumanise.

La violence nous déshumanise
Sous de multiples formes, la violence règne autour de nous. Elle se déploie insidieusement dans les médias ; elle est la composante subtile de beaucoup de nos comportements les plus banals. En ce sens, nous sommes tous violents à un moment ou à un autre.

Le mot violence est apparenté au viol qui comprend trois acceptions : 1) transgresser la loi juridique ; 2) abuser sexuellement de quelqu'un ; 3) profaner ce qui vient du sacré.

Méfions-nous des explications trop simplistes et réductrices au sujet des causes de la violence, parce que cela la banalise et la rend naturelle en la ramenant à un phénomène social, psychologique ou existentiel qui ôterait toute responsabilité à la personne qui en serait l'auteur. L'on débouche alors sur des solutions techniques ou globales, sans apercevoir que la violence a des causes morales et personnelles redoutablement profondes. Face à la violence, nous avons moins besoin d'une science que d'une morale, car la violence ne provient pas d'une erreur mentale d'appréciation, mais d'une déficience d’amour, d’une conscience morale blessée.

En effet, une personne avec un comportement violent se violente avant tout elle-même. Elle s'éloigne des éléments qui fondent son humanité, ce pour quoi elle est faite (le bien, le bon, le vrai, le juste). Son comportement n'est plus conforme à sa nature d'être humain. C'est pourquoi le philosophe dira que la violence nous dénature, nous déshumanise. Mais alors d'où vient cette conscience morale qui permet à l'Homme de rester en phase avec sa nature d'homme-fait-pour-le-bien ?

La perspective chrétienne met la créature - merveille de Dieu - en face de son Créateur (au sens de Celui qui est Vie en lui). Ce dernier a gravé dans le cœur de sa créature une loi d'amour immuable pour le guider. Nous sommes donc conçu par et pour l'amour. C'est donc au cœur de nos entrailles que sont inscrits nos désirs, nos besoins fondamentaux et notre dignité. Oh! Comme le monde nous pousse fort à rechercher à l'extérieur de nous notre bonheur! Pourtant jamais aucun objet extérieur, fut-il du dernier cri, n'a jamais relevé un jeune de la dépression ou de la drogue..., ni donné un sens à une existence !

Si faible est cette Voix intérieure – celle de notre conscience morale (de notre cœur ou de notre centre) – qui nous invite, – que dis-je – nous supplie à visiter ce recoin de nous-mêmes. Cette conscience – cette sagesse – qui vient de Dieu, doit être travaillée, développée comme une plante qui demande des soins réguliers. Du silence..., silence qui n'est pas simplement une absence de bruit. Ecoutons-nous pour L’écouter Lui. Certes,cela demande un effort mais nous ne sommes pas seuls sur ce chemin.

L'homme naît en ne sachant rien de tout cela. Il a besoin impérieux que sa conscience morale soit éveillée à des valeurs, à elle-même, à d’autres que soi-même pour qu'il puisse se construire en phase avec le monde en vue duquel il est été conçu. Cela revient à dire qu'il faut que nous soyons éduqués spirituellement, c'est à dire des gens bien élevés... vers Dieu.
Janvier 2006




jeudi 4 décembre 2008

L’Avent sous le signe de la Miséricorde… L’après sous celui de la Joie !

Rembrandt, Le fils prodigue (1669)
Qu’il est bon de savoir que Dieu ne nous traite pas selon nos offenses ! Qu’il est rassurant de savoir qu’il guette sur la colline notre retour au bercail ! Mais qu’il est difficile d’ouvrir son cœur à Dieu pour le laisser panser nos blessures ! Qu’il est peu naturel de se livrer à l’aveu de ses fautes à un prêtre ! Qu’il est ardu d’abandonner sa culpabilité pour recevoir du cœur de Dieu un « je ne t’en veux pas, recommençons ensemble. »

Oui, qu’il est difficile à vivre ce sacrement du Pardon, ce signe visible du redémarrage d’une relation vivante au Christ ! Encore faut-il vouloir entrer dans une démarche avant tout personnelle… intime.

C’est un véritable chemin de re-conciliation que nous vous proposons de redécouvrir durant ce temps de l’Avent 2008 ! Rien moins que de vivre l’attente et la préparation à Noël en faisant les à-fonds du cœur et de l’esprit !

Confesser la miséricorde de Dieu avant son péché, c'est être certain que Lui nous accueille lorsque nous souhaitons revenir à Lui. Confesser d'abord qu'Il est l'Amour c'est pouvoir chasser en nous-même toute crainte de représailles... Confesser que Dieu est "tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour" (Ps), c'est reconnaître qu'il est compatissant et au-dessus de nos rancunes. Aimant infiniment, et ne jugeant pas, le regarde du Christ transforme le coeur de ceux et celles qu'il croise sur sa route. A personne, ni à Zachée, ni à la femme adultère, ni à Marie-Madeleine, il ne reproche quoi que ce soit. Son regard divin et tendre, fait que naît de l'intérieur de son interlocuteur le désir d'être pardonné et de pardonner à son tour. Miracle de l'amour du Seigneur.

J'espère que l’étoile de l’immense bonté de notre Dieu pour chacun de nous puisse nous conduire à la crèche. Pardonner et être pardonné, n’est-ce pas un peu naître à nouveau ? Et la naissance n’est-elle pas une source de grande Joie ?

Le moment est propice: Jetons-nous dans ses bras !

Pascal Tornay

mardi 2 décembre 2008

Bénévolat : ces anonymes au service et à l'écoute des autres...


En décembre 1984, Kay Carpenter, une psychologue américaine, présentait, dans ses cours aux professionnels et aux bénévoles, ce "Portrait du bénévole et de la personne accompagnante". Un portrait dont nombre d'associations de bénévoles soucieuses de la qualité des services de leurs membres se sont inspirées. Un beau programme !


Pour la personne accompagnante,
"Accompagner" c’est surtout "Etre avec".



Elle accepte l’autre tel qu’il est.
Elle le valorise.
Elle le respecte, l’informe des choix possibles pour lui.
Elle tient compte de ce que l’autre veut.
Elle le regarde, lui parle, l’appelle par son nom.
Elle lui tient la main s’il le désire.
Elle sait écouter et écouter encore.
Elle ne porte pas de jugement de valeur.
Elle a reçu une formation et appartient à une équipe.
Elle sait supporter la douleur des autres.
Elle est tenue au secret de fonction.
Elle est responsable, disponible, pratique, souple et désire apprendre.
Elle sait dire non, mettre des limites.
Elle n’est pas rigide, ni évangélisatrice, ni angoissée par la mort.
Elle sait aider sans "materner", ni "sauver".
Elle a du soutien au sein de l’équipe et dans sa vie privée.
Elle a le sens de l’humour, et prend soin d’elle-même.


La Sève
Créée en 1992 à Vollèges, l'association « La Sève » (Association vollégearde pour l'Intégration et l'Entraide) assure différents services pour les personnes habitant le territoire communal. Composée actuellement de 45 membres domiciliés dans tous les villages, l'association a pour but de contribuer à la qualité de vie des personnes âgées, malades, handicapées ou en difficulté, par des actions ponctuelles et bénévoles et de susciter, au sein de notre communauté, un esprit de solidarité et de service. Depuis 1994, l'association vollégearde est membre de "Bénévoles Valais".

Ses services
Aujourd'hui, les services offerts se concentrent autour de trois pôles principaux. Le transport de personnes (consultations chez les médecins et/ou les hôpitaux ou encore pour d'autres besoins) occupe une place importante puisque plus de 5'000 km sont parcourus chaque année! Les visites des personnes qui séjournent dans les homes et hôpitaux constituent ensuite une bonne partie du travail des bénévoles. Enfin, le troisième pôle d'activité est la distribution de repas à domicile. En 2004, par exemple, 1016 repas ont été distribués. Enfin, les membres de "La Sève" interviennent aussi pour d'autres demandes d'assistances ponctuelles.

A l'occasion des Assemblées annuelles, un thème sur le bénévolat est présenté. En 2003 et 2004, c'est un projet de micro-crédit pour les femmes au Mali emmené par le groupe Idées'elles qui a retenu l'attention
de "La Sève". En 2005, ce fut le tour du projet SUJEEVA de Sonia Burri, citoyenne vollégearde, active au Sri-Lanka.

Interview avec les responsables de la Sève


Le bénévolat a-t-il le vent en poupe à Vollèges ?
"Il ne faut jamais oublier qu'il y a dans la vie locale d'innombrables coups de main qui sont tendus hors de toute structure, "La Sève" ne fait qu'organiser cette solidarité" déclare le président de l'association. "Il faut que les gens sachent que nos membres sont à disposition de toutes et tous. Certaines personnes n'osent pas demander... Qu'elles n'aient pas peur de nous solliciter en cas de besoin ! Nous sommes à l'écoute de leurs souhaits."

Les valeurs chrétiennes sont-elles à la base de l'association et votre motivation ?
"La Sève" est une association caritative laïque. Elle est au service d'autrui sans distinction de cultures ou de religions. Pourtant, je pense que la plupart de nos membres ont présentes en leur cœur d'authentiques valeurs chrétiennes", répond le caissier.

Quelles sont vos expériences au quotidien ?

"Les personnes âgées ou seules ont besoin de parler de leurs peines, de leur vie quotidienne et se réjouissent de nos visites. Alors lorsque nous le pouvons, nous prenons le temps de bavarder un peu, de les écouter, de partager un verre. Il faut savoir écouter et écouter encore la personne visitée. Il faut savoir aussi partager un peu de temps avec elle pour lui faire plaisir".

Pascal Tornay

lundi 17 novembre 2008

La volonté de Dieu, ça fait peur !

L’Eglise affirme que Dieu a un plan d'amour sur chacun de nous. Source créatrice de toute vie, nous croyons qu’il sait ce qui est le meilleur pour nous, puisqu’il nous connaît plus intimement que nous-mêmes, comme disait St Augustin. Faire la volonté de Dieu : cette idée ne heurte-t-elle pas notre désir fondamental de liberté ? A bien des gens, cette affirmation provoque des frissons. Et je n'ai pas été une exception... 

jeudi 9 octobre 2008

Les grands paradoxes des êtres pensants...

De plus en plus, je réfléchis en termes de paradoxe, c'est à dire en tentant de conjuguer les aspects contradictoires d'une réalité. Cette manière de penser, de regarder la réalité me plaît beaucoup, car elle me permet de me décentrer. Elle m’ouvre un champ de tensions à vivre, une vie à prendre à pleines mains. Elle dégage un chemin sinueux mais passionnant entre des perspectives antagonistes qui créent un univers fait de polarités. Si je me connais bien moi-même, loin de me déchirer, ces polarités me permettent de mieux me situer, d'avancer plus justement et de conforter ma position à travers elles. Ce champ de tensions me pousse à trouver un équilibre toujours plus solide dans ma vie, dans mes choix. Mais il reste des pièges…

Etymologiquement, le paradoxe signifie ce qui est "à côté (para) de la doctrine (doxa)". Ce qui est en marge de la pensée ; ce qui vient "agacer" la pensée construite ou toute faite... Le paradoxe est un peu le grain de sable dans les rouages de l’intellect humain. (Dieu est parfait dans ce rôle…) Mais tout n’est pas de l’ordre de l’intellect. Dans le poème ci-après – qui date de quelques années et que j’ai quelque peu ré-agencé – le paradoxe est plutôt saisi comme une sorte d’incohérence qui se glisse entre la pensée et l’agir, entre la tête et le cœur. Une division entre la volonté et l’agir des êtres. Cette division entre ce que je sens être bon, ce que je veux faire et ce que je fais peut se rapprocher de l’idée d’hypocrisie. L’hypocrisie au sens étymologique signifie opportunité (crisis) cachée (hypo = en-dessous), c'est-à-dire une sorte de déviance opportuniste qui fait passer le comportement humain du mode oblatif au mode captatif. On passe de « donner de soi » à « prendre pour soi ».

Bien qu’elle ne soit pas toujours conscientisée, l’hypocrisie est bien une pathologie de l’âme humaine qui perd progressivement le sens de la vérité de l’Homme et de la gratuité. L’être humain a un besoin immense de vivre des espaces de gratuité. Ils font cruellement défaut aujourd’hui. Qui peut mettre en doute le fait que sans amour les êtres humains se meurent… L’amour n’est-il pas le sommet de la gratuité ? A l’amour, on n’oppose ni explications, ni arguments !

Le paradoxe est donc vu ici comme l’incapacité à mettre en cohérence la bonne volonté et l’agir. Ce peut être à cause d’une conscience mal éclairée, d’une structure sociale injuste ou de lois iniques, etc. Quoiqu’il en soit, l’être humain, depuis toujours, souffre affreusement d’être divisé en lui-même entre lui-même et une fausse image de lui-même...

mardi 7 octobre 2008

Qu'ont en commun l'Etat insulaire de Vanuatu et la Mauritanie ?

La question est loin d'être bête et se pose réellement ! Vu de l'extérieur ces deux Etats n'ont rien en commun profitons pour en mieux connaître les contours... Je vous le dirais tout à la fin !

REPUBLIQUE DE VANUATU

Situation : La République de Vanuatu est un État de Mélanésie situé dans le sud-ouest de l'océan Pacifique, en mer de Corail. L'archipel est situé à 1 750 km à l'est de l'Australie, au nord-est de la Nouvelle-Calédonie, à l'ouest des îles Fidji et au sud des îles Salomon.

Devise nationale : « Long God Yumi Stanap »
ce qui signifie en français : « Nous nous tenons devant Dieu »
Langues officielles : Bichlamar, français, anglais
Capitale : Port-Vila 17° 27' S, 168° 11' E
Plus grande ville : Port-Vila
Forme de l’État :
République
- Président : Kalkot Matas Kelekele
- Premier ministre : Edward Natapei
Superficie : Classé 155e
- Totale : 12 200 km²
- Eau (%) : Négligeable
Population : Classé 174e
- Totale (2008) : 215 446 hab.
- Densité : 18 hab./km²
Indépendance : France / Royaume-Uni
- Date : 30 juillet 1980
Pays limitrophes
Frontières maritimes :
- Îles Salomon
- Fidji
- Nouvelle-Calédonie
Gentilé : Ni-Vanuatu ou Vanuatais
IDH (2004) : ▲ 0,670 (moyen) 119e
Monnaie : Vatu (VUV)
Fuseau horaire : UTC +11
Hymne national : Yumi, Yumi, Yumi
Domaine internet : .vu
Indicatif téléphonique : +678

REPUBLIQUE ISLAMIQUE DE MAURITANIE

La République islamique de Mauritanie, communément appelée Mauritanie, est un pays d'Afrique de l'Ouest. Elle est située sur la côte nord-ouest du continent et se situe entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest.

Elle possède une côte de 600 km donnant sur l'océan Atlantique s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l'Algérie, au Sahara occidental (majoritairement contrôlé par le Maroc depuis 1975), du Mali à l'est, et du Sénégal au sud.

Devise nationale : « شرف إخاء عدل » ce qui signifie : Honneur Fraternité Justice
Langue officielle : Arabe littéral, le français est aussi très utilisé.
Capitale : Nouakchott (18°09′N, 15°58′W)
Plus grande ville : Nouakchott
Forme de l’État : République
- Président du Haut Conseil d'État : Mohamed Ould Abdel Aziz
- Premier ministre République : Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf
Superficie : Classé 29e
- Totale : 1 030 700 km²
- Eau (%) : Négligeable
Population : Classé 128e
- Totale (2004) : 3 086 859 hab.
- Densité : 1.95 hab./km²
Indépendance : de la France
- Date : 28 novembre 1960
Pays limitrophes :
- Algérie
- Mali
- Sahara occidental
- Sénégal
Gentilé : Mauritanien(ne)s
Monnaie : Ouguiya (MRO)
Fuseau horaire : UTC +0
Hymne national : Nachid al-watani (l'hymne au pays)
Domaine internet : .mr
Indicatif téléphonique : +222

Le point commun, le voici. Après 25 ans de recherche auprès de personnes ayant voyagé dans ces régions, après avoir fait de multiples brocantes et autres marché aux puces, je me suis résolu à acheter sur le net des pièces de monnaies de ces deux pays-là. Introuvables sinon !

Pascal Tornay

vendredi 3 octobre 2008

Accouchements dangereux en politique : des glissements lexicaux aux dérapages sémantiques

Pour gagner en politique, il faut convaincre. Et pour convaincre, on en conviendra, il s'agit d'argumenter. La parole se trouve ici au premier plan.

Comme la réalité se trouve être éclairée par notre regard sur elle, on a toujours trouvé dans le langage politique des tentatives pour ne plus appelé la réalité avec le terme le plus direct et le plus connu pour la désigner... afin de tirer parti d'un certain flou et de s'y engouffrer... On appelle cela "manipulation" lorsque les acteurs le font en toute conscience ! On appelle cela "langue de bois" quand le politique tente de décrire une situation dont il n'a pas le droit de parler ou à propos de laquelle il est malaisé de parler...

Glissades en tous genre !
Banales quand il s'agit d'expliquer que tel Conseil n'a pas pu/su prendre de décision sur les dispositions finales d'un texte législatif... Blessantes quand un haut-responsable de l'armée n'a pas le courage d'annoncer lui-même et directement aux familles un accident dont elles font les frais... Irritantes quand une personnalité ment à moitié ou cache sa malhonnêteté derrière un discours dont tous savent qu'il est fallacieux... Marrantes quand une personne tente de justifier un comportement qu'elle sait elle-même inadapté ou incongru... Graves quand il s'agit de la vie humaine... On en parle !

Pascal Tornay

mercredi 10 septembre 2008

Quelques photos de mes dernières virées

Simples prises de vues... simples souvenirs de moments souvent liés à l'effort, à l'amitié !



La vertigineuse montée au col de la Gemmi
au-dessus de Loèche-les-Bains (Leukerbad) Haut-Valais, 2350 m. alt.



Vue à l'est en direction du Lötschental.


Loèche-les-Bains, vu du col de la Gemmi.


CABANE RAMBERT
26 août 2008


Avec mon ami Philippe Valax... Une cabane par an !


Vue au sud avec le massif des Combins qui semble si proche.


Cabane Rambert (CAS) section des Diablerets 2580 m. alt.
Le Petit Muveran à gauche (2810 m. alt.)

Pascal Tornay

lundi 8 septembre 2008

La tendresse : Subtile caresse de l'Amour dans les mains de l'Homme

Avez-vous déjà vu l'amour ? Que non, nous n'en voyons que les effets ! Notre coeur sera-t-il assez sec pour dire que n'existe que ce que nous voyions de nos yeux ? Mais sûrement pas... L'Amour existe ! Qu'est-ce donc ? Un influx nerveux ? sexuel ? Dépend-il de nous ? Nous ne sommes pas l'amour, car on dit qu'il naît, qu'il jaillit de nulle part... Il nous échappe complètement !

Non, les amoureux ne sont pas l'Amour ! Ils le font peut-être (ou le célèbrent dans un rituel tendre) mais ils n'en sont pas la source ! Ce petit texte veut pointer ceci du ... coeur ! La tendresse, dont l'amour est la soeur aînée, vient de plus loin au-dedans de nous... La foi, qui donne de voir, nous rappelle que l'Amour n'est pas une chose, c'est un être vivant, c'est QUELQU'UN ! Qu'allons-nous en faire ? Je vous laisser avec Lui ! Bonne lecture.

mardi 2 septembre 2008

L’art de vivre en harmonie. Troisième extrait du livre d’Anselm Grün.

On
connaît tous la sentence de Socrate - « Connais-toi toi-même » -
inscrite, comme pour ne jamais plus l’oublier, sur le fronton du temple
de Delphes. Comment imaginer en effet améliorer, affiner notre rapport
au monde sans prendre le temps de bichonner, d’écouter ce formidable
outil sensoriel et spirituel qu’est notre cœur ! La Bible a parfois
utilisé le terme de « reins » pour parler de ce nœud au plus profond de
nous-mêmes. Les reins, ces filtres qui renouvellent, ces tamis qui
épurent… Ce centre où habite notre dignité, où germent nos intentions,
jaillissent nos joies et nos peurs ; ce centre rongé aussi par notre
culpabilité et notre hargne.

Nouveau choeur de l'église de Verbier-Station.
Le plexiglas fait rayonner la lumière en la laissant la traverser de part en part. 

Pourtant c’est
si facile de vaquer plutôt sans cesse ici et là sans prendre le temps
de rester en sa propre compagnie. Pourquoi faire ? Justement, pour rien,
se laisser respirer, laisser un espace, un peu de jeu pour que, comme
le bois, nous puissions « travailler ». Le temps de quelques minutes de
silence pour laisser monter en soi, ses désirs profonds, ses peurs et
les laisser prendre non plus un place démesurée, mais la leur. Comme une
respiration, dira Grün, comme un flux et un reflux qui apaise, qui
solidifie. C’est dans le repos, le silence d’un instant que se pose
l’Homme, qu’il grandit, qu’il épanouit ensuite toutes ses activités.
Pour que notre vie active, ne soit pas un activisme, vide de sens – et
surtout vide de bon sens.

Ah, moi-même, ce grand oublié !

Bonne lecture !


Pascal Tornay
Septembre 2008

Connais-toi toi-même.

"A quoi bon aller sur la lune si nous sommes incapable de franchir
l'abîme qui nous sépare de nous même ? Voilà le plus important de tous
les voyages d'exploration et, sans lui, tous les autres sont non
seulement vains mais cause de désastre." Cet avertissement, c'est Thomas
Merton, moine trappiste et écrivain spirituel, qui l'a formulé juste
après le premier voyage humain sur la lune. Ce voyage lunaire fascina le
monde et le fit rêver; en effet, cette utopie technologique donnait des
ailes à l'imagination et poussait l'optimisme, laissant espérer que
toutes les limites pouvaient être repoussées. C'était il y a plusieurs
décennies, déjà, mais ces mots sont toujours aussi vrais. Il y a peu,
une femme me parlait de son ex-compagnon, chef d'entreprise à qui tout
réussissait, qui l'avait abandonnée lorsqu'elle fut enceinte de lui.
Admiré de beaucoup, cet homme n'a pourtant pas conscience de maltraiter
les femmes dès qu'elles risquent d'égratigner son image. Il est évident
qu'il est éloigné de lui-même: ambitieux dans ses projets
professionnels, où il met en oeuvre le monde entier, il ne sait pourant
pas trouver le chemin qui le conduirait à lui-même. Il ne veut pas
reconnaître sa part de fragilité qu'il s'efforce de maquer par son
activisme. Tant qu'il n'aura pas surmonté l'abîme qui le sépare de
lui-même, il ne pourra être une bénédiction pour les autres. Il
continuera de blesser les gens autour de lui. Il lui faut abaisser les
autres pour croire à sa propre grandeur. Il rassemble autour de lui des
"nains admiratifs", comme l'a formulé le thérapeute munichois Albert
Görres. Et il refuse tout ce qui pourrait l'aider à se connaître
lui-même. Ainsi, tout ce qu'il entreprend, même si c'est à première vue
avec succès, continuera à détruire des êtres humains et, au bout du
compte, n'apportera aucune bénédiction en ce monde."

 
Va à la rencontre de toi-même.

« Va à la rencontre de toi-même – c’est là une des recommandations les
plus importantes  pour tous ceux qui avancent sur le chemin
spirituel. Pour les premiers moines, la connaissance de soi constituait
la condition essentielle de la rencontre avec Dieu. « Si tu veux
connaître Dieu, apprends à te connaître toi-même ». Celui qui ne se
connaît pas projettera sur Dieu ses aspirations refoulées. Il adorera
ainsi ses propres représentations sans atteindre le Dieu véritable qui
est toujours le tout-autre. La connaissance de soi nous délivre de nos
illusions et nous permet, ainsi, un regard clair et sans préjugés sur ce
tout-autre. Dieu passe alors de l’état de représentation de l’âme à
celui de réalité qui nous fait face.

Penser que notre vie
spirituelle consiste à bien maîtriser les passions de l’âme, à se
défaire de l’emprise des émotions et à parvenir à un état de liberté
intérieure est une idée qui ne date pas d’aujourd’hui. Il faut accepter
ses émotions, dialoguer sans cesse avec ses passions afin qu’elles
fécondent notre vie intérieure par l’énergie qui les anime. Ce n’est
qu’à la condition de laisser advenir ses propres sentiments, de les
accepter, que la vie spirituelle peut s’épanouir. D’ailleurs, c’est ce
que nous démontre notre respiration. En effet, elle possède une
structure intégrative, reliant dans son flux la tête, le cœur et le
ventre, soit l’intelligence, les sentiments et la vitalité. Dans sa
dynamique, elle montre le chemin à l’homme : accepter, relâcher, se
réunifier et se renouveler – c’est ce que nous apprenons sans cesse dans
le flux de la respiration. »

Extrait d’Ansel Grün, L’art de vivre en harmonie, Albin Michel, Paris, 2004, pp. 25-26 ; 30-31.

jeudi 7 août 2008

Hommage à Alexandre Soljenitsyne ou l'art de l'esprit critique constructif

Alexandre Soljenitsyne a été pour beaucoup l'âme contestataire d’un contre-empire soviétique. Il a porté lourdement les conséquences de son esprit critique avec les interdictions de parole, l'exil, et les camps de travail forcé. Il a, selon moi, donner les preuves d’une attitude philosophique de grande envergure. Le 3 août 2008, son propre pays, celui qui l’avait persécuté, lui a fait des funérailles nationales. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Comment vous rendre hommage cher Alexandre ?

La prière d'Alexandre

"La lutte pour la liberté que nous ignorons en Occident, des hommes et des femmes en Union soviétique la mène âprement et parfois au risque de subir ce qui est pire que la mort : la désintégration de leur personne dans des asiles conçus pour réduire à néant tous ceux qui veulent vivre, agir et penser en hommes libres. (...) Il fallait un géant comme Soljenitsyne pour nous en faire prendre conscience."  André Martin

jeudi 24 juillet 2008

Les mots et la mort : deux passages

Sur le chemin qui mène à
l'alpage du Plan-de-la-Chaux (Val Ferret)
au pied du Mont-Dolent.
Avec les mots et la mort, l'on se trouve aux prises avec une paradoxe, comme je les aime ! Ces deux réalités sont à la fois des lieux de passage vers la vie, des lieux de germination et tout autant des lieux limitrophes, des lieux de cassure et de blessure, dont il est difficile de dissimuler l'ampleur.

Ainsi, d'une part, les mots, c'est la vie par le lien possible à l'autre et au monde par la parole, l'écoute et avec le passage de la mort à la résurrection à la vie de Dieu avec, c'est la vie pleine de l'Eternel qui s'annonce. Pourtant d'autre part, les mots et les notions qu'ils pointent ont clairement leurs limites... Combien de fois ne ratons-nous pas notre cible en ne nous faisant pas comprendre justement. Le passage est bloqué, il n'est pas apte à transmettre la profondeur de l'être, la beauté de la vie. Peut-être parce que nous avons des oreilles, mais que nous n'entendons pas dit le texte de l'Evangile.

Pour être passage, la mort n'en est pas moins une limite absolue du connu humain. Une immense muraille qui peut tout aussi bien crisper, bloquer, renfermer. Si l'être humain est à l'image de son Créateur, alors il est paradoxe. Un paradoxe dynamique qui se meut et se développe dans les dédales terrestres du tout et de son contraire...

Voici un texte qui montre un peu les difficultés qui présentent ces "lieux de passage"... Bonne lecture.

jeudi 17 juillet 2008

L'argent, une clé qui ouvre une culture !

On peut idolâtrer l'argent au point de s'en rendre esclave... On peut user de l'argent en en connaissant la valeur d'échange. En m'intéressant à la numismatique, j'ai été attiré par l'argent moins à cause de la puissance - la richesse - qu'il procure, qu'à cause des aspects sociaux au sens large du terme entraînant avec lui tout un univers symbolique, culturel, politique et historique.

Avec la pièce de monnaie, je remonte le temps, j'apprends l'histoire et ses jalons, je frémis à l'idée qu'elle a peu-être été échangée sur telle ou telle marché contre telle ou telle étoffe, nourriture, travail... Bref, j'ai devant les yeux, dans les mains, une étincelle d'histoire et de culture ! Je voyage ! Je vous propose donc ici de faire connaissance avec 8 pièces de monnaies de plus ou moins grande valeur. La valeur étant pour moi plutôt secondaire. Pour autant, la plupart des pièces suivantes sont en argent au titre de 480 jusqu'à 900. Cliquez sur le nom de la monnaie et vous obtiendrez une carte d'identité numismatique qui va vous permettre d'entrer dans le mystère de l'origine et de la nature de la pièce de monnaie... En route !

Pascal Tornay





Quelques belles pièces :

8 reales - Royaume d'Espagne - 1776
1 penny - Royaume de Grande-Bretagne et d'Irlande - 1806
5 francs - Royaume de France - 1833
8 doubles - Territoire de Guernsey - 1834
2 kopecks - Empire russe - 1840
5 pengö - Royaume de Hongrie - 1938
1 livre - République arabe unie (Egypte) - 1968
5 shilling - République démocratique de Somalie - 1970

mardi 15 juillet 2008

Réflexion d'un laïc permanent dans un comité de parti...

Mes activités politiques au sein du comité du PDC de Vollèges et plus largement dans le champ politique au sens large dans le Bas-Valais sont antérieures à mon engagement comme laïc permanent dans l'équipe pastorale du secteur de Bagnes (diocèse de Sion). Extrêmement conscient de l'importance d'un engagement fidèle et profond des chrétiens dans le champ politique, la question se pose, dans mon cas, quelque peu différemment à cause de mon mandat public et officiel au service de l'Eglise. Qu'en est-il ?

Tous seront d’accords pour dire que cette position est risquée. Je l’accorde volontiers. Pour autant, le fait de devoir risquer n’est-il pas un argument insuffisant pour qu’il faille abandonner ? Il y a plusieurs types de situation. Pour un laïc permanent, travailler dans un parti se réclamant des valeurs du christianisme – et par ailleurs encore largement majoritaire à Vollèges – semble aller de soi et ne pas poser de bien gros problèmes. En effet, en période de calme, ma fonction de secrétaire se coule dans une indifférence à peu près générale.

A l’heure actuelle, le PDC vit des heures un peu plus houleuses, puisque des mécontentements se sont faits jour au sujet de la manière dont sont conduites les affaires communales et que des tensions émergent de droite et de gauche. Il faut dire que les élections communales s’approchent et que ce sont incontestablement des lieux (c’est à dire les élections internes ou les élections officielles) où le peuple aime montrer son pouvoir souverain soit en nommant, soit en évinçant les personnes qu’elles souhaitent ou non voir devenir devenir ses représentants. Les électeurs ont par ailleurs le devoir fondamental de l’exercer. Bref.

Ma position au sein de ce comité n’est tenable – me semble-t-il – qu’aux 6 conditions suivantes :

1. que le comité montre un front uni et solidaire et que ses dires soient en cohérence avec ses actes ;

2. qu’il assure un processus de pilotage totalement transparent et ouvert de la campagne électorale et des élections en s’assurant entre autres, constamment d’un maximum de distance critique face aux événements et aux propos tenus ;

3. qu’il respecte sa position d’exécutif, c'est-à-dire qu’il reste soumis aux décisions souveraines de l’Assemblée générale ;

4. qu’il ne prenne parti pour aucun camp émergeant lorsqu’il y a des dissensions, mais plutôt qu’il cherche à occuper une position arbitrale ;

5. que les seuls objectifs du comité soient la pacification des relations, la construction d’une société locale générant la solidarité, la confiance mutuelle, la bienveillance et la participation à la mise en place d’une équipe communale compétente et partageant les objectifs du comité ;

6. qu’il s’assure que toute atteinte au respect et à l’intégrité personnelle d’autrui soit bannie de ses Assemblées générales et de toutes ses instances.

Pour ma part, j’estime que ces 6 conditions sont réunies et que ma position de laïc permanent engagé dans ce champ – actuellement conflictuel – peut même être vécu comme un travail pastoral puisque mû par un profond désir d’œuvrer pour paix et la construction d’une société communale responsable et ouverte. En outre, il me semble extrêmement important de savoir distinguer fondamentalement la personne de sa fonction. Cela permet, indépendamment du travail effectué, des décisions prises et des actes posés par cette personne, de continuer à l’aimer pour ce qu’elle est. Je puis ainsi émettre certains reproches sur les actions et les comportements des personnes sans que, ni la hargne, ni l’amertume ne montent en moi et ne diminuent ma clairvoyance.

Il existe pourtant un autre type de risque. S’il est possible à mes collègues du comité, à mes supérieurs sur le plan ecclésial, à mes proches, parce qu’ils me connaissent bien, d’apprécier correctement ma position et mon comportement dans cette situation et d’affirmer que je suis dans la vérité et la justesse, il n’en est pas de même pour mes éventuels détracteurs qui pourraient, eux, voir les choses d’une autreperspective. Si tant est que je devais essuyer des attaques ou des jugements à mon encontre de la part de l’un ou l’autre groupe de la population, c’est ma position pastorale ou ecclésiale, et plus précisément ma parole en tant que membre laïc du clergé, qui pourrait être publiquement discréditée. Et de cela, indépendamment de la justesse de mon comportement, je ne suis pas maître.

Est-ce une raison d’abandonner cette charge à la charnière de l’Eglise et de l’Etat ? L’une et l’autre seront-elles toujours en concurrence ? A l’aube de mon engagement à plein temps et de plein droit dans l’équipe pastorale, dois-je déjà choisir mon camp ? Ne puis-je pas participer aussi à la construction du "vivre-ensemble" des hommes de cette terre dès maintenant autrement que par un apport spirituel ? Que ton visage m’éclaire, Seigneur, et je connaîtrais le chemin !

Pascal Tornay

jeudi 10 juillet 2008

Des chrétiens en Haute-Marne

Le petit village de Tornay
aux confins sud de la Champagne-Ardennes.
Je me suis rendu récemment - comme régulièrement - au sud de la Haute-Marne, dans la commune de Tornay où j'ai retrouvé de nombreux amis et connaissances et où j'ai partagé d'intenses instants fraternels. Tornay est un petit bourg agricole d'une quarantaine d'habitant. Un de mes amis, Denis Raillard, y a été élu maire l'an passé. Le conseil municipal est composé de 9 membres (8 actuellement) et parvient avec peine à mettre au point et à réaliser quelques projets de modernisation des infrastructures et d'embellissement des lieux de vie. Ceci à cause de la faiblesse des entrées financières et des difficultés d'entente entre les uns et les autres. Pourtant des avancées ont été faites et aujourd'hui une majorité de l'équipe municipale tire à la même corde. C'est réjouissant. Le conseil municipal et moi-même souhaiterions pouvoir publier une petite plaquette sur la commune de Tornay, sur son histoire et la vie de ses habitants. Nous sommes en train de rassembler le matériel nécessaire et notamment d'anciennes cartes postales et des références bibliographiques. Nous verrons encore quel ampleur, nous pourrons donner à ce projet !


Sur un autre plan, j'ai entre autres eu l'occasion de prier lors de deux célébrations de funérailles. J'ai été touché par la manière de célébrer du Père Philippe Robert, curé de la paroisse du Bienheureux Nicolas Colin (1) empreinte de simplicité, de profondeur, de compassion et de joie même. J'ai été touché par l'engouement d'un groupe de chantres dont les responsables - Mmes Marie-Agnès Frison et Chantal Heyman - m'ont invité à leur dernière répétition de chant annuelle, après que le Père Philippe m'eut présenté brièvement à la messe dominicale à Bussières-lès-Belmont, près de Tornay.

L'équipe pastorale est composée d'un prêtre, de deux diacres et de quelques laïcs permanents. Ceux-ci travaillent sur un territoire qui regroupe 23 communes et qui compte environ 3'000 habitants. La pratique dominicale est faible et la culture chrétienne ne correspond pas à ce que nous connaissons dans notre région du Val de Bagnes, mais le fait qu'il n'y ait qu'une messe "tournante" dans toute la région chaque dimanche rassemble les chrétiens... Ainsi, l'église ne manque pas d'être pleine. La moyenne d'âge est élevée, mais cela n'est pas un obstacle à la joie ! Mais la pratique n'est pas le seul signe à prendre en compte.

Je suis toujours très touché de voir s'organiser les chrétiens dans tous les endroits où je me rends en vacances. Je vois les hommes et les femmes d'une région être partie prenante de l'oeuvre du Salut de Dieu, prendre leur part à la venue du Royaume. Oui, les efforts de ces gens ne font pas de bruit. Un petit murmure dans un monde où gronde encore la haine et la violence. Petites avancées de la vie quotidienne, où le monde est porté, aimé, soigné, consolé. Moments banals de grâce dont la TV, bien souvent, se montre incapable de donner le moindre écho. Merci à tous ces gens !

(1) La cure est sise à Fayl-Billot et la paroisse appartient au doyenné Sud du diocèse de Langres qui regroupe 23 communes.

Pascal Tornay

jeudi 26 juin 2008

Poèmes d'été

Voici trois petits textes poétiques : "Départ en voyage" - "Faiblesse amie" et "Réjouissance". Ils ont tous trois quelques années, mais je les ai retravaillés à la sauce 2008 !

Bonne lecture !

lundi 23 juin 2008

Un chemin de douceur

La magnifique chapelle de la communauté des Béatitudes
(Venthône, VS, sur la route de Crans-Montana),
où les confirmands et les animateurs de Vollèges
aiment à se retrouver chaque année.
Je vous avais promis trois extraits de "L'art de vivre en harmonie" d'Anselm Grün. Voici le deuxième extrait, il s'intitule "un chemin de douceur".

"Il ne m'est pas possible de prier sans me confronter à ma propre réalité. La prière me fait toucher ma part d' ombre, mes colères rentrées, mes déceptions et mes blessures, mon angoisse, mes insatisfactions, ma tristesse, ma solitude. Prier signifie présenter à Dieu mon être véritable. Prier signifie présenter à Dieu mon être véritable. Ce n'est qu'en me présentant tel que je suis que je peux éprouver, au coeur de la prière, la paix et la sérénité. Ce que je cache aux yeux de Dieu me fera défaut pour vivre pleinement. Je ne peux recevoir Dieu tout à fait si je ne lui présente que ma piété. Lorsque quelqu'un me dit qu'il n'arrive pas à ressentir la présence divine, je lui demande d'abord s'il se sent présent à lui-même. Pour atteindre Dieu, il est nécessaire de se présenter à lui intégralement, c'est à dire aussi avec ses côtés sombres. Alors le courant peut passer.

En présentant à Dieu tout ce qui me constitue, je peux faire l'expérience d'un amour inconditionnel. Je me sens enveloppé d'une présence aimante. Dieu ne me condamne pas; il me délivre, au contraire, de cette instance fortement critique, de ce Surmoi qui me juge. Prier signifie renoncer à tout jugement et s' abandonner, tel un enfant, dans la confiance. Je me sais accepté et cela m' aide à m' accepter à mon tour et à m' aimer. Si je me sais aimé, sans condition, je suis déjà, en dépit de mes blessures, sauvé et réconcilié. L' amour de Dieu retisse la trame déchirée, réconcilie les contraires. Si j'applique à mes blessures le baume de l'amour divin, au lieu de retourner le couteau dans la plaie, elles trouveront la voie de la guérison. On a trop tendance, aujourd' hui, à mettre ses blessures à nu, à les analyser, à les maltraiter. La prière est un chemin de douceur. Je peux regarder mes blessures sans chercher à les rouvrir. J'ai foi en l' amour qui guérit."

Extrait tiré de Anselm Grün, L'art de vivre en harmonie, Albin Michel, Paris, 2004, 310 p.

jeudi 19 juin 2008

Quelques belles photos

Voici 10 photos toutes plus belles les unes que les autres. Un petit quiz : celle ou celui qui trouve 6 lieux sur les 10 est très fort. Difficile !

Allons y : première. Indice : région de l'Italie longtemps colonisée par les grecs



Deuxième : cathédrale capitale ... Ils lui ont mis une étoile de noël !



Troisième : A cheval entre deux cantons...



Quatrième : A cheval sur quatre cantons...


Cinquième : Bavière... le plus grand lac d'Allemagne.



Sixième : Sommet isolé des Alpes valaisannes.


Septième : Ville de Bretagne difficile à assiéger.



Huitième : Colline de Haute-Marne, France.



Neuvième : Chaîne séparant Burgondes et Allamans.



Dernière : Agité comme rarement !


Bonne chance !

Pascal Tornay

dimanche 15 juin 2008

L'aventure d'un ministère assez particulier...

Bernard Miserez, directeur IFM
C'est fait ! Vendredi 13 juin à 16h, j'ai défendu mon travail final devant un jury composé de 5 personnes : les trois membres de la direction de l'IFM (Mme Berna Lopez et MM. Bernard Miserez et Jean-Claude Pariat, prêtres)ainsi que devant le Père Jean-Marc Sierro, prêtre spiritain et assistant à l'Université de Fribourg et M. Jacques Neirynck, conseiller national et professeur honoraire de l'EPFL. Qu'ils soient tous vivement remerciés.

Un travail de longue haleine, mais si passionnant qui m'a conduit à déplacer mon regard de l'extérieur vers l'intérieur. Ce fut donc un travail de réflexion à l'image d'un voyage dont l'origine et la destination sont les mêmes... mais dont le détour "exploratoire" et tâtonnant" valait le déplacement !

Il a pour sous-titre : Sens de l'engagement chrétien en politique, défis et enjeux pour aujourd'hui. J'ai le plaisir de vous le présenter de manière plus détaillée ici.
Jacques Neyrinck, expert

Télécharger une version PDF du travail


Défense du travail de recherche en théologie pastorale à l’IFM, Fribourg – 13 juin 2008, 16h

« Elus chrétiens en politique
ou l’aventure d’un ministère assez particulier ! »

1. Aux fondements de ma passion : l’Homme avec son Dieu
Jean-Marc Sierro,
Conseiller d'étude
- L’interdisciplinarité me plaît ! Mettre en dialectique les disciplines de sciences humaines me permet d’enrichir mes perspectives.
- Lors dela rédaction de mon mémoire de licence, j’avais déjà pu faire dialoguer la science politique et théologie : je me réjouissais de faire résonner ces deux mondes à nouveau dans une perspective inverse.
- J’aime comprendre comment est possible le vivre-ensemble de l’Homme avec lui-même, car il nous dit quelque chose du vivre-ensemble avec Dieu : « mieux connaître c’est aimer davantage ».
- Titre : Je joue sur le mot « ministère ». Un lien fort entre le vocabulaire théologique et politique fait écho à l’importance du langage, de la parole dans les deux sphères. M. Claude Ruey a ainsi pu parler de la fonction d’élu comme d’un « ministère diaconal ».
- Sous-titre : Sens de l’engagement chrétien en politique, défis et enjeux pour aujourd’hui. La recherche desens est une source constante de motivation pour avancer dans la vie. A partir du sens, les défis et enjeux sont moins désespérant et source de dynamisme. Il faut donc commencer par la base.

2. L’infrastructure de la recherche...

2.1 Perspectives
- L’individu et non le système (≠ vision holiste ou systémique)
- Foi et action politique (élus) et non pas religion ou christianisme et politique.
- Le monde contemporain en Suisse romande (≠ relief historique)
- Découvrir des aspects généraux et structurels et non pas sur un contenu politique. Dresser une liste des savoir-faire « chrétien » ou d’exigences morales = largement insuffisant.

2.2 Questions initiales

Comment interfèrent la foi et l’action politique ? Où se jouent les influences de l’une sur l’autre ? Sur quelles motivations repose l’engagement des élus chrétiens ? Quelles sont les tensions à vivre entre les exigences de la foi et de la vie politique ? Comment à la fois ne pas perdre la cohérence de son action et respecter ses convictions et aspirations profondes ? Quelles sont les lignes rouges ? Quels sont les enjeux pour le monde actuel ? Est-il possible de témoigner par sa vie en étant un élu chrétien ?

2.3 Hypothèse-cadre
L’ordre politique, démocratique et libéral actuel en Suisse romande n’est pas – ou beaucoup moins qu’autrefois – en correspondance avec les valeurs de l’Evangile et que, dans ce contexte, les élus chrétiens ont plus de peine à faire passer un témoignage significatif dans leurs décisions et leurs actions.

2.4 Hypothèse centrale

Pour féconder l’ordre politique de ce que le message évangélique peut offrir de plus beau et de plus solide, l’élu chrétien va devoir affronter différents paradoxes et tenir ensemble des réalités a priori difficilement compatibles : convictions personnelles et actions politiques; fidélité à des idéaux, au message évangélique et à des objectifs pragmatiques; exigences élevées de la charité et possibilités concrètes d’agir… Le politique étant le lieu du compromis, il s’agit pour le chrétien engagé dans le monde politique de maintenir le plus faible écart possible entre, d’un côté, sa conscience chrétienne et, de l’autre, les exigences propres de l’arène du jeu politique. A priori : je m’attendais à rencontrer de grands écarts et des difficultés importantes.

2.5 Principaux axes de la recherche
Mon fil rouge est un réseau de 5 hypothèses dont la première est le centre et a dernière le cadre. Toutes ces hypothèses tournent autour de trois pôles. Ces pôles m’ont permis de rester centré : Sens – défis – enjeux.

a. Sens
= comme source : attachement au Christ et à sa Parole (message évangélique) – nature humaine sociale – notion de « peuple » et orientation : le vivre-ensemble selon les paroles de Jésus. A priori : Les élus chrétiens trouvent le sens de leur engagement selon ce point de vue.

b. Défis = gestion des tensions institutionnelles et personnelles (exigences du message évangélique – ses valeurs – les exigences de l’instance politique ou du parti – Doctrine des Eglises) – A priori : les tensions et contradictions sont régulières et plutôt fortes. Le défi consiste à accepter de se tenir dans ce champ de tension et tenter de surpasser.

c. Enjeux = le « tenir-ensemble » (foi langage/action : exigences/valeurs : exigences évangéliques politiques – l’unité personnelle – la cohérence – la vérité avec soi-même – le témoignage. A priori : Les pratiques actuelles des élus chrétiens se bornent plus au respect d’une conformité à une idéologie teintée de valeurs chrétiennes ou tout au moins humanistes (justice, solidarité, respect de la vie, éthique politique, professionnelle et sociale) que par la volonté explicite de donner un témoignage d’une vie personnelle et politique en cohérence avec leur foi.

2.6 But de la réflexion

S’interroger et faire s’interroger les politiques sur leur « être chrétien » en politique. Cet « être chrétien » à besoin d’être questionné et nourri pour qu’il trouve sa place dans l’action politique et porte vraiment du fruit.

3. Quatre approches : forces et limites


Quatre approches qui éclairent ma problématique à leur manière : 1. Les textes bibliques, 2. le Magistère, 3. la théologie politique, 4. l’enquête et l’analyse sociologique. Les trois premiers = affinage d’une conception de l’élu chrétien, puis enquête de terrain a joué comme élément de comparaison pratique.

3.1 Bible
But : Le message biblique donne le TON pour fonder mon approche. Ce sont douze textes pour tenter d’élargir mon champ de vision avec des appuis théologique pour éviter les projections.

3.2 Magistère

But : compléter avec des éléments de réflexion pontificaux, épiscopaux (F) modernes dénotant ouverture et réalisme. Dangers : oublier la réalité et les exigences du monde politique.

3.3 Théologie politique

But : importance de prendre en compte la réalité politique du quotidien pour fonder une réflexion proprement pastorale et non pas théorique. Prendre en compte les nécessités et les difficultés de l’action politique dans l’optique de la théologie.

3.4 Enquête sociologique
Très bonnes synergies et complémentarité entre recherche qualitative et quantitative. Les entretiens approfondis d’une 1,5 heure en moyenne donnent une très bonne idée de ce qui se passe dans le for intérieur de la personne.

5. Regards neufs : pour un « être chrétien en politique »

5.1 Le dialectique intérieure
Foi (plan métaphysique) vs valeurs (plan moral) vs action politique (plan politique) = chaque plan devrait être distingué et mis en dialogue de manière permanente (dialectique). C'est une sorte de « checks and balances », des apports mutuels et vivifiants. Fonction critique du message évangélique, de la doctrine sociale des Eglises.

A partir de cela : Le message évangélique, la doctrine des Eglises, la raison humaine INFORMENT les valeurs ; les valeurs SONT TRADUITES en action politique (langage-action). Cela se passe à l’intérieur du cœur de l’individu et se qui est converti, c’est le REGARD, donc la PAROLE, donc l’ACTION...

- Enjeux personnels = Tout doit tenir ensemble. – Enjeux institutionnels = pluralisme, ordre moral, justice, paix, avenir du « vivre-ensemble ».

- Sens = Il jaillit de la cohérence durable entre ces plans et la capacité à traduire cette cohérence dans l’agir politique

- Défis = Cette unité doit servir à la fois l’épanouissement de l’élu chrétien et le dynamisme de son action politique = courage d’affirmer ses convictions, témoignage par sa vie, possibilité de se distancier si nécessaire, positions et actions réalistes et prophétiques, (...).

Gestion des tensions dans les moments de crise vérifie sous l’emprise de quel maître s’est choisi l’élu chrétien ! Défis ultimes : Vivre-ensemble dans la justice et la paix. Service des réalités matérielles et du bien commun.

5.2 Les tensions comme signe de vie et de justesse

Eléments fondateurs de cette capacité à rester en tension :
- Cultiver sa liberté intérieure et une éthique du verbe (du dialogue) ;
- Rester attacher au Verbe dans le triptyque : Parle, Seigneur, ton j’ai à mon tour une je médite (Lc 2, 19) serviteur écoute (I S 3, 9) parole (Sg 6, 1-11) ;
- Accepter de vivre la foi comme un élément ambivalent à la fois apaisant et dynamique ;
- Accepter et voir les tensions comme un signe de vie, un moteur, un élément qui appelle au dépassement et à la croissance. Accepter d’entrer dans le champ de tension, c’est s’ouvrir à un avenir libéré ;
- Accepter d’écouter et donc de devoir apprendre toujours et encore (de soi, des autres, des Eglises, de Dieu,...) ;

5.3 Les pièges

- Intransigeance au nom de la foi ;
- Vouloir faire une politique chrétienne - tyrannie des valeurs chrétienne = plus de tensions dynamique ;
- Conceptions relativistes du monde et de l’homme ;
- Réduction du champ de vision par l’enfermement idéologique ;
- La fin ne justifie pas les moyens ;
- (...)

6. Originalités de ce travail


- Avoir dépassé la l’établissement d’une liste de critères ou de qualité morales dont il faudrait se prévaloir ;
- Avoir dépassé la réflexion sur tel ou tel contenu politique, mais développer une « méta-réflexion » sur l’action chrétienne en politique ;
- Avoir montré l’importance du regard et de la parole à la fois en théologie et en politique. Le regard et la parole, en effet, fécondent le dynamisme intérieur de l’être humain et rejaillit dans tout ce qu’il fait ;
- Avoir montré qu’il est illusoire d’être totalement autonome ou de vouloir défendre une position chrétienne. Le « vivre-ensemble » se fait ensemble... justement ;

- Avoir montré combien est importante que l’élu chrétien soit responsable en pointant du doigt le lieu-pivot où se fait l’interférence entre foi et action politique. A eux de se maintenir en tension en restant attaché au Verbe ;

- Avoir pointé du doigt que l’élu chrétien doit accepter de travailler constamment au cœur d’un champ de tension multipolaire à tous les niveaux. C’est là que se trouve la Source même de la créativité, du courage, de l’honnêteté, etc.

Pascal Tornay

samedi 7 juin 2008

Congrès du PDC vr - 06-06-2008

Hier soir à Conthey dans
une salle agrandie pour l'occasion, s'est réuni le 12e Congrès du PDC
vr. En tout, quelques 2205 personnes ont répondu présent pour nommer les
candidat du PDC à l'élection du Conseil d'Etat !

Et moi aussi j'y étais (voir Gallerie photo du Nouvelliste) en compagnie d'une délégation de la section PDC de Vollèges d'une quarantaine de personnes.

Félicitations à MM. Jacques Melly et Maurice Tornay pour leur élection !
Félicitations à M. Christophe Darbellay et Mme Françoise Perruchoud-Massy pour leur courage et leur engagement ! 

 

Bénédiction 

Dieu
notre Père, bénis tous ces gens qui s'engagent au service du
vivre-ensemble en Valais, en Suisse ou ailleurs. Qu'avec Toi, ils soient
ferments de paix et d'unité là où ils travaillent, là où ils vivent.
Bénis aussi leur famille et leurs amis. Envoie ton Esprit-Saint sur
chacun d'eux pour que, dans leur travail politique, ils soient des
témoins de l'amour que tu portes à chaque être humain et qu'ils sachent
te rendre grâce, à Toi qui règne avec ton Fils Jésus-Christ, dans
l'Esprit pour les siècles des siècles. AMEN.

 
Voici quelques observations au sujet de la soirée...

Pascal Tornay
Juin 2008

Présidence de Raphy Coutaz : discrète et efficace.

 

Liste ouverte / Liste fermée 

J'ai
noté une très bonne qualité des propos des différents intervenants,
certains s'exprimant sans support (M. Raymond Deferr et Yannick Buttet).
Le fait de n'avoir que 2 minutes pour exprimer son argumentaire
condense le propos et le rend plus clair. Au sujet du premier scrution
(choix entre liste ouverte et liste fermée) 12 personnes se sont
exprimées : Présentation succincte, éléments souvent peu rationnels. Les
arguments contra sont souvent adossés à la sécurité de l'élection, à la
volonté de respecter l'énergie mise dans la campagne,à l'unité du
parti, à l'unité du parti (concentration des votes sur les candidats
choisis). J'ai noté que la notion d'unité est abordée de manière
récurrente mais que les moyens d'aller vers cette unité sont ambivalents
et l'on retrouve l'objectif de l'unité chez les intervenants en faveur
d'une liste ouverte aussi bien que fermée. Les tenants de la liste
fermée souhaitent, en "fermant" la liste, donner une plus grande chance
au candidat de leur région d'être élu puisque les votes des électeurs
vont se concentrer sur les candidats choisis par les membres du Congrès.
Enfin, les intervenants en faveur d'une "liste fermée" estiment que
c'est à l'avantage des régions périphériques parce que, comme leur
électorat est moins nombreux, il est nécessaire de concentrer les
suffrages sur un seul candidat.

Les
tenants de la liste "ouverte" réclame une démocratie plus large,
ouverte sur l'entier de l'électorat PDC et estiment que l'unité du parti
ne se fait pas sur un vote concentré sur un candidat, mais sur le choix
laissé à l'électeur lambda perçu comme étant un signe d'ouverture et de
confiance fait à l'électorat. La notion de confiance est récurrente
dans leur argumentaire, elle est en effet la clé de voûte du système
politique, même si c'est une notion difficile à manier.

Interventions préférées : Jean-Albe

mardi 3 juin 2008

Pensées en vrac !

L'humour est une chose mystérieuse ! J'aime ce mystère aussi peut-être parce que je le saisis mal, mais surtout parce qu'il est source d'émerveillement. Faire rire est un plaisir savoureux et immédiat à goûter simplement. Quelle incroyable complicité peut s'instaurer entre deux personnes qui savent rire... - d'eux-mêmes !

Rire, c'est d'abord une affaire de sens... dans tous les sens du mots. Je dirais même plus : la raison même du rire est une méprise sur le sens, ou parfois encore un trop-plein de sens... souvent insensé ! L'insensé peut bien faire rire par ses bêtises, il n'en maîtrise pas pour autant l'art, parce qu'il ne voit pas le sens et la portée des actes qu'il produit. Ainsi, il faut je le crois - et c'est le paradoxe - être profondément sensé pour faire rire. Il faut avoir conscience - au moins un peu - de ce qui se joue. Je ne signifie pas ici que l'on peut maîtriser le rire, personne ne le peut ! Mais, comme dans tout art, il y a une base et quelques règles à respecter. Il faut d'abord que l'univers ait un sens, un sens profond pour soi, car le rire s'en nourrit. Et, ensuite, savoir que, pour que le rire puisse accomplir sa besogne, il faut lui créer un espace, un vide. La rire se moque de la vacuité, il l'emplit lui donne un sens nouveau pour immédiatement mieux s'en moquer. Comme il est paradoxal, le rire est profondément unificateur : source d'unité intérieure et d'unité entre les personnes. Je vous le dis : le rire est un mystère merveilleux. D'ailleurs, je pense que Dieu est humour !

Comme je l'ai dit, rire c'est donc accepter une distance par rapport au réel... C'est, à mon sens, cette distance qui permet le rire. Pour autant cette distance - ironie ! - doit être appréciée à la même aune par l'amuseur et par l'amusé pour déclencher le rire... Distance donc par rapport à la réalité, mais même longueur d'onde entre l'amuseur et l'amusé tel est le secret de l'hilarité !

Le rire ne se laisse pas enfermer, il intervient (au sens profond du terme), il "vient entre", il n'appartient à personne. Il est volage, et n'est jamais vraiment là où on l'attend. Il est libre et c'est pourquoi, pour faire rire, il faut être vif et prendre son passage au vol. Il faut aussi être soi-même libre d'une grande liberté intérieure ! Le rire vient de loin, du plus profond de notre être ! On ne contrôle pas son rire ! Il est jaillissement de vie et anime les êtres comme pour leur dire : "vous avez la vie en vous, soyez dignes de votre vie de femme et d'homme. Aussi dur que soient vos souffrances et vos peines, vous pouvez prendre de la distance avec tout ceci ! Riez, remettez vos soucis à leur juste place ! Tout est grâce !"

Prenons notre envol pour rire aux corneilles, pour s'épancher du ridicule, de la gausserie des nobles et de ses propres lapsus ! Le rire est sain et profite à ceux qui s'y emploie dans la joie et l'humilité... car il en faut !

A la suite de ce mot, voici quels autres "pensées" jaillit ici et là dans mon quotidien ... pas nécessairement rigolo... les pensée donc, pas mon quotidien !
- La recherche artistique est aussi celle du déséquilibre.
- Sachons être intelligemment paradoxaux ! Tel est le secret de l'éveil.
- Les gens sont des désaxés puisqu'ils n'ont de cesse de rechercher leur équilibre. Les fous seraient-ils donc simplement des désaxés inconscients ?
- Il faut s'efforcer de dire des choses simples, car ce sont elles qui éclairent l'esprit et surtout ce sont elles auxquelles on ne pense jamais.
- L'écriture est un paravent qui cache la nudité de ceux qui n'ont la force de se cacher que derrière des mots.

La suite un autre jour ...

Pascal Tornay

dimanche 25 mai 2008

Etude de cas...

Etudier à l'université n'est pas toujours une sinécure. Soumis à tous les quolibets, surtout dans nos régions, que n'ai-je pas entendu ? "Sciences politiques, des botcheries pareilles...", m'a-t-on asséné un jour ! On juge bien souvent nuisible ou stupide ce que l'on saisit mal, c'est pourtant bien dommage. On juge bien vite les étudiants comme des rongeurs d'impôts et des insectes à la carapace anti-professionnnelle bien solide. Bien sûr que cette race existe, mais en gens intelligents, allons-nous jeter le bébé avec l'eau du bain ?

Pour autant, lorsque j'ai fais mes études, j'ai d'abord été extrêmement bouleversé dans ma manière de penser par quelques cours de sociologie qui ont eut tôt fait de balayer mon petit univers intérieur si bien élaboré. Tout n'a pas passé la rampe... Loin s'en faut. Cet épisode m'a un peu perdu. Je ne savais plus très bien que garder et qu'évacuer. J'ai bien dû faire de la place et ordonner mon "petit monde". Lorsque ce fut fait, et cela prit du temps, j'en ai constaté le bienfait.

Auparavant, mes idées avaient de la peine à être exprimées clairement, de manière suivie. Ce processus de structuration de la pensée m'a amené par exemple à plus de clarté sur le plan de mes idées, m'a donné plus de finesse dans l'expression de mes réflexions, une capacité à construire une argumentation plus logique et laissant place à la nuance, à l'humilité. Cela m'a permis de pouvoir mieux distinguer une chose d'une autre et enfin de garder un certain recul critique face à la pensée d'autrui. Cela signifie aussi bien pouvoir entrer dans la pensée de l'autre que pouvoir s'en distancier. Bienfaits évidents - entre mille autres - des études universitaires, même si ce processus n'a pas le même impact chez chacun.

Ainsi donc ce sont les idées, dit-on, qui mènent le monde ! Si tel est le cas, alors prenons en main les nôtres et n'ayons crainte de les mettre en dispute et de les affiner comme on affine un métal. Ne laissons pas notre intellect à la seule merci des médias ou de l'esprit du monde. Bûchons, travaillons plutôt notre pensée, comme une carte géographique que l'on ne cesserait de mettre à jour. Puisque nous n'avons que nos idées, nos représentations du monde pour nous orienter, allons-nous nous laisser aller à abandonner la maîtrise de notre pensée. En effet, quel souverain laisserait ses généraux d'armée sous le joug d'autres
souverainetés que la sienne ?

Voici un petit texte qui date déjà de 2002 : en plein cours, berçé par les paroles d'un professeur à mes yeux totalement inintéressant, j'ai mis sur papier ma révolte. Dire les choses, c'est nettement insuffisant. Ne pas les dire, c'est encore pire. Bonne lecture !

dimanche 18 mai 2008

Changer ses blessures en perles ...

Mon curé et ami Gilles Roduit,
curé modérateur des paroisses
du Secteur de Bagnes (VS)
lors d'un voyage en Bretagne
en été 2007.
Voici un extrait du livre d'Anselm Grün dont les passages sont savoureux. J'en publierais trois autres encore ces prochains temps, en pensée particulièrement avec tous ceux qui souffrent de dépression, d'anxiété, de désespoir, de solitude, de blessures passées. Touché au coeur, parce que j'ai moi-même vécu ces profondes ténèbres, ma prière quotidienne et mes pensées amicales vont à chacune de ces personnes que j'ai pu croiser ici ou ailleurs et qui m'ont confié leur souffrance. Battons-nous, cela n'est pas vain, car avec la résurrection de Jésus Christ, le monde est déjà sauvé et la vie est déjà victorieuse de la mort. Nous en sommes certains, toute l'Eglise en témoigne avec les apôtres, eux qui ont vécu avec Celui qui est chemin, vérité et vie.
Extrait tiré de Anselm Grün, L'art de vivre en harmonie, Albin Michel, Paris, 2004, 310 p.


"Chacun d'entre nous a subi des blessures au cours de sa vie. Mais si j'en crois mon expérience, beaucoup semblent, aujourd'hui, ne plus voir qu'elles. Il existe une tendance maladive à ressortir toutes les blessures de l'enfance dans le but de pouvoir les surmonter. Derrière cette attitude se cache la volonté de perfection et de performance. Nous croyons qu'il nous faut tout faire pour supprimer nos blessures, que nous devons éradiquer en nous tout ce qui nous rend malades. Mais ce chemin est une impasse. La voie véritable est celle qui nous conduit à nous réconcilier avec nos blessures. Selon Hildegard de Bingen, devenir vraiment humain, c'est pouvoir transformer nos blessures en perles. Mais comment s'y prendre ?

jeudi 15 mai 2008

Un bel endroit !

J'ai été récemment me promener dans un bel endroit dont voici quelques photos... Vous voyez où c'est ? Un indice : un lieu charnière !





Réponse : Col de Weissenstein (1'395 m. alt.) au-dessus de Soleure. C'est le point le plus élevé du Jura alémanique. Un point de vue magnifique sur le plateau suisse.

Pascal Tornay

mardi 13 mai 2008

Bibliographie de la sagesse !

Comme promis, voici quelques ouvrages qui m'ont permis d'avancer sur le chemin de la sagesse et qui ont nourri ma quête du beau, du bon, de l'authentique :

JOLLIEN Alexandre,
La construction de soi,
un usage de la philosophie,
Seuil, Paris, 2006.
"Les lignes qui suivent entendent dépeindre un état d’esprit, glaner quelques outils spirituels pour s’avancer dans la joie. Je me plais à y convoquer les philosophes qui, en élargissant mon rapport au monde, jalonnent déjà ma vie. La philosophie antique proposait tout un attirail d’exercices pour se former, devenir à soi, se rejoindre. Cette conception de la philosophie comme thérapeutique de l’âme, heureusement ambitieuse, me séduit. Loin des gloses et du jargon, elle esquisse un art de vivre et nous aide à tenir debout. La fréquentation des penseurs qui me nourrissent a fait naître La Construction de soi, une sorte de manuel d’après-guerre qui essaie de délivrer l’esprit de ses entraves. L’auteur de ces lignes, plus accoutumé à l’adversité, peine à s’ouvrir à la douceur de vivre, à goûter la gratuité de l’existence. Souvent, le poids du passé, la culpabilité, la peur et les esclavages quotidiens l’empêchent de cheminer librement. C’est cette impuissance qui m’incline à m’interroger et à faire le point sur ce que la philosophie m’apporte, ce qu’elle représente à mes yeux." Alexandre Jollien.

Source : http://www.alexandre-jollien.ch/conctruction_de_soi.htm
BENSAID Catherine et LELOUP Jean-Yves,
Qui aime quand je t'aime ?
De l'amour qui souffre à l'amour qui s'offre
,
Ed. Pocket Evolution, Albin Michel, Paris, 2007.

On parle beaucoup d’amour, on le cherche, on l’attend, on le désire, on le fuit. On espère pouvoir dire un jour « je t’aime » à celle ou celui dont on rêve, ou on le murmure déjà à la compagne, au compagnon de sa vie. Mais sait-on vraiment ce que signifient ces mots : « je t’aime » ? Qui est ce « je » qui aime ? Et de quel amour s’agit-il ? Prenant tour à tour la parole, Catherine Bensaid et Jean-Yves Leloup portent un double regard, psychanalytique et philosophique, sur cette quête éternelle qui nous concerne tous. Ils nous invitent à grandir ensemble vers un amour qui ne se vit plus dans la demande et le manque, mais dans la plénitude du don.

Source : http://www.pocket.fr/evolution-fiche-livre-9782266166461.html



HOUZIAUX Alain & al.,
Entre sagesse et passions
,
Espaces livres, Albin Michel,
Paris, 2006.
La vérité de l'homme est-elle dans son coeur ou dans sa tête ? Pour nous aider à mieux cerner cette double nature, dans sa richesse et ses drames, le pasteur Alain Houziaux a réuni un panel impressionnant de philosophes, religieux, savants, penseurs et écrivains. Ensemble, ils explorent six dilemmes qui incarnent autant de facettes de l'aventure humaine : bonheur ou devoir, désir ou tendresse, humilité ou ambition, indépendance ou engagement, réussite ou renoncement, sagesse ou passion. Rarement auront été rassemblées autant de personnalités de ce niveau autour d'un programme aussi ambitieux. Un tour d'horizon profond et accessible des grands choix de l'esprit.


Source : http://www.evene.fr/livres/livre/sous-la-direction-d-alain-houziaux-entre-sagesse-et-passions-21256.php



DE MELLO Anthony,
Quand la conscience s’éveille
,
Albin Michel, Paris, 2002.

Le titre de l’ouvrage du jésuite révèle une œuvre consacrée à la libération intérieure. Le livre se présente comme une sorte de compilation d’histoires courtes, de fables ou de paraboles qui, influencées par les courants bouddhiste ou taoïste, tracent les voies d’une sagesse. C’est le psychothérapeute averti qui cherche à susciter ici, dans des entretiens au style vif et familier qui touchent à tous les thèmes éclairant les cœurs de ceux qui écoutent, l’éveil à soi, condition d’harmonie intérieure et de bonheur. Il poursuit son lecteur jusque dans ses derniers refuges avec une perspicacité teintée d’ironie et de tendresse. Ce livre deviendra un compagnon de route indispensable pour qui veut cheminer dans la connaissance de soi. Voici donc un « De Mello » du meilleur cru ! Il ne propose pas une méthode originale de méditation et de prière comme dans Sadh et Dieu est là dehors I et II C'est plutôt le psychothérapeute averti qui herche à susciter, dans des entretiens au style vif et familier, l'éveil à soi, condition d'harmonie intérieure et de bonheur. Il poursuit son lecteur jusque dans ses derniers refuges avec une perspicacité teintée d'ironie et de tendresse. Anthony De Mello, jésuite indien, a su harmoniser les influences ignatienne et hindouiste dans une spiritualité originale et efficace. Il était également psychologue et psychothérapeute professionnel.

Source : http://www.amazon.fr/Quand-conscience-s%C3%A9veille-Anthony-Mello/dp/2226116672


BASSET Lytta,
Au-delà du pardon,
le désir de tourner la page
,
Presses de la Renaissance,
Paris, 2006.
Professeur de théologie, philosophe et pasteur, Lytta Basset emmène le lecteur au-delà du pardon. Mais pour y aller, L. Basset sait de par expérience personnelle que le chemin de la vérité sur soi-même est rude et exigeant. Cette route vers l'au-delà du pardon commence souvent par un mal-être, une souffrance, une déstabilisation qui provoque un effondrement. Est-ce si fréquent ? « S'il y a bien quelque chose d'universel, c'est bien la souffrance qui accompagne toute existence, avant même la naissance. » (p. 8.) Il faut aussi se libérer de certains freins intérieurs pour pouvoir avancer : d'abord regarder en face ce qui fait mal avec un profond respect de soi-même. Ensuite, trouver quelqu'un à qui se confier. Autre frein : prendre au sérieux sa propre souffrance sans se dire qu'il y a plus malheureux que soi. Enfin, accepter que chacun ait droit à sa vérité. Les freins ainsi desserrés, le lecteur peut se poser la question : « Qu'est-ce que j'ai à pardonner pour vivre enfin libre ? » La route éclairée par la Bible que propose L. Basset comporte plusieurs étapes qui ne sont pas forcément chronologiques : Pourquoi avons-nous besoin de juger ? Pourquoi fonctionnons-nous souvent au mérite et à la faute ? Pourquoi prendre soin de ses blessures ? Que faire de la colère qui bouillonne en chacun ? Ces étapes permettront de goûter la joie d'être unifié, de laisser venir le pardon, enfin, de se réconcilier avec soi-même. Comment aimer l'autre si l'on n'est pas réconcilié avec soi-même ? Lytta Basset aide le lecteur à comprendre pourquoi Jésus n'a jamais appelé à « aimer les autres », mais à « s'aimer les uns les autres », à « aimer les autres comme soi-même ».
Source : http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=1914
VERGELY Bertrand,
Petit précis de morale,
Coll. Pause Philo,
Editions Milan,
Cahors, 2006.


La vie, la pratique doivent guider notre compréhension des choses. La compréhension, la théorie ne doivent pas tenir lieu de vie. Au cours de l’Antiquité, les premiers philosophes n’ont cessé de rappeler cette vérité. C’est la raison pour laquelle ils ont fait de la morale le cœur de toute sagesse. La vraie science est la science de la vie et non pas simplement la vie de la science. Mais comment vivre alors ? Qu’est-ce que bien vivre ? Faut-il vivre conformément à la nature, aux autres, à soi ? Que veulent dire « avoir des principes », « être responsable », « respecter autrui », « maîtriser ses passions » ? Que signifient le courage, la prudence ou la fidélité ?

Sources : http://www.editionsmilan.com/article.asp,art,2251,cat,2,gen,55,col,277.rwi.html


VERGELY Bertrand,
Petit précis de philosophie,
Coll. Pause Philo, Editions Milan,
Cahors, 2003

Habitués à vivre de façon souvent terre à terre, il arrive que l’esprit nous paraisse abstrait voire illusoire. De plus, comme un mauvais usage de lapensée conduit parfois à s’abstraire de la réalité, il n’est pas rare que l’on se mette à douter de la valeur de la pensée : le monde de l’esprit décrit par la pensée est-il un monde bien réel ?
Source : http://www.editionsmilan.com/article.asp,art,2252,cat,2,gen,55,col,277.rwi.html










VERGELY Bertrand,
La foi ou la nostalgie de l'admirable
,
Seuil, Paris, 2002.
Le petit livre de B. VERGELY est une méditation philosophique sur la foi. Le mot foi est entendu dans le sens le plus général, celui qui correspond à l'acte de tenir pour vrai ce qui est affirmé par quelqu'un en qui on a confiance. Une première étape de la méditation consiste à montrer que cette attitude est fondamentale pour l'humanité dans l'acquisition des connaissances et qu'elle n'est pas réservée au monde religieux. Une deuxième étape de la méditation consiste à reconnaître que l'accès à la vérité n'en reste pas au stade infantile du savoir ; il grandit par une prise de distance critique qui suscite un attachement radical à ce que l'on croit. Ainsi, le sujet qui croit accède à la certitude qui permet de vivre. VERGELY invite son lecteur à être attentif à sa vie intérieure ; il entre ainsi dans la suite de sa méditation qui préfère le mot foi au mot croyance pour parler de la relation de l'homme à Dieu. La notion de foi a « quelque chose de tranchant, de net, de défini. La croyance quelque chose de fluide, de doux, de vague » (p. 40). La foi est lien avec Dieu. La méditation philosophique se poursuit. B. VERGELY considère l'action et les éléments psychoaffectifs de l'acte de foi au fondement de ce que l'homme fait. Plus radicalement, la foi est ainsi source de la vie, entendue dans toutes ses dimensions, non réduite à ce qu'en saisissent les sciences. VERGELY introduit ensuite un nouveau thème, celui de l'inouï, où il puise dans la tradition de la philosophie de l'existence pour valoriser la vie intérieure. Il introduit ainsi la notion qui achève son parcours :la filiation qui est ici référée au mystère trinitaire. L'ouvrage reste philosophique. Pas de référence à quelque texte biblique faisant autorité, mais un chemin de pensée et d'intériorité qui permet d'accéder à un vision de l'homme qui s'épanouit dans la vérité.
Source : http://www.esprit-et-vie.com/article.php3?id_article=411

GRÜN Anselm,
L'art de vivre en harmonie,
Albin Michel, Paris, 2004.
Comme il paraît loin le temps où l'on pouvait concilier vie personnelle et activité professionnelle, avec des rythmes de travail apaisés et des moments en famille ! Aujourd'hui, remarque Anselm Grün, l'écart se creuse entre ces deux dimensions de la vie quotidienne. La vie professionnelle dévore une très large part de notre temps au détriment de la vie privée. Ceux qui en souffrent le plus sont surtout les cadres,qui assument des responsabilités et peinent à se libérer du surmenage. Et puis, les pressions au travail sont multiples : peur du chômage, présence de la concurrence, poids des clients ou des supérieurs hiérarchiques, urgence des délais... Comment trouver u équilibre humain et spirituel à travers une telle réalité ? Anselm Grün décrit au départ les ressentis éprouvés dans ce cadre : la pression, le souci, la frustration, le manque de temps, l'oubli de soi, l'emprise des autres, le sentiment de culpabilité, jusqu'à l'épuisement. Il examine ensuite les difficultés de la prise de décision et de l'exercice des responsabilités : comment décider, trancher, gérer l'échec ou le succès, pratiquer la collégialité et le travail en équipe, vivre les conflits. Reste enfin à fournir des repères pour vivre la spiritualité chrétienne dans la vie professionnelle, en valorisant la confiance, l'attention aux autres, l'équilibre entre la famille et le travail, le sens de la parole juste et des valeurs. A la justesse des observations s'ajoutent des conseils pratiques judicieux pour réagir face à des situations concrètes.

Source : http://www.amazon.fr/Vie-priv%C3%A9e-vie-professionnelle-concilier/dp/2220056465
SAINTE-MARIE Alain,
La quête de la sagesse

coll. Points sagesse, Seuil,
Paris, 2004.

LORRAIN Monique, Discerner, Que se passe-t-il en nous ?, Vie chrétienne, Paris, 2003.

Pour mieux saisir les pensées qui nous traversent, nos états spirituels intérieurs. Auteur anonyme. Cet ouvrage comprend six lettres qui tentent d'amener leur destinataire, le lecteur, à une union mystique avec Dieu. Ecrites dans l'Angleterre du 14e siècle, elles permettent d'appréhender la mystique chrétienne en général et l'école anglaise en particulier.


Source : http://www.librairie-7ici.com/detail.php?article=2163&voir=rech



Pourtant la sagesse ne se trouve pas dans les livres... Mais dans le cœur de Dieu, de celui qui écoute et qui met Cette Parole en pratique ! 
Pascal Tornay