Aimer - connaître

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Photo de Guy Leroy

mardi 12 janvier 2010

Les vollégeards d'autrefois II

Voici des vollégeards, des figures marquantes de la vie locale. Tous n'ont pas été reconnus. A vous de jouer...



François Moulin, époux de Mathilde, 1908-1981

Au centre Joseph Bruchez. Vers la droite : Annette Bruchez et Claire Monnet-Moulin.
Simone Terrettaz et Louis Sauthier dit "Cui-cui"

Sur cette photo, figurent entre autres, en haut à gauche : Albert Monnet et en bas à droite : Tony Tornay

Les reconnaissez-vous ?


Un après-midi à Vernet
Derrière : Angèle Moulin, Madeleine Abbet, Marie-Thérèse Terrettaz-Moulin, Olga Hiroz, Lucia Terrettaz-Meizoz, Rosa Moulin, Odile Moulin.
Devant : Inconnu, Tony Tornay, Denis Moulin et Marc Moulin






A Vernet

Antoine et Thérèse Moulin



 

Pascal Tornay

Fabrique d'horlogerie à Vollèges : quelle histoire !

Antoine et Joséphine Tornay
avec Edith, Alice (née de son premier mariage)
et Antoine junior dit Tony.
Un peu fou Antoine Tornay père ! Né en 1885 à Vollèges, il part à l'âge de 15 ans pour Lucens (VD) à la recherche d'un travail, mais surtout d'un avenir meilleur. Audacieux, il ira encore plus loin, dans le jura neuchâtelois à Coeuve puis à La Chaux-de-Fonds. A cette époque où la vie dans les campagnes n'offre pas de débouchés économiques autres que l'agriculture et l'artisanat, Antoine trouvera dans le domaine de l'horlogerie un créneau qu'il ne lâchera plus. Il fait connaissance avec le métier de pierriste. Ce métier consiste à l'usinage et au perçage de micro-pierres (du rubis aujourd'hui synthétique) qui constituent le moyeu de différents pivots dans le mécanisme des montres. De retour à Vollèges, Antoine Tornay, père de mon grand-père Tony, importe ce savoir-faire à Vollèges en 1910 et fonde une petite entreprise destinée justement au perçage de pierres fines pour l'industrie horlogère jurassienne. Il va s'ensuivre trois-quarts de siècle de hauts et de bas qui sont résumés dans la chronologie ci-après. Jusqu'à fin mai 1982, date à laquelle la fabrique d'horlogerie de Vollèges ferme définitivement ses portes pour laisser le bâtiment comme en retraite loin des odeurs d'huile et des bruits de cliquets. Toute une histoire !

1900 Antoine Tornay de Cries (1885-1944) part à l’âge de 15 ans pour Lucens (VD), puis Coeuve, et enfin La Chaux-de-Fond. En 1906, il gagne Fr. 4.- par jour.

1910 Il construit à Vollèges la première fabrique vouée au perçage de pierres fines.
Vollèges, le 23 juin 1919

Chère nièce,
J’ai bien reçu ta lettre et m’a fait bien plaisir d’apprendre que [tout] s’est bien passé et que vous êtes en bonne santé. Je suis bien content que tu m’[aies] choisis pour son parrain. A cette occasion, je t’envoie ci-joint 5 fr. pour la petite Jeanne en lui souhaitant une longue vie de santé et de chance. Je dois aller à Lausanne avant longtemps. Si j’ai le temps, je passerais vers toi. J’ai toujours des rhumatismes. Je veux aller passer 3 semaines aux bains de Loèche, ça me fera du bien, j’espère. Reçois, chère nièce, mes sincères salutations. Ton oncle Antoine.
1918 Il construit la grande fabrique, l’actuelle maison Pellaud. Il emploie 60 à 70 personnes.

1926 En 1906, il écrit à sa soeur :

Moudon, le 2 octobre 1906.

Chère soeur,
J'ai beaucoup tardé à vous répondre, mais enfin, vous m'aviez dis que vous le paieriez quand même ce rembours de 9 fr. Je ne sais pas ce qu'il pense. J'ai donné plus que j'aurais dû donner puis il réclame encore l'intérêt à part. Il me va très bien ici. Je ne travaille plus aux pièces. J'ai ma paie fixe qui est de 4 fr. par jour seulement. Pour pouvoir faire quelque chose, j'ai signé la tempérance. Sans ça j'ai trop d'amis ici et puis j'ai encore une amie qui m'aime bien et moi aussi. J'espère qu'il ne vous va pas trop mal par là-haut. A une autre fois. Bien le bonjour à Isaline, à Ferdinand ainsi qu'à toi. Votre frère Antoine. Ici ça me plaît, j'y resterais longtemps.
La fabrique - actuellement maison Pellaud
1929 La crise ! Le travail manque.

1933 Faillite de la Banque Pasche. Antoine Tornay perd tous ses biens. Il rachète aux enchères la fabrique et sa maison pour Fr. 17'000.—. Personne d’autre une mise.

1937 Il s’associe au couple Duvoisin de La Chaux-de-Fonds. Les employés de la fabrique en 1938

Tout devant à accroupis : Michel, Hilaire et Tony Tornay ainsi que Luc Terrettaz (dit Maté). Et, entre autres : Agnès Abbet, Marie-Augustine Terrettaz, Jeanne Terrettaz-Bruchez, Edith Pellaud-Tornay, Jeanne Comby, Anne Joris, Cécile Joris, Juliette Murisier, Gaby Farquet, Joris (?), AngèleMoulin (de la Cotze), Noélie Terrettaz-Délitroz, Paccolat (?), Joris (?), Rosa Berguerand, Théotiste Alter, Sylvie Abbet, Alice Moulin, Olga Hiroz, Joris (?), Alice Comby, Yvonne Abbet, Thérèse Joris, Blanche Hiroz, Alphonsine Pellaud. Tout derrière, on reconnaît notamment le couple Duvoisin derrière avec Antoine Tornay. On reconnaît Michel et Tony à genoux, devant.

1938 Divergences de vue, les Duvoisin s’en vont. 

1939 Antoine Tornay tombe malade. La fabrique est reprise par Friedinger qui reprend
Antoine et Joséphine Tornay
avec Hilaire, Edith et Michel vers 1940
le perçage de pierres avec une quarantaine d’ouvrières.

1944 La maladie s’aggrave et Antoine Tornay en meurt. 

1947 Départ de Friedinger. Tout le monde est licencié et la fabrique est à louer. 

1948 Ebauches Bettlach S.A. arrive à Vollèges avec un nouveau type de travail : le montage de balancier. Six dames partent pour Bettlach en mars, puis en août, huit autres s’en vont.

1952 L’entreprise A. Michel S.A. arrive à Vollèges. Les deux fabriques cohabitent pendant une année. Puis, la maison Michel SA reprend le perçage de la pierre fine.

1953 Ébauches B. S.A. construit sa nouvelle fabrique à l’autre bout du village.

1968 A la suite de problèmes de personnel, Ébauches S.A. quitte Vollèges. La maison A. Michel S.A. reprend la totalité des activités horlogères de Vollèges et construit sa cantine du personnel. Environ 50 personnes, dont 12 hommes travaillent à la fabrique.

1979 La montre électronique se développe, l’automatisation remplace progressivement le personnel. A. Michel S.A. se restructure et licencie tout le monde pour le mois de mars. En avril la fabrique avec tout son personnel et sa production est reprise par l’entreprise Technobal S.A. à Aigle.

1982 Fin mai : fermeture définitive de la fabrique d’horlogerie de Vollèges.

Tony en uniforme devant la fabrique à l'école de recrue vers 1945.

Daniel Tornay, mécanicien avec Louis Farquet (1929-2009)

Colette Tornay-Moulin,
comme de nombreuses autres employées,
a travaillé pour Ebauches S.A. à domicile.
Ici à la fin des années 60.


Pascal Tornay

samedi 9 janvier 2010

Guerres de religion, cela existe-t-il encore ?


A en croire la série d'émissions de M. Jean-Christophe VICTOR "Le dessous des cartes" diffusées sur ARTE au début des années 2000 et intitulée "Géopolitique et religions", il n'y aurait plus de conflits religieux dans le monde actuel. Pas de doute pourtant, les conflits religieux ont existé. Pour autant, il existe aujourd'hui un certain flou au sujet du mobile précis des conflits dits religieux. Voyons cela de plus près.

Voir le site "géopolitique" du "Monde diplomatique" qui se veut justement bien documenté avec des cartes synoptiques de premier plan.

"Est-ce mal, dites-moi, de proclamer bien haut, Qu’on n’juge pas les gens sur le teint de leur peau ? De souhaiter que noirs et blancs prient dans les même lieux, Quand chacun dans son cœur adore le même Dieu ?"
Gandhi, Luther King ou Jésus Christ, les Poppys, 1976

Prenons un exemple européen. Le conflit qui oppose soi-disant les protestants et les catholiques en Irlande du Nord est-il à proprement parler un conflit d'application d'une doctrine religieuse sur le plan social. Il faut bien avouer que non. Il s'agit bien plutôt d'un conflit identitaire et non pas principalement religieux, même si l'appartenance religieuse est mêlée. Le conflit touche ici bien plus le conflit identitaire et culturel d'un groupe minoritaire en lutte pour que la majorité respecte son droit d'existence.

Cela vaut aussi pour d'autres conflits entre hindouistes et musulmans au Pakistan, entre musulmans et chrétiens en Tchétchénie. Bref, si l'on en reste aux mobiles superficiels du conflit, on ne saisi pas vraiment les enjeux de l'affrontement. En-dessous, se situe presque toujours un conflit d'intérêt, un éclatement identitaire ou une déchirure sociale ou politique.

La religion au sens stricte du terme pose problème par exemple dans le nord-ouest du Nigéria où s'affronte les dirigeants musulmans (majoritaires dans cette région) qui souhaitent que soit intégralement appliquée la loi islamique (la charia) alors que une minorité chrétienne y partage l'existence. Ici, on peut parler un peu plus clairement d'un conflit dont la source est la pratique religieuse, et encore. L'islam touche à la fois à la religion et à la politique. Les deux sphères ne sont pas séparées comme elles le sont dans la plupart des régions chrétiennes du globe. C'est ainsi qu'avec l'islam, les conflits proprement religieux peuvent émerger, puisque cette religion a la prétention de souhaiter mettre en application ses principes dans la sphère politique. L'inculturation est donc le gros point faible de l'islam prosélyte.

Et ailleurs... L'Arabie saoudite soutiendrait-elle les foyers palestiniens ou tchétchènes si elle ne possédait pas des réserves de pétrole ? Les siks du Sri-Lanka seraient-il aussi virulents s'ils n'avait pas leur pouvoir à défendre sur le plan de la répartition des richesses intérieures ? On peut en douter. Je pourrais faire l'hypothèse que là où la religion a un certain pouvoir politique ou social ou encore des intérêts matériels à défendre, elle se fait belliqueuse. Les sociétés marquées par le christianisme ont beaucoup avancé sur ce terrain en séparant assez clairement selon les régions politique et religion. De ce fait, les conflits ayant trait directement à la pratique et à la doctrine se sont anéanti. La religion loin de ne plus jouer aucun rôle social, s'en tient à la société civile qu'elle forme et informe. Elle est alors créatrice, novatrice, dynamique et reliante (selon l'étymologie du mot "religion"). De conflits religieux, portant donc proporement sur des points de doctrine, y en a-t-il encore ?

Pascal Tornay

Vollèges à travers le XXè siècle !

A travers les photos, laissons notre regard flaner sur les espaces qui étaient hier et ne sont plus aujourd'hui... Nostalgie? Que non, le temps est pour l'homme et pas l'homme pour le temps !

Vue depuis le chemin de la "Platrayre" vers 1920
Médiathèque Valais, Sion



L'ouest de Vollèges vu depuis le Mont Brun en 1962
© Daniel Tornay



Le coeur de Vollèges en 1962
© Daniel Tornay



Vollèges au milieu des années 80
© Daniel Tornay



Le fameux cône de déjection du Merdenson,
où sont posés les villages de Cries, Vollèges et Etiez.
Milieu des années 2000
© Daniel Tornay

mercredi 16 décembre 2009

Epitaphe sur le "rien"

Parler de "rien" ? Trop tard, c'est déjà raté. Voilà un "rêve" de vieux fou : Parvenir à l'absolu par le biais des mots, fut-ce l'absolu rien... Que voilà un bel orgueil, une inutile futilité. "Vanité des vanités" aurait répliqué le Sage !

dimanche 13 décembre 2009

On a pas le choix ! Faut y aller !

C'est vrai ! Il y a derrière cette phrase une certaine abnégation, pour ne pas dire une résignation qui fleur bon le découragement. Si tant est qu'on y est pas déjà. Pour autant, l'expression a pignon sur rue ! On l'entend souvent au détour d'une conversation qui sent le point final. N'a-t-on vraiment pas le choix ? Je ne le crois pas, et si vous voulez savoir pourquoi, et surtout si vous avez cinq minutes à perdre gratuitement, cliquez plus bas!

P.S. : Un blog bien écrit, excellence : http://blog.vraiment.net : « ce qu’on croit, on le partage » J’aimerais bien savoir qui est derrière ce blog !

Voici un article connexe au mien sur la liberté dans la Bible. Cliquez ici >>>

On n’a choisi ni de naître, ni ses parents, ni l’apparence de son corps, ni même parfois la vie qui tourne comme on ne l’avait pas prévu ! Si l’on en reste à une définition de la liberté qui reste encore bien superficielle, très extérieure, cela peut être bien vrai. Certes, être libre, c’est d’abord et avant tout pouvoir discerner, trier, puis opter, choisir entre plusieurs alternatives qui s’offrent à nous.Et si la vie a fait ce choix pour nous ? Comment lorsque nous disons : « C’est comme ça, c’est la vie ! »

En tant qu’être humain, doué de raison et de conscience, doté d’une intériorité qui va pour certains (pour moi en tous cas) jusqu’à la culture d’une spiritualité (chrétienne), la conscience éclairée exerce sur nous un puissant appel à se laisser entraîner plus loin encore dans la liberté : la liberté intérieure que l’on exerce tous plus ou moins.

«Si c'est oui, dites «oui», si c'est non, dites «non», tout simplement ; ce que l'on dit en plus vient du Mauvais. »  Jésus Christ (Mt 5, 37 ).

"Que votre oui soit oui; c'est-à-dire d'abord qu'il soit sincère, qu'il soit l'expression vraie de vos sentiments et de vos résolutions."

Prenons un exemple. On dit souvent que l’on n’a pas le choix. N’est-ce pas pourtant une parole que l’on dit lorsque l’on s’est plus ou moins bien résigné à accepter telle ou telle situation ? N’a-t-on pas plutôt dans ce cas subi le réel ? Quelque chose a-t-il usurpé notre pleine capacité de choix et nous a fait esclave de nous-même ? Je le crois. Combien de personnes n’ont pas accepté leur corps ou une partie de celui-ci, leur famille, leur métier, leur femme ou leur mari, leur situation intellectuelle, leur position sociale, etc. Ces personnes n’ont pas pu, pas su exercer une liberté qui nous est pourtant laissée…

On le voit, au fond de soi, de chacun de nous, une liberté demande à être élargie, épanouie, par un exercice régulier difficile, mais ouvrant à la joie et au bonheur : se décider de choisir de choisir… C’est un degré moins bien connu de la liberté. Je m’explique. Dans le cas où, extérieurement, il semble que, apparemment, je n’aie pas d’alternatives possibles, j’ai tout de même à opérer un choix en moi-même, en
conscience, en d’autres termes en mon âme, c'est-à-dire le « lieu » où réside mon être profond (et pour les croyants, c’est le lieu où Dieu habite.)

« La liberté n’est pas une idée ou une théorie, c’est une expérience concrète de la puissance de la Vie en nous. »

Si par exemple, je n’aime pas la forme, la taille de mes jambes, il y a de fortes chances que je serais très malheureux, parce que je ne pourrais pas en changer. Pourtant, à l’intérieur de moi, réside la force de dire « oui » à ces jambes-là, de les accepter pleinement comme elles sont par un travail sur soi souvent long et difficile. (Pour les croyants, ce travail se fait en lien avec l’Esprit Saint, mais non seulement.) C’est ainsi que nous, êtres humains, nous pouvons, en dépit des apparences, faire des choix même dans les cas, où comme on dit : « On n’a pas le choix ! » En définitive, on a toujours le choix. Le choix de décider en notre âme et conscience d’accepter les choses telles qu’elles sont et de traverser les difficultés en étant, certes courageux, mais aussi inventif.

Une phrase connue dit ceci : « On tient beaucoup plus profondément à un être, une situation ou une chose que l’on a choisi. » C’est d’autant plus vrai dans le mariage, mais plus largement aussi. A tel ou tel propos, me suis-je vraiment dit : « oui » un jour ? Un oui intérieur qui soit en cohérence avec ce « oui » que j’ai dit par ma bouche. Allons regarder secrètement au fond de soi ! Si c’est l’incohérence qui jaillit soudain, il y a fort à croire que mon engagement soit branlant. En fait, dans de tels cas, il est probable que je n’ai jamais réellement choisi ! Le fait de croire profondément que nous n’avons pas le choix rend les êtres humains insatisfaits, malheureux et même déprimés.

« La liberté extérieure que nous atteindrons dépend du degré de liberté intérieure que nous aurons acquis. Si telle est la juste compréhension de la liberté, notre effort principal doit être consacré à accomplir un changement en nous-mêmes. » Mahatma Gandhi

Fondamentalement, nous sommes libres, mais la liberté est comme un muscle à entretenir. De nombreux témoignages de personnes emprisonnées se recoupent à ce sujet. Privées de leur liberté d’aller et venir où bon leur semble, ces personnes racontent comment elles ont creusé une liberté encore plus incroyable qu’auparavant en cherchant au fond d’eux-mêmes un espace d’infini sans cesse ouvert sur le monde qui existe à l’intérieur de nous et… pour les croyants sur l’immensité, la tendresse et la force du Seigneur Dieu.

Pascal Tornay

jeudi 3 décembre 2009

Les vollégeards d'autrefois... Les reconnaîtrez-vous ?

Voici quelques photos prises au début du siècle. Y sont illustrés les enfants de Vollèges. Quelques photos montrent des enfants et des jeunes de Bagnes. Mettez des noms sur ces visages. La grande majorité des gens sont morts... Il restent pourtant quelques témoins : Victor Terrettaz par exemple...Voici un premier cliché : à vous de jouer !

Classe de Vollèges avec Louis Puippe, instituteur vers 1929
De gauche à droite, derrière
Jules Terrettaz, Léonce Abbet (dit Cloutier), André Berguerand, Emile Moulin, Luc Moulin, Paul Berguerand, Victor Terrettaz, Ami Moulin, Georges Terrettaz.
Milieu
Denis Moulin (dit du Mulet), Cyrille Abbet, Raymond Sauthier, Fernand Moulin, Louis Puippe (instit.), Robert Terrettaz, Marc Moulin, Paul Moulin, Rémi Moulin.
Devant
Marc Terrettaz, Charles Moulin, Lucien Moulin (dit Lulu), Cyrille Berguerand, Joseph (dit Maté de Cries), Auguste Terrettaz, André Moulin, Luc Terrettaz, Marius Abbet, Angelin Pellaud.


Classe de Vens avec Eloi Bruchez, instituteur en 1918
De gauche à droite, derrière
Idan Vaudan-Terrettaz, Rosa Moulin, Henriette Puippe (Bruchez ?), Denis Délitroz, Candide Terrettaz et Eloi Bruchez, instituteur
Milieu
Angèle Terrettaz-Frossard, Esther Terrettaz-Pellaud, Charles Terrettaz, Paul Délitroz, Clément Moulin et Aloys Moulin.
Devant
Marguerite Biolaz-Blanc, Denise Biolaz, Thérèse Terrettaz-Vaudan, Gabriel Bruchez et Bernard Puippe.


Toujours avec le régent Louis Puippe vers 1934.
De gauche à droite, dernière rangée derrière
André Berguerand (18), Marcel Berguerand, Remi Moulin, Louis Payot (a), Clovis Terrettaz, Raymond Sauthier, Denis Moulin (dit de la Cotze), Marius Berguerand, Paul Berguerand (?), Luc Moulin d'Henri, le Régent Louis.
3ème rangée
Francis Moulin, Paul Moulin (22), Célina Terrettaz, Jeanne Murisier, Esther Moulin (b), Jules Terrettaz, Emile (ou Léonce?) Moulin (18), Rosa Terrettaz, Marguerite Abbet.
2ème rangée
Lucia Meizoz-Terrettaz, Georges Terrettaz, Noélie Terrettaz-Délitroz, Rosa Moulin (21), Denis Moulin, Gabriel Moulin (?), Odile Moulin, Pierrot Moulin, Marie-Thérèse Terrettaz-Moulin, Jeanne (24) et Marie-Thérèse Puippe (23).
Devant
Léonce Berguerand (frère de Marcel), Lucien Moulin (dit Lulu, 19), Yvonne Abbet (c), Angelin Pellaud, Victor Terrettaz, Auguste Terrettaz (19), Angèle Moulin, Alice Moulin, Ami Moulin, Marguerite Moulin-Berguerand.


Notes :
(a) Reconnaissable à sa cravatte qu'aucun vollégeard ne portait, aux dires de Marguerite Biolaz-Berguerand, d'Etiez, Louis Payot n'était pas originaire de Vollèges. Il était le fils d'une famille Lausannoise qui fréquentait régulièrement Martine de la Cotze. Pour d'autres, il est trop jeune pour figurer sur la photo.
(b) Selon certains, elle est trop âgée pour être sur cette photo.
(c) Perdue de vue à Vollèges vers 16 ans.

Avec ROBERT MOULIN, des vollégeards d'autrefois... On ne fait plus la classe à tant de gens aujourd'hui !
De gauche à droite, dernière rangée derrière
Gabriel Moulin, Willy Moulin, Luc Terrettaz (de Cries 23), Ferdinand Alter (24), Albert Monnet (23), Théotiste Abbet-Darbellay (24), Madeleine Moulin (22), le Régent Robert, Georgette Moulin (21), Rosa Abbet (a), Rosa Poletti-Alter (22) (b), Olga Hiroz, Alice Moulin (22), Marguerite Abbet (23), Marguerite Berguerand-Moulin (23).
2ème rangée
Denis Moulin (22), Marc Terrettaz, Marcel Bruchez (22), Léonce Berguerand, André Moulin (22), Pierrot Moulin (22), Inconnu, Jean Terrettaz (22), Francis Moulin (22), Marguerite Moulin (de la Cotze), Antoine Tornay (dit Tony, 23), Marius Abbet (dit du Cloutier, 22), Jean Delasoie (22), Clément Vaudan.
Devant
Juliette Besse-Monnet (24), Sophie Frossard (23), Elisa Terrettaz-Delasoie (25), Marguerite Berguerand-Biolaz (24), Valentine Monnet-Moulin (25), Marie-Thérèse (23) et Jeanne Puippe (24), Georges Puippe (c) (devant), Yvonne Abbet (dite du Cloutier), Léonce Moulin, Jeanne Zermatten-Moulin, Lydie Moulin-Terrettaz, Cécile Moulin, Edith Tornay, Annette Bruchez, Noélie Moulin, Annie et Yvonne Moulin.

Notes :
(a) Ou Julie Abbet, mariée au Jura.
(b) Assassinée dans les vignes dans les années 40.
(c) Ou alors est-ce Cécile ou Noélie ? 

Des jeunes filles de Vollèges, vers 1910. Elles ont 20 ans et descendent à Martigny se faire prendre en photo à l'atlier Dorsaz.
Derrière de g. à dr.
Esther Terrettaz-Berguerand (a), Louise Abbet (b), Joséphine Abbet (c), Marie Sauthier (d)
Devant de g. à dr.
Joséphine Berguerand-Taramarcaz (1888), Eugénie Moulin-Moulin (d'Etiez), Martine Sauthier-Pasche, Joséphine Moulin-Tornay (1889)


Notes :
(a) Mère de la fratrie André Berguerand (18)

(b) Mariée en France
(c) Mariée à Sembrancher
(d) Mariée à Martigny

Là, difficile à savoir QUI et donc QUAND et OÙ ?

Tout en haut la 2ème fille depuis la gauche, c'est ROSA MOULIN !

On reconnaît ici entre autres et en vrac : Rosa Berguerand, Rosa Moulin, Juliette Murisier, Lucia Meizoz, Odile Moulin, Anne Joris, Rosa Alter-Poletti, Angèle Moulin (de la Cotze), Olga Hiroz, Angèle Bruchez (de Vens), Georgette Moulin-Terrettaz, Jeanne Puippe-Mougeolle, Elvina Alter...

JOSEPH MOULIN figure sur cette photo. Le trouverez-vous ?

Derrière de g. à dr.
Augustine Abbet, Luc et Marthe Terrettaz, Robert et Sophie Moulin
Devant de g. à dr.
Marie-Augustine Terrettaz, Léonce Frossard, Jules Moulin et Léonie Abbet



Ici, il ne reste plus personne vivant encore !

de g. à dr., 1er rang devant
Joseph Moulin et Cyrille Sauthier
2è rang
Constantin Terrettaz, Louis Sauthier, Joseph Sauthier, Chs Moulin, François Alter, Alexis Hiroz, Gustave Moulin, Auguste Moulin, Emile Berguerand
3è rang
Joseph Sauthier, Antoine Terrettaz, Paul Sauthier, Marcel Murisier, Delez (violoniste), Joseph Murisier, Jean-Joseph Alter, François (Ferdinand) Alter, Denis Sauthier

Un groupe de jeunes gens de la Grande Ecole et Collèges de Bagnes. Mais qui sont-ils ?
Un groupe de couturières de Bagnes. De bien belles dames ! (photo prise entre 1912 et 1915)
Debout 4e depuis la gauche : Edwige Besse (1881-1966), institutrice
Debout 5e depuis la gauche : Stéphanie Besse (1884-1965), couturière
Assise 2e depuis la gauche : Marie Besse (1898-1980), institutrice
Assise 3e depuis la gauche : Noëlly Besse (1901-1944)
Assise 4e depuis la gauche : Augusta Besse (1894-1960), couturière

Pascal Tornay

dimanche 15 novembre 2009

Servir Dieu et les hommes !

Pour ceux qui, au loin, ne l'auraient pas su. Notre ami et prêtre, Paul Simon-Vermot ainsi que son confrère dans le sacerdoce Jean Fasola - prêtre parisien qui aime Vollèges et qui y vient depuis 30 ans - ont fêté leur 60ème anniversaire de prêtrise lors de la fête patronale de Saint Martin. Je retranscris ici, l'interview le chanoine Paul Simon-Vermot. m'a donnée. Elle a paru dans la Gazette de Martigny-Entremont No 20 du vendredi 6 novembre 2009.

Paul Simon-Vermot est né le 27 novembre 1924. Originaire du Locle (NE), il entre à l’Abbaye de Saint-Maurice en 1944 et y est ordonné prêtre le 2 avril 1949... Vous aurez fait le calcul : 60 années de vie religieuse, ça se fête ! Actuellement prêtre auxiliaire depuis 2005 dans les paroisses de Bagnes, Verbier et Vollèges, il est arrivé deux fois à Vollèges ! La première fois en 1956 comme vicaire et en 1990 comme curé. Petite rencontre rétrospective...

lundi 9 novembre 2009

A un ami, Edouard Burri !

A toi, notre ami Edouard, décédé à Genève le jour de la fête de Tous les Saints, je dédie ces quelques lignes. Durant 2 ans, tu as été notre chauffeur lors de nos expéditions estivales à vélo. En 2006, sur les routes escarpées de la Toscane et l'Ombrie, puis en 2007, bravant tous les problèmes techniques, sur les routes de Bavière et d'Autriche. Doux, serviable et méticuleux, tu as été une compagnie discrète et efficace et chacun de nous garde un souvenir lumineux de ta présence au sein de notre groupe de pèlerins-cyclistes.

Toi qui nous a accompagné sur les traces de notre foi chrétienne sur ces terres de pèlerinage. Tu as été sensible à notre désir de te prendre comme l'un de nous, malgré ta distance avec la foi. D'emblée, nous t'avons compté comme notre ami à part entière, et non pas simplement comme notre serviteur et notre chauffeur.

Je sais que tu as été étonné de voir des chrétiens chahuter et rire aux larmes. Tu pensais le christianisme austère... Tu te rappelles lorsque nous avons décidé, un soir, de rester manger à Magione, notre village étape d'un soir où nous étions pour que tu puisses boire de la bière avec nous! Tu avais été touché par cette petite attention!

Désormais, tu en sais infiniment plus que nous au sujet de notre Maître bien-aimé. Tu as un coeur droit. Ainsi, nous savons qu'Il t'a accueilli dans sa maison. Tu as terminé ta route et maintenant, tu touches au coeur tous ceux que tu as aimé. Penses et prie pour nous, nous pensons et prions pour toi.


Avec notre amitié et à la prochaine, Edouard !
Les pèlerins à vélo

Pascal Tornay

dimanche 18 octobre 2009

La messe, on s'y ennuie ! C'est un charabia auquel on ne comprend rien !

Comme ils sont nombreux les gens qui avouent doucement que le langage de l'Eglise leur est incompréhensible... Presque aussi incompréhensible que les explications des médecins... Comment s'impliquer et être en relation avec Dieu alors que tout ce qui se passe à nos yeux et ce qui entrent à nos oreilles ne dépassent pas la perception... La rencontre et la joie sont quasi impossibles ! Voilà c'est dit.

mardi 13 octobre 2009

Se marier ou pas, ça change quoi ?

Je veux parler ici du mariage chrétien, c'est-à-dire du sacrement du mariage. Que peut-il bien ajouter au contrat civil? Le mariage civil n’est-il donc pas assez « sérieux » pour en remettre une couche ?

Cette question est de plus en plus souvent soulevée dans les régions où la foi chrétienne n’est plus vécue, plus guère connue même. Pourquoi se rendre quand même à l’église lorsque la vie de foi ne dit plus rien ? Que cherchent les personnes qui sonnent à la cure et demandent le mariage ?

1. Hyperliens WEB au sujet du mariage chrétien
2. Article sur les problématiques pastorales actuelles
3. L’accompagnement des jeunes couples en vue du mariage sacramentel.

Je me souviens d’un prêtre qui me contait cette anecdote. Cela se passe en France voisine. Un couple sonne à la cure et demande au prêtre de célébrer leur mariage. Tout heureux, le prêtre les fait entrer, s’asseoir, leur propose un verre à boire et leur lance : « Ah, quelle joie de voir que vous voulez unir vos vies devant Jésus Christ ! » Tout ébahis, les fiancés demandent alors au prêtre qui peut bien être ce « Jésus Christ » qui devrait être présent lors de leur célébration. Le prêtre comprend immédiatement le degré d’ignorance des fiancés et leur montre une croix. Il leur demande s’ils en ont déjà vues. Les fiancés de plus en plus déconcertés répondent que oui. Soudain l’homme s’exclame alors tout fier : « Ah oui, je sais. Bien sûr, c’est le mec qui est dessus ! »

dimanche 27 septembre 2009

Le paradoxe infini !

Maurice Bellet est un homme qui pourrait porter le titre d’ « Ancien », c’est-à-dire de prêtre dans la Bible, car il est pétri de sagesse et d'humanité. En réalité, prêtre, il l'est bel et bien, mais pas seulement. Voici un homme qui a traversé le 20ème siècle avec diverses sortes de « lunettes » sur son nez... J’admire cette capacité d’user de la pensée interdisciplinaire. Maurice Bellet est né en 1923 près de Paris. Philosophe et écrivain intarissable, il a écrit une quarantaine d'essais et de romans. Par la double voie d’études en théologie et en philosophie ainsi que par le biais de ses activités dans le domaine de l’écoute et de la psychanalyse, il a en main de formidables outils pour saisir le monde actuel en de majestueuses étincelles.

dimanche 30 août 2009

Pourquoi lire le journal tous les jours ?

Pourquoi donc la lecture quotidienne du journal est-elle pour beaucoup un incontournable ? N’y a-t-il pas un certain conformisme voire une part de voyeurisme à être si souvent mêlé aux tristes « affaires » de ce monde ? Est-ce vraiment nécessaire d’être sans cesse informé sur « ce qui se passe » pour « tenir le coup » en société ? Qu’est-ce qui nous intéresse tant ? Le fait de savoir ce qui s’est passé nous fait-il être plus conscient de la gravité de certains événements ou nous fait-il devenir des militants plus actifs des valeurs morales et humaines qui font de l'homme cet animal si digne ? Ou encore, cela suscite-t-il ce fameux militantisme passif à la sauce hypocrite ? Comment gérer une telle masse d’information, sans attraper mal au ventre ?

Un essai de réponse...
Voir aussi ce joli site réalisé dans le cadre de travaux du Centre Paris Lecture avec les écoles de la Ville de Paris

mardi 25 août 2009

Le stéréotype : l'art de l'implicite

Stéréotype du Français
Ah ma foi ! C'est la vie ! Combien de fois n'ai-je pas entendu cette expression en conclusion d'une conversation !

Que peut bien contenir une expression si « bateau » dirais-je, puisqu’elle ne signifie rien en elle-même ? Que veulent bien dire ces expressions si équivoques, elles qui s’immiscent dans les silences et les vides sémantiques des conversations ? Sont-elles porteuses d’un message ? Je le crois… Encore faut-il pouvoir regarder un visage prononcer ces termes pour en voir poindre les germes ? Le non-verbal, et plus généralement le contexte direct, semble crucial pour décoder les stéréotypes…

Stéréotype de l'Allemand